Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2407183
samedi 17 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2407183 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 juin 2024, M. A B, représenté par Me Diarra, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d''enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer dans le cadre d'un rendez-vous pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour sur la base de sa vie privée et familiale et de lui délivrer un récépissé en attendant l'examen de son dossier, à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application de l'article L 911- 2 du code de justice administrative ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que, de nationalité algérienne, il est entré en France le 16 octobre 2018 sans visa, qu'il a épousé le 26 novembre 2022 une ressortissante française, qu'il a souhaité déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour en préfecture du Val-de-Marne, et qu'il n'arrive pas à avoir un rendez-vous depuis le mois de décembre 2023, que la condition d'urgence car il est maintenu en situation irrégulière et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé étant convoqué le 22 juillet 2024 pour le dépôt de son dossier.
Par un mémoire en réplique enregistré le 28 juin 2024, M. A B, représenté par Me Diarra, prend acte de la convocation délivrée par la préfète du Val-de-Marne et maintient ses conclusions sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né le 25 novembre 1978 à Boghni (wilaya de Tizi-Ouzou), entré en France selon ses dires le 16 octobre 2018, a épousé le 26 novembre 2022 en mairie de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) une ressortissante française. Le 7 décembre 2023, il a présenté en préfecture du Val-de-Marne une demande de rendez-vous en vue de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Il n'a reçu aucune réponse malgré plusieurs relances du service, restées sans suite. Il demande donc au juge des référés, par sa requête enregistrée le 13 juin 2024, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour le dépôt de sa demande de certificat de résidence algérien. Postérieurement à sa requête, soit le 27 juin 2024, la préfète du Val-de-Marne a indiqué qu'elle avait convoqué l'intéressé pour le lundi 22 juillet 2024 à 11 heures.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a convoqué M. B le 22 juillet 2024 pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. L'intéressé ne soutenant pas, près d'un mois plus tard, que ce rendez-vous n'a pas été honoré ni qu'un récépissé de demande de titre de séjour ne lui a pas été délivré à cette occasion, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Sur les frais de justice :
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme à verser à M. B en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : Les conclusions de la requête de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,