Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative pour assurer l'exécution d'une ordonnance du 4 février 2025 enjoignant au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de certificat de résidence. La requérante a informé le tribunal, le 30 octobre 2025, qu'un certificat de résidence algérien portant la mention "salariée" lui avait été remis, valable jusqu'au 22 septembre 2026. En conséquence, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, celle-ci étant devenue sans objet.
Texte intégral
Le juge des référésVu la procédure suivante :
Par une lettre de son conseil, Me Brame, en date du 20 février 2025, Mme A... B... a demandé au tribunal, sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, d’assurer l’exécution de l’ordonnance du juge des référés du présent tribunal du 4 février 2025.
Elle indique que cette ordonnance n’a pas été exécutée puisqu’aucune convocation ne lui a été délivrée.
La demande d’exécution a été communiquée le 9 avril 2025 au préfet du Val-de-Marne qui n’a présenté aucune observation.
Par une ordonnance du 24 octobre 2025, a été ouverte la phase juridictionnelle de la demande d’exécution de l’ordonnance du 4 février 2025.
Le 30 octobre 2025, le tribunal a été informé par le conseil de la requérante qu’il lui avait été remis un certificat de résidence algérien portant la mention « salariée » valable jusqu’au 22 septembre 2026.
Vu les autres pièces du dossier
Vu :
- l’ordonnance du juge des référés du présent tribunal (requête n° 2500114) du 4 février 2025 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
L’affaire a été radiée du rôle de l’audience du 28 novembre 2025.
Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance du 4 février 2025, le juge des référés du présent tribunal, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a, d’une part, enjoint au préfet du Val-de-Marne de fixer un rendez-vous à Mme B..., ressortissante algérienne née le 11 février 1991 à Akbou, pour le dépôt de sa demande de délivrance d’un certificat de résidence fondée sur les stipulations précitées de l’article 7 f) de l’accord franco-algérien ou sur tout autre fondement dont la requérante souhaiterait se prévaloir, dans le délai de cinq jours à compter de la notification de l’ordonnance et, d’autre part, a mis à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser au requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une lettre du 20 février 2025, le conseil de Mme B... a demandé au tribunal d’assurer l’exécution de cette ordonnance. Le 30 octobre 2025, il a informé le tribunal qu’il lui avait été remis un certificat de résidence algérien portant la mention « salariée » valable jusqu’au 22 septembre 2026.
Aux termes de 1’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d’un jugement ou d’un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d’appel qui a rendu la décision d’en assurer l’exécution. / (…) Si le jugement ou l’arrêt dont l’exécution est demandée n’a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte (...) ».
Comme il l’a été dit au point 1, le conseil de la requérante a informé le tribunal qu’il lui avait été remis un certificat de résidence algérien portant la mention « salariée » valable jusqu’au 22 septembre 2026. Par suite, il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’exécution de l’ordonnance du 15 janvier 2025 présentée par Mme B....
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B... présentées sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera communiquée au préfet du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. Aymard
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,