mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409017 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | TOURNAN SOPHIE |
Vu la procédure suivante :
Par une lettre du 22 décembre 2023, Madame D A, représentée par Me Tournan, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande d'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 12 octobre 2023.
Elle indique que la préfète du Val-de-Marne n'a pas exécuté cette ordonnance et sollicite qu'une astreinte soit fixée pour assurer son exécution.
La demande initiale de Madame A a été communiquée le 11 janvier 2024 à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a présenté aucune observation.
Un rappel de cette demande d'exécution a été communiqué le 21 mars 2024 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a fait l'objet d'aucune réponse.
Par une ordonnance du 4 juillet 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 12 octobre 2023.
Le 24 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'une autorisation provisoire de séjour avait été délivrée le 12 février 2024 à Madame A, valable jusqu'au 11 août 2024 ainsi qu'un document comptable relatif au versement des frais irrépétibles à la requérante, assorti des intérêts de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n° 2309329) du 12 octobre 2023 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Après avoir, au cours de l'audience du 27 août 2024, tenue en présence de Madame Darnal, greffière d'audience, présenté son rapport, en l'absence de la requérante et de la préfète du Val-de-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Par une note en délibéré enregistrée le 23 septembre 2024, Me Tournan, représentant Madame A, a informé le tribunal que son autorisation provisoire de séjour avait été renouvelée le 12 août 2024 pour trois mois.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 12 octobre 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d'une part, suspendu l'exécution des décisions du 11 août 2023 par lesquelles la préfète du Val-de-Marne avait prononcé l'expulsion de Madame Madame D A épouse C du territoire français et avait fixé la République populaire de Chine comme pays de son éloignement, d'autre part, enjoint à la préfète du Val-de-Marne de délivrer sans délai à Madame D A épouse C une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travail valable jusqu'au jugement à intervenir sur la requête en annulation présentée le 25 août 2023, et enfin mis à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 200 euros à Madame A épouse C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La préfète du Val-de-Marne n'ayant exécuté cette ordonnance dans aucune de ses dispositions, par une demande du 22 décembre 2023, Madame A a saisi le présent tribunal d'une demande d'exécution de cette ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'a formulé aucune observation tout au long de la procédure. Une phase juridictionnelle a été ouverte le 4 juillet 2024. Le 24 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne a communiqué au tribunal un extrait du fichier national des étrangers indiquant qu'une autorisation provisoire de séjour avait été délivrée le 12 février 2024 à Madame A, valable jusqu'au 11 août 2024, ainsi qu'un document comptable relatif au versement des frais irrépétibles à la requérante, assorti des intérêts de retard. Cette autorisation provisoire de séjour a été renouvelée le 12 août 2024 pour trois mois.
2. Aux termes de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a délivré, le 12 février 2024 à Madame A une autorisation provisoire de séjour valable six mois, qui a été renouvelée pour trois mois supplémentaires, jusqu'au 11 novembre 2024, et lui a versé les frais mis à sa charge par l'ordonnance du 12 octobre 2023. La préfète du Val-de-Marne doit donc être considérée comme ayant exécuté, même si c'est avec quatre mois de retard, cette ordonnance.
4. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande présentée par Madame A et tendant à son exécution.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la demande d'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 12 octobre 2023 présentée par Madame A sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame D A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés, La greffière,
B : M. Aymard B : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière
N°2409017
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026