Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2407967
vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2407967 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 juin 2024 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a affecté sa fille, pour sa seconde, au titre de l'année 2024/2025, au lycée polyvalent François Mansart de Saint-Maur-des-Fossés ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil de procéder au réexamen de la situation de sa fille.
Il soutient que :
- sa fille a rencontré des difficultés au cours de l'année en raison de changements familiaux, difficultés qu'elle est en train de surmonter ;
- elle n'a pas obtenu les affectations plus proches de chez elle ou du domicile de ses grands-parents, l'affectation au lycée François Mansart de Saint-Maur-des-Fossés lui imposant presque une heure de trajet.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2024, la rectrice de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Mullié,
- les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 24 juin 2024, la rectrice de l'académie de Créteil a affecté Amandine, fille du requérant, en classe de seconde pour la rentrée scolaire 2024 au sein du lycée François Mansart de Saint-Maur-des-Fossés. Par la présente requête, le requérant, qui souhaite que sa fille soit affectée dans un lycée plus proche de son domicile ou de celui de ses grands-parents, demande l'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article D. 211-11 du code de l'éducation : " Les collèges et les lycées accueillent les élèves résidant dans leur zone de desserte. / Le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, détermine pour chaque rentrée scolaire l'effectif maximum d'élèves pouvant être accueillis dans chaque établissement en fonction des installations et des moyens dont il dispose. / Dans la limite des places restant disponibles après l'inscription des élèves résidant dans la zone normale de desserte d'un établissement, des élèves ne résidant pas dans cette zone peuvent y être inscrits sur l'autorisation du directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, dont relève cet établissement. / Lorsque les demandes de dérogation excèdent les possibilités d'accueil, l'ordre de priorité de celles-ci est arrêté par le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, conformément aux procédures d'affectation en vigueur. / () ".
3. Le requérant soutient que sa fille doit être affectée dans un lycée plus proche de chez elle ou du domicile de ses grands-parents. Il ressort des pièces du dossier qu'Amandine a obtenu 7682,491 points au titre du barème, alors que le dernier admis dans le lycée Marcelin Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés a obtenu 8501,299 points, que le dernier admis dans le lycée d'Arsonval de Saint-Maur-des-Fossés a obtenu 7683,243 points et que le dernier admis dans le lycée Hector Berlioz de Vincennes a obtenu 8472,324 points. En outre, est sans influence sur la légalité de la décision attaquée la circonstance qu'Amandine a rencontré des difficultés au cours de l'année en raison de changements familiaux, difficultés qu'elle est en train de surmonter et que son lycée d'affectation lui impose un trajet de presque une heure. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
4. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 juin 2024 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a affecté sa fille, pour sa seconde, au titre de l'année 2024/2025, au lycée polyvalent François Mansart de Saint-Maur-des-Fossés. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie de la présente décision sera adressée à la rectrice de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 28 août 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Senichault de Izaguirre, première conseillère,
M. Collen-Renaux, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 août 2024.
La présidente rapporteure,
N. MULLIE
L'assesseure la plus ancienne,
J. SENICHAULT DE IZAGUIRRELa greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,