Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2410868

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2410868
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de Mme C B tendant à obtenir le traitement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction était devenue sans objet. En effet, la préfète du Val-de-Marne a justifié avoir délivré une attestation valable jusqu'au 16 décembre 2024 et être en attente de pièces complémentaires. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2024, Mme E C B épouse A, représenté par Me Hervet, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter dans les plus brefs délais sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 septembre 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.

La préfète du Val-de-Marne fait valoir que le dossier de la requérante est en attente de pièces complémentaires et qu'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 16 décembre 2024 lui a été délivrée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne établit avoir délivré une attestation de prolongation d'instruction à Mme C B, valable jusqu'au 16 décembre 2024 et fait valoir être en attente de pièces complémentaires pour achever l'instruction de la demande de renouvellement du titre de séjour de l'intéressée. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme C B doivent être regardées comme étant devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros à Mme C B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme C B.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Mme C B D. A au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E C B épouse A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise à la préfète du Val-de-Marne.

Fait à Melun, le 17 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé : C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,