Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2407054

jeudi 5 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2407054
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait que l’État lui attribue un logement adapté à ses besoins sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a constaté qu’il avait déjà statué sur cette demande par une ordonnance du 30 août 2023, rendant la nouvelle requête manifestement irrecevable. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a donc rejeté la requête sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juin 2024, M. A B demande au tribunal d'ordonner à l'Etat de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités en application du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Vu :

- l'ordonnance n°2303583 du tribunal administratif de Melun en date du 30 août 2023 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné Mme C, première vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à cet article.

Considérant ce qui suit :

1. Il résulte des termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative que : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance: /() ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(). ".

2. Par un jugement en date du 30 août 2023, antérieur à la présente requête, le tribunal a déjà ordonné à la préfète du Val-de-Marne d'assurer le logement de M. B en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Par suite, la requête de M. B est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Melun, le 5 septembre 2024.

La première vice-présidente,

S. GHALEH-MARBAN

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2407054