Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410183
lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2410183 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 août 2024, M. A B, représenté par Me Rochiccioli, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité professionnelle dans un délai de quarante-huit heures à compter du prononcé de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 août 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par la SELARL Actis Avocats, conclut au non-lieu à statuer ou, subsidiairement, au rejet de la requête.
Par une mémoire en réplique, enregistré le 28 août 2024, M. B maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
-la requête n° 2410177 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
-les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.
Au cours de cette audience, tenue le 29 août 2024 à 10h00 en présence de Mme Aumond, greffière d'audience, ont été entendus :
-le rapport de M. Zanella ;
-les observations de Me El Assaad, agissant pour la SELARL Actis Avocats, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui a conclu au non-lieu à statuer sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et a déclaré s'en remettre à la sagesse du tribunal concernant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. M. B, qui, dans le dernier état de ses écritures, résultant de son mémoire en réplique enregistré le 28 août 2024, se borne à maintenir ses conclusions relatives aux frais liés au litige après avoir pris acte de sa convocation à un rendez-vous en préfecture fixé le 5 septembre de 2024 en vue de la remise de son nouveau titre de séjour, doit être regardé comme s'étant ainsi désisté des conclusions qu'il a présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
2. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, eu égard à l'objet des conclusions initialement présentées par le requérant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, conclusions qui, formellement, ne tendaient pas à la suspension de l'exécution d'une décision administrative mais à la prescription d'une mesure d'injonction, de mettre une somme à la charge de l'État au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er :Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Article 2 :Les conclusions de la requête de M. B sont rejetées pour le surplus.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 2 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLALa greffière,
Signé : G. AUMOND
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,