Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2409023
mercredi 25 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409023 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une lettre du 16 janvier 2024, M. B C, représenté par Me Gafsia, a saisi le tribunal administratif de Melun d'une demande tendant à obtenir l'exécution de l'ordonnance du juge des référés du 11 décembre 2023 et la mise à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique que la préfète du Val-de-Marne n'a pas exécuté cette ordonnance dans les délais impartis.
La demande initiale de M. C a été communiquée le 7 février 2024 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a présenté aucune observation.
Le 14 mars 2024, M. B C, représenté par Me Gafsia, a demandé qu'une astreinte de 500 euros par jour de retard soit mise à la charge de la préfète du Val-de-Marne pour l'exécution de l'ordonnance du 11 décembre 2023.
Des rappels en vue de l'exécution de l'ordonnance du 11 décembre 2023 ont été transmis à la préfète du Val-de-Marne les 21 mars et 18 avril 2024.
Le 11 avril puis le 16 mai 2024, M. B C, représenté par Me Gafsia, a demandé à nouveau qu'une astreinte de 500 euros par jour de retard soit mise à la charge de la préfète du Val-de-Marne pour l'exécution de l'ordonnance du 11 décembre 2023.
Par une ordonnance du 17 juillet 2024, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d'exécution de l'ordonnance du 11 décembre 2023.
Le 26 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, a communiqué au tribunal sa décision du 12 juin 2024 portant accord à la demande de regroupement familial présentée par M. C.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n° 2311677) du 11 décembre 2023 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Après avoir, au cours de l'audience du 27 août 2024, tenue en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Aymard a présenté son rapport, en l'absence du requérant et de la préfète du Val-de-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Une note en délibéré enregistrée le 4 septembre 2024 pour M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Par une ordonnance du 11 décembre 2023, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé pendant six mois par la préfète du Val-de-Marne sur la demande de regroupement familial déposée le 20 décembre 2022 par M. B C au bénéfice de sa conjointe et de sa fille mineure et a enjoint à cette autorité de statuer à nouveau, après nouvelle instruction, sur cette demande dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'ayant pas exécuté cette ordonnance dans les délais impartis, par une lettre du 16 janvier 2024, son conseil a saisi le présent tribunal d'une demande d'exécution de cette ordonnance. La préfète du Val-de-Marne n'a formulé aucune observation. Une phase juridictionnelle a été ouverte le 17 juillet 2024. Le 26 juillet 2024, le tribunal a été informé qu'elle avait donné son accord sur la demande présentée par M. C le 12 juin 2024.
Sur les demandes présentées sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative
2. Aux termes d'une part de 1'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
3. Ainsi qu'il l'a été dit au point 1, la préfète du Val-de-Marne a donné son accord, par une décision du 12 juin 2024, à la demande de regroupement familial présentée par M. C au profit de son épouse et de sa fille. Elle doit être réputée avoir exécuté les termes de l'ordonnance du 11 décembre 2023, même si c'est avec cinq mois de retard. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande présentée par M. C sur le fondement de l'article L 911-4 du code de justice administrative.
Sur les frais du litige
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) une somme de 1 500 euros à verser à M. C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la demande présentée par M. C sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : L'Etat (préfète du Val-de-Marne) versera une somme de 1 500 euros à M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés, La greffière,
M. Aymard A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2409023
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