Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2405566

jeudi 5 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2405566
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'attribution d'un logement d'urgence après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué (la décision de la commission de médiation) malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de ces textes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2023, Mme A B demande au tribunal d'enjoindre à la préfète Val-de-Marne de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et capacités.

Elle soutient que par une décision en date du 14 mars 2024 la commission de médiation du Val-de-Marne l'a reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part 'aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. D'autre part aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 6 mai 2024 par le greffier en chef et dont l'accusé de réception postal a été signé le 11 mai 2024 est revenu au tribunal le 6 juin 2024 avec la mention " pli avisé non réclamé ", Mme B n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, produit l'acte attaqué et n'a pas justifié de l'impossibilité de le produire. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Melun, le 5 septembre 2024.

La première vice-présidente,

S. GHALEH-MARZBAN

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,