Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2211228

mardi 31 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2211228
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSandrine RUDEAUX

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Gilead Sciences d’une demande en restitution de TVA d’un montant de 2 721 575 euros, relative à des remises versées en 2019 et 2020. L’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total en cours d’instance. Faute pour la société requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 31 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juillet 2022, la société Gilead Sciences, représentée par Me Irigoyen, demande au tribunal :

1°) de lui accorder la restitution, à hauteur d'un montant total de 2 721 575 euros en droits, de la taxe sur la valeur ajoutée afférente à une partie des remises " produits " et " ATU/Post-ATU " versées en 2019 et 2020 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le remboursement des dépens, ainsi que le versement d'une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2023, la directrice chargée de la direction des grandes entreprises conclut au non-lieu à statuer compte tenu du dégrèvement total prononcé par décision du même jour.

Par une lettre du 3 octobre 2024, la société Gilead Sciences a été invitée, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. Par une lettre du 3 octobre 2024, le mandataire de la société Gilead Sciences a été invité, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à produire soit un mémoire, soit une lettre confirmant expressément le maintien de ses conclusions, soit une lettre de désistement pur et simple, dans un délai d'un mois. Ce courrier indiquait que la société requérante serait réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête en l'absence de confirmation de sa part dans le délai qui lui était ainsi imparti. Or en dépit de cette invitation, dont son destinataire a pris connaissance par l'application Télérecours le 4 octobre 2024 à 17h15, ni la société requérante ni son mandataire n'ont confirmé le maintien de la requête dans ce délai. Par suite, la société Gilead Sciences est réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Gilead Sciences.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Gilead Sciences et à la directrice chargée de la direction des grandes entreprises.

Fait à Montreuil, le 31 décembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

E. Toutain

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.