LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2515755

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2515755

lundi 15 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2515755
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
PublicationD
Avocat requérantMOULOUADE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A... d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 6 janvier 2025 à l’encontre du préfet du Val-de-Marne. Cette astreinte visait à contraindre le préfet à convoquer l’intéressé pour le dépôt de sa demande de changement de statut de résident. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement exécuté l’injonction en remettant un récépissé le 3 juin 2025, puis un certificat de résidence valable jusqu’en 2029. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a liquidé l’astreinte provisoire à la somme de 11 800 euros, couvrant la période d’inexécution du 21 janvier au 2 juin 2025, et a mis cette somme à la charge de l’État.

Texte intégral

Le juge des référésVu la procédure suivante :
Par une lettre de son conseil, Me Moulouade, en date du 24 février 2025, complétée le 20 mai 2025, M. B... A... a demandé au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de fixer la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par la décision du 6 janvier 2025 à la somme de 11 800 euros à la date du 24 février 2025 à parfaire au jour du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat (préfet du Val-de-Marne) au paiement de la somme de la somme de 11 800 euros au titre de la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par la décision du 6 janvier 2025, à parfaire au jour du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat (préfet du Val-de-Marne) la somme de 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative dans le délai d’un mois à compter de la décision à intervenir.
Il indique que cette ordonnance n’a pas été exécutée puisqu’aucune convocation ne lui a été délivrée.

Le 18 juillet 2025, le préfet du Val-de-Marne a informé le tribunal qu’un récépissé avait été remis à M. A... le 3 juin 2025 valable six mois dans l’attente de la délivrance d’un certificat de résidence algérien de dix ans valable du 1er juillet 2019 au 30 juin 2029.

Par une mémoire en réplique enregistré le 22 juillet 2025, complété le 12 septembre 2025, M. A... a demandé au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de fixer la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par décision du 6 janvier 2025 à la somme de 12 800 euros à la date du 28 mai 2025 à parfaire au jour du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat (préfet du Val-de-Marne) au paiement de la somme de la somme de 12 800 euros au titre de la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par la décision du 6 janvier 2025, à parfaire au jour du jugement à intervenir ;

Par une ordonnance du 24 octobre 2025, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d’exécution de l’ordonnance du 6 janvier 2025.

Le 12 novembre 2025, le préfet du Val-de-Marne a indiqué au tribunal que « la demande de changement de statut de l’intéressé a bien été prise en compte, la référence 1 000 correspond à la mention « retraité ou pensionné hors de France » et la référence 1 600 correspond au renouvellement de plein droit d’un certificat de résidence qui concerne donc les personnes résidant en France (statut demandé par l’intéressé). Ce certificat lui a été délivré le 29/07/25 et est valable jusqu’au 30/06/2029. Dans l’attente de l’édition d’une nouvelle carte portant le statut sollicité, l’intéressé avait été mis en possession d’un récépissé portant le statut demandé (1 600) dès le 03/06/25. »

Vu les autres pièces du dossier
Vu :
- l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Melun (requête n° 2413857) du 6 janvier 2025,
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Après avoir, au cours de l’audience du 28 novembre 2025, tenue en présence de Mme Dusautois, greffière d’audience, présenté son rapport en l’absence du requérant et du préfet du Val-de-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.

Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance du 12 novembre 2024, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a, d’une part, enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer M. A..., ressortissant algérien né le 1er mai 1946 à Larba Nath Irathen (wilaya de Tizi-Ouzou), dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour passé ce délai de quinze jours, aux fins du dépôt de sa demande de changement de statut, le préfet s’assurant de la réception effective par l’intéressé de cette nouvelle convocation, et, d’autre part, mis à la charge de l’Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme de 800 euros à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une lettre de son conseil du 24 février 2025, M. A... a informé le tribunal que cette ordonnance n’avait pas été exécutée et a demandé la liquidation de l’astreinte prononcée le 6 janvier 2025. Le 18 juillet 2025, le préfet du Val-de-Marne a indiqué au tribunal qu’un récépissé de demande de titre de séjour, valable six mois, avait été remis à l’intéressé le 3 juin 2025 ainsi que, le 12 novembre 2025, un certificat de résidence algérien de quatre ans valable jusqu’au 30 juin 2029.

Sur la liquidation de l’astreinte :
Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif ». Aux termes de l’article L. 911-7 dudit code : « En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l’astreinte qu’elle avait prononcée. / Sauf s’il est établi que l’inexécution de la décision provient d’un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l’astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l’astreinte provisoire, même en cas d’inexécution constatée ».
Aux termes par ailleurs de l'article L. 911-8 du code de justice administrative : « La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. Cette part est affectée au budget de l'Etat ». Lorsqu'une astreinte est prononcée à l'encontre de l'Etat, la juridiction ne fait pas usage de cette faculté et attribue l'intégralité de la somme au requérant.
En l’espèce, il ressort des pièces du dossier que l’ordonnance du 6 janvier 2025 a été notifiée au préfet du Val-de-Marne le 7 janvier 2025. Celui-ci avait donc jusqu’au 22 janvier 2025 pour remettre un récépissé à M. A.... Or, cette remise n’est intervenue que le 3 juin 2025, soit avec 131 jours de retard.
Par suite, il convient de procéder à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée le 5 janvier 2025 de la somme de 13 100 euros, le préfet du Val-de-Marne ne faisant valoir aucun élément ni aucun motif susceptible de justifier qu’il ne soit pas procédé à cette liquidation, tenant en particulier à la difficulté de traitement de la demande de l’intéressé.
Sur les frais du litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat (préfet du Val-de-Marne) une somme de 800 euros à verser à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L’Etat (préfet du Val-de-Marne) est condamné à verser à M. A... la somme de 13 100 euros (treize mille cent euros) au titre de la liquidation définitive de l’astreinte prononcée par l’ordonnance du 6 janvier 2025.

Article 2 : L’Etat (préfet du Val-de-Marne) versera une somme de 800 euros à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne et au ministère public près la Cour des Comptes.

Le juge des référés,
La greffière,


C... : M. Aymard
C... : O. Dusautois

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions