LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2403128

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2403128

mardi 1 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2403128
TypeDécision
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantGUIDET ET ASSOCIE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu imposées à M. et Mme C pour l'année 2017. La juridiction a jugé que l'administration fiscale n'avait pas prouvé la réception par les contribuables d'une demande de renseignements du 13 janvier 2020, envoyée par lettre simple, ni le respect du délai de réponse de trente jours prévu à l'article L. 11 du livre des procédures fiscales. Cette irrégularité a privé les requérants d'une garantie substantielle, justifiant la décharge des impositions. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros aux époux C au titre des frais d'instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 30 juillet et 17 et 27 décembre 2024, dont le dernier n'a pas été communiqué, M. B C et Mme A C, représentés par la SELARL Guidet et associés, demandent au tribunal :

1°) la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2017 ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais d'instance.

M. et Mme C soutiennent que l'administration n'apporte pas la preuve de la réception de la demande de renseignements en date du 13 janvier 2020 qui leur a été adressée, ni du respect du délai de trente jours prévu par les dispositions de l'article 11 du livre des procédures fiscales pour répondre à une telle demande.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 15 octobre et 24 décembre 2024, la directrice départementale des finances publiques de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que le moyen soulevé par les requérants n'est pas fondé.

Par ordonnance du 16 décembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 3 janvier 2025.

Les requérants ont été invités, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des pièces en vue de compléter l'instruction.

Les requérants ont produit des pièces, enregistrées le 14 janvier 2024 et communiquées à l'administration fiscale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sako, conseillère,

- et les conclusions de M. Menet, rapporteur public.

Une note en délibéré, présentée par les époux C, a été enregistrée le 27 février 2025.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C et Mme A C ont, à la suite d'un contrôle sur pièces portant sur leur déclaration de revenus au titre de l'année 2017, été assujettis à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de cette même année, dont ils demandent au tribunal de prononcer la décharge.

Sur les conclusions à fin de décharge :

1. Aux termes de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales : " L'administration des impôts contrôle les déclarations ainsi que les actes utilisés pour l'établissement des impôts, droits, taxes et redevances. () / A cette fin, elle peut demander aux contribuables tous renseignements, justifications ou éclaircissements relatifs aux déclarations souscrites ou aux actes déposés ". L'article L. 11 du même texte dispose que : " A moins qu'un délai ne soit prévu par le présent livre, le délai accordé aux contribuables pour répondre aux demandes de renseignements, de justifications ou d'éclaircissements et, d'une manière générale, à toute notification émanant d'un agent de l'administration des impôts est fixé à trente jours à compter de la réception de cette notification ". Dans le cas d'une demande d'information adressée sur le fondement de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales, il y a lieu, pour déterminer si la méconnaissance du délai de trente jours prévu à l'article L. 11 du même livre, qui est décompté du jour de notification de la demande, constitue une irrégularité viciant la procédure d'imposition, de rechercher si cette irrégularité est susceptible d'avoir eu un effet sur la proposition de rectification.

2. Il résulte de l'instruction que le service a envoyé à M. et Mme C une demande d'information en date du 13 janvier 2020, sur le fondement de l'article L. 10 du livre des procédures fiscales, les invitant à produire divers justificatifs, relatifs notamment à la plus-value ou moins-value réalisée à la suite d'une cession de valeur mobilière d'un montant de 148 563 euros, ainsi qu'à des réductions et crédits d'impôt en lien avec des dons et l'emploi d'un salarié à domicile. L'administration, qui n'est pas en mesure de justifier de la réception de cette demande, adressée aux époux C par lettre simple, ne peut dès lors démontrer le respect du délai de trente jours prévu par les dispositions citées au point précédent. La proposition de rectification en date du 25 août 2020 étant fondée sur l'absence de réponse à la demande de renseignements du 13 janvier 2020 pour trois des chefs de rectification, les requérants sont fondés à soutenir qu'ils ont été privés de la garantie substantielle prévue par les dispositions précitées de l'article L. 11 du livre des procédures fiscales, et à demander, pour ce motif, la décharge de l'imposition litigieuse..

Sur les frais d'instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par les époux C.

D E C I D E :

Article 1er : Les époux C sont déchargés des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles ils ont été assujettis au titre de l'année 2017.

Article 2 : L'État versera aux époux C la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Mme A C et à la directrice départementale des finances publiques de la Somme.

Délibéré après l'audience du 27 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

M. Le Gars, conseiller,

Mme Sako, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er avril 2025.

La rapporteure,

Signé

B. Sako

Le président,

Signé

B. Boutou

La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504243

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de son placement en congé de longue maladie et de son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les avis défavorables des conseils médicaux, qui n'avaient pas constaté le caractère invalidant et de gravité confirmée requis par les articles L. 822-6 et suivants du code général de la fonction publique. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la motivation et à la procédure.

08/04/2026

TA35Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506604

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête d'un maître de conférences demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de télétravail à temps complet pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'université, était entachée d'une erreur de droit car elle méconnaissait l'obligation d'aménagement pesant sur l'employeur public envers un agent reconnu travailleur handicapé, au sens de l'article L. 5213-6 du code du travail et de l'article 20 quater de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision implicite de rejet.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301439

La décision concerne un litige portant sur le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un établissement commercial exploité par la SAS Oléa Exploitation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de la société, qui contestait la méthode de pondération des surfaces utilisée par l'administration fiscale pour déterminer l'assiette de l'impôt. Le tribunal a jugé que les coefficients de réduction appliqués, fondés notamment sur le critère d'accessibilité à la clientèle, étaient conformes aux dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III.

08/04/2026

TA35Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302143

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.

08/04/2026

← Retour aux décisions