mercredi 11 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2202102 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 15 mars 2022, Mme B A demande au tribunal l'exécution du jugement n°1500304 rendu le 25 août 2017 par lequel le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur sa demande tendant à l'octroi de l'avantage spécifique d'ancienneté à raison de la satisfaction de cette demande.
Par une lettre du 14 avril 2022, la présidente du tribunal administratif d'Amiens a informé Mme A du classement administratif de sa demande d'exécution.
Par une lettre, enregistrée le 11 mai 2022, Mme A demande au tribunal l'ouverture d'une procédure juridictionnelle sur le fondement de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Elle soutient que le jugement rendu le 25 août 2017 n'a pas été exécuté.
Par une ordonnance du 24 juin 2022, la présidente du tribunal administratif d'Amiens a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°1500304 rendu le 25 août 2017.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Aux termes de l'article R. 921-6 du même code : " Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, ou lorsque le demandeur le sollicite dans le mois qui suit la notification du classement décidé en vertu du dernier alinéa de l'article précédent et, en tout état de cause, à l'expiration d'un délai de six mois à compter de sa saisine, le président () du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle () ". Enfin, aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Il résulte de l'instruction que la demande présentée par Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-4 précité tend à obtenir l'exécution du jugement n°1500304 du 25 août 2017 par lequel le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur sa demande tendant à l'octroi de l'avantage spécifique d'ancienneté à raison de la satisfaction de cette demande. Ce jugement n'appelant aucune mesure d'exécution et l'éventuel litige relatif au paiement effectif des sommes dues après l'octroi de cet avantage étant distinct, il s'ensuit que la demande de Mme A tendant à ce que soient prescrites de telles mesures sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative est manifestement irrecevable et doit, comme telle, être rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Amiens, le 11 octobre 2023.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2603588
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Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
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