Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408290
samedi 17 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408290 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Hug, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de l'Haÿ-les-Roses) de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de délivrance d'un certificat de résidence d'algérien d'un an portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) la somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que, de nationalité algérienne, il est entré en France en décembre 2012, qu'il a souhaité déposer une demande de certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 1°) de l'accord franco-algérien, qu'il a adressé un dossier complet de demande de rendez-vous le
2 juin 2023, qu'elle n'a eu aucune nouvelle depuis cette date, malgré plusieurs relances du service, restées sans réponse, que la condition d'urgence car il a droit à un certificat de résidence et encourt un risque d'éloignement et que la mesure sollicitée est utile et ne fait obstacle à aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de L'Haÿ-les-Roses) conclut au non-lieu à statuer, l'intéressé étant convoqué le 3 octobre 2024 pour le dépôt de son dossier.
Par un mémoire en réplique enregistré le 28 juillet 2024, M. A, représenté par
Me Hug, indique se désister de ses conclusions en injonction présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative mais maintenir celles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 4 janvier 1978 à Bejaïa, est entré en France le 23 décembre 2012 muni d'un visa de court séjour délivré par les autorités consulaires françaises à Alger. Le 2 juin 2023, il a déposé en préfecture du Val-de-Marne (sous-préfecture de l'Haÿ-les-Roses) une demande de rendez-vous en vue de déposer une demande de certificat de résidence algérien sur le fondement du 1°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du
27 décembre 1968. Il n'a reçu aucune réponse malgré plusieurs relances du service, restées sans suite. Il demande donc au juge des référés, par sa requête enregistrée le 7 juillet 2024, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour le dépôt de sa demande de certificat de résidence. Postérieurement à sa requête, soit le 26 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne
(sous-préfecture de l'Haÿ-les-Roses) a indiqué qu'elle avait convoqué l'intéressé pour le jeudi
3 octobre 2024 à 10 heures.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Par son mémoire en réplique enregistré le 28 juillet 2024, M. A a indiqué se désister des conclusions en injonction de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
Sur les frais de justice :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 2 000 euros à verser à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à M. A de son désistement des conclusions en injonction de sa requête présentées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 2 000 euros à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,