Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2409498
lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2409498 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2024, M. B A, représenté par Me Roze, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de délibération par laquelle le jury du baccalauréat général session 2024 l'a ajourné, de la décision qui aurait été prise par l'enseignant d'éducation physique et sportive de ne pas lui accorder son contrôle continu et de la décision qui aurait été prise par le recteur de le dispenser d'épreuves d'éducation physique et sportive ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Créteil et au service interacadémique des examens et concours, dans un délai de 10 jours à compter de la notification de l'ordonnance à
intervenir, à titre principal, de tenir compte de sa note obtenue en éducation physique et sportive et de convoquer un jury régulièrement composé pour délibérer et lui attribuer son baccalauréat et, à titre subsidiaire, de lui proposer des épreuves adaptées, après avis médical et avis de la commission académique d'harmonisation et de proposition des notes, de le convoquer à ces épreuves et de convoquer un jury régulièrement composé pour délibérer sur l'obtention de son baccalauréat ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 30 juillet 2024 sous le n° 2409494 par laquelle M. A demande l'annulation des décisions attaquées.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Le Broussois pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. / () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. A l'appui de sa requête en référé, M. A fait valoir qu'il doit justifier de l'obtention du baccalauréat afin de pouvoir suivre la formation en école de commerce à laquelle il est inscrit pour l'année 2024-2025 et dont les cours débutent le 16 septembre 2024. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que son recours au fond contre les décisions attaquées est inscrit au rôle d'une audience du 28 août 2024. Eu égard à cette circonstance, l'existence d'une situation d'urgence ne peut en l'espèce être regardée comme établie.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la présente requête en l'ensemble de ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Melun, le 5 août 2024.
Le juge des référés
Signé : N. Le Broussois
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,