Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2411930
vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2411930 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Chambre Reconduite à la frontière 12 |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, M. A B, retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne l'a maintenu en rétention le temps de l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne, sans délai et sous astreinte, de lui délivrer une attestation de demande d'asile jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile et de lui fournir les droits prévus par la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013, un lieu susceptible de l'accueillir ainsi qu'une allocation journalière.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu tel qu'il est garanti par les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ainsi que le principe du contradictoire ;
- elle méconnaît le droit au recours effectif devant la Cour nationale du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa demande d'asile n'est pas dilatoire.
La requête a été communiquée à la préfète de l'Essonne, représentée par le cabinet Actis avocats, qui n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces, enregistrées les 30 septembre, 12 et 16 octobre 2024.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a produit des pièces, enregistrées les 14 et 16 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente du tribunal a désigné M. Bourgau en application des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, magistrat désigné ;
- les observations de Me Mirgodin, représentant M. B, présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens, à l'exception de celui tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige, qu'elle déclare expressément abandonner ;
- les observations de M. B, qui répond aux questions du tribunal ;
- et les observations de la préfète de l'Essonne, représentée par Me El Assaad.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant gabonais né le 22 septembre 1998 à Libreville (Gabon), déclare être entré en France en 2017. Par un arrêté du 31 août 2023, le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par un arrêté du 18 septembre 2024, la préfète de l'Essonne l'a placé en rétention administrative pour une durée de quatre jours à compter du 21 septembre suivant, la durée de la rétention ayant été prolongée de vingt-six jours à compter du 25 septembre 2024 par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 26 septembre 2024. Par un arrêté du 24 septembre 2024, dont le requérant demande l'annulation, la préfète de l'Essonne l'a maintenu en rétention durant l'examen par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de sa demande d'asile, présentée postérieurement à son placement en rétention.
2. En premier lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle du requérant, notamment les risques encourus par le requérant en cas de retour dans son pays d'origine dès lors que ce dernier n'a fait état d'aucun risque ou menace grave en cas de retour au Gabon lors de son audition par les services de police, mentionne, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement pour mettre utilement M. B en mesure d'en discuter les motifs et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ".
4. Le droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. S'agissant plus particulièrement d'une décision de maintien d'un étranger en rétention administrative pendant le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'OFPRA et, en cas de décision de rejet de celle-ci, dans l'attente de son départ, ce principe n'implique toutefois pas que l'administration mette l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur une telle décision dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou sur la perspective de l'éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
5. Il ressort des pièces du dossier que lors de son audition par les services de police le 22 août 2023, avant l'édiction de l'arrêté du 31 août 2023 par lequel le préfet de l'Essonne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée de trois ans, le requérant a été entendu sur l'irrégularité de son séjour en France et la perspective de son éloignement. De plus, il ne ressort des pièces du dossier ni que le requérant aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il aurait été empêché de s'exprimer avant que ne soit pris l'arrêté litigieux. Enfin, il n'est ni établi ni même allégué que M. B aurait disposé d'autres informations pertinentes à cet égard qui auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de la décision contestée, étant par ailleurs relevé que l'OFPRA a rejeté sa demande d'asile présentée en rétention pour irrecevabilité. Dans ces conditions, la seule circonstance que le requérant n'aurait pas été de nouveau entendu, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué le maintenant en rétention le temps nécessaire à l'examen de sa demande d'asile, ne permet ni de regarder l'intéressé comme ayant été privé du droit d'être entendu ni de considérer que le principe du contradictoire aurait été méconnu. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 754-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du doit d'asile : " La demande d'asile présentée en application du présent chapitre est examinée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides selon la procédure accélérée, conformément au 3° de l'article L. 531-24. ". Aux termes de l'article L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / () 3° Le demandeur est assigné à résidence ou placé en rétention en application de l'article L. 523-1 ou maintenu en rétention en application de l'article L. 754-3. ". Aux termes de l'article L. 542-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 () ".
7. La circonstance qu'en application des dispositions précitées, la demande d'asile présentée en rétention est examinée par l'OFPRA en procédure accélérée et qu'en pareil cas, le recours exercé devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) à l'encontre de la décision de l'OFPRA, lorsque ce dernier rejette la demande d'asile présentée devant lui, ne présente pas un caractère suspensif, est sans incidence sur la légalité de la décision de maintien en rétention durant l'examen de la demande d'asile par l'OFPRA et ne porte pas en elle-même atteinte au droit au recours des demandeurs d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit à un recours effectif doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis au demandeur d'asile un document d'information sur la procédure de demande d'asile, sur ses droits et sur les obligations qu'il doit respecter au cours de la procédure, et sur les conséquences que pourrait avoir le non-respect de ses obligations ou le refus de coopérer avec les autorités. Ce document précise en outre les moyens dont le demandeur d'asile dispose pour l'aider à introduire sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. / () ". Aux termes de l'article L. 744-6 du même code : " A son arrivée au centre de rétention, l'étranger reçoit notification des droits qu'il est susceptible d'exercer en matière de demande d'asile. / A cette fin, il peut bénéficier d'une assistance juridique et linguistique. Lui sont notamment indiquées les conditions de recevabilité d'une demande d'asile formée en rétention prévues à l'article L. 754-1. ". Aux termes de l'article R. 754-2 de ce code : " L'étranger placé ou maintenu en rétention administrative qui souhaite demander l'asile est informé, sans délai, de la procédure de demande d'asile, de ses droits et de ses obligations au cours de cette procédure, des conséquences que pourrait avoir le non-respect de ces obligations ou le refus de coopérer avec les autorités et des moyens dont il dispose pour l'aider à présenter sa demande. / Cette information lui est communiquée dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend. ".
9. Il résulte des dispositions précitées que le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article R. 521-16, qui ne s'applique pas aux demandes d'asile présentées en rétention, ces dernières étant régies par les articles L. 744-6 et R. 754-2. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que M. B a signé sans réserve le 21 septembre 2024 un document faisant état de la notification de ses droits en rétention et lui indiquant notamment qu'il dispose d'un délai de cinq jours à compter de la présente notification pour demander l'asile et qu'il peut bénéficier d'une assistance juridique et linguistique, conformément à l'article L. 744-6. Et M. B a déposé une demande d'asile dans les formes prescrites, de sorte qu'il doit être regardé comme ayant reçu les informations relatives aux droits et obligations du demandeur d'asile placé en rétention. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
10. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ. / () ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative ne peut ordonner le maintien en rétention administrative d'un ressortissant étranger ayant présenté une demande d'asile durant cette rétention que si elle estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement préalablement prise à son encontre. La circonstance qu'un étranger présente une demande d'asile postérieurement à son placement en rétention administrative ne saurait, à elle seule et sans une appréciation au cas par cas, permettre de présumer que cette demande n'a été introduite qu'en vue de faire échec à son éloignement.
11. Pour considérer que la demande d'asile du requérant présentait un caractère dilatoire, la préfète de l'Essonne s'est fondée sur la circonstance que le requérant, entré en France en 2017 et y séjournant irrégulièrement depuis, n'a présenté aucune demande d'asile avant son placement en rétention.
12. M. B produit, à l'appui de sa requête, la décision du 29 juin 2018 par laquelle l'OFPRA lui a reconnu la qualité de réfugié, en vertu de laquelle il s'est vu en conséquence délivrer un titre de séjour de plein droit d'une durée de 10 ans. Le requérant indique à l'audience avoir perdu son titre de séjour en 2022 et avoir alors fait une déclaration de perte en mairie sans pour autant avoir engagé à ce jour de démarche en vue de la délivrance d'un nouveau titre. Toutefois, lors de son audition par les services de police le 22 août 2023, M. B a déclaré n'avoir jamais demandé l'asile en France depuis son arrivée en 2017, avoir été titulaire d'un titre de séjour d'un an portant la mention " étudiant " et avoir entrepris des démarches en vue de l'obtention d'un titre de séjour, sans aucune précision quant à la date de ces démarches et à la nature du titre de séjour qu'il aurait sollicité. M. B n'est ainsi pas fondé à soutenir que l'autorité administrative aurait, compte tenu des informations qu'il lui a communiquées, entaché sa décision d'erreur d'appréciation en considérant qu'il n'avait effectué aucune démarche en vue de solliciter l'asile depuis son arrivée en France. De plus, il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a manifesté sa volonté de demander l'asile que le dernier jour de sa période initiale de rétention, le 24 septembre 2024, qu'il n'a saisi l'OFPRA d'une demande d'asile que le 25 septembre suivant, dernier jour du délai de cinq jours dont il avait pourtant été informé dès le 21 septembre lors de la notification de ses droits en rétention et qu'il n'a fait état d'aucune crainte en cas de retour dans son pays d'origine, déclarant même lors de son audition accepter d'y retourner pour y passer des vacances. En outre, dès lors que M. B s'est déjà vu reconnaître la qualité de réfugié sans qu'il ne ressorte des pièces du dossier que cette dernière lui aurait été ultérieurement retirée par l'OFPRA, la demande, présentée en rétention, tendant à ce que lui soit de nouveau reconnue la même qualité présente nécessairement un caractère dilatoire. Enfin, M. B se prévaut à l'audience d'une décision du 14 mai 2024 par laquelle la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Paris lui a reconnu un taux de handicap compris entre 50% et 79%, lui a octroyé le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés et lui a reconnu la qualité de travailleur handicapé. Toutefois, d'une part, il n'a fait aucune mention, lors de son audition par les services de police le 22 août 2023, de sa demande présentée à la MDPH trois semaines auparavant, le 2 août et, d'autre part, il n'apporte aucune précision sur la nature de son handicap, susceptible de justifier de l'altération de ses facultés mentales et, partant, de la tardiveté de sa demande d'asile ainsi que des contradictions de ses déclarations, de sorte que ces éléments sont sans incidence sur l'appréciation portée par l'autorité administrative sur le caractère dilatoire de sa demande d'asile présentée en rétention. Le requérant se prévaut également de son état de santé, soutenant souffrir de schizophrénie. Toutefois, alors qu'il a déclaré lors de son audition par les services de police ne souffrir d'aucun problème de santé, il ne produit au soutien de ses allégations qu'une unique ordonnance d'un médecin généraliste du centre hospitalier Sud francilien du 16 septembre 2024, établie pour une durée d'un mois, lui prescrivant du xeplion, antipsychotique qui peut être utilisé dans le traitement d'entretien d'une schizophrénie stabilisée par un autre médicament ou dans le traitement d'une schizophrénie non stabilisée en cas de symptômes modérés, et du valium, anxiolytique pouvant être utilisé pour le traitement de l'anxiété. Ce faisant, il n'établit pas davantage une altération de son état de santé de nature à justifier de la tardiveté de sa demande d'asile et des contradictions de ses déclarations. Enfin, son élection de domicile depuis le 23 mai 2023 auprès d'une association agréée est sans incidence sur l'appréciation du caractère dilatoire de sa demande d'asile. Dans ces conditions, la préfète de l'Essonne n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées au point 10 en se fondant sur l'absence de démarches antérieures pour considérer que la demande d'asile de M. B présentée en rétention avait pour unique objectif de faire échec à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet et présentait ainsi un caractère dilatoire. Par suite le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de l'Essonne.
Lu en audience publique le 18 octobre 2024.
Le magistrat,
T. BOURGAULa greffière,
C. MAHIEU
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2411930