Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2309379

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2309379
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHAKIKI

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 2 mai 2023 refusant la délivrance d'un agrément de dirigeant d'une société de sécurité privée à M. B. En cours d'instance, le CNAPS a délivré le titre sollicité le 27 juillet 2023, valable cinq ans. Le tribunal constate que la décision de refus a été implicitement rapportée, rendant le recours sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et rejette les conclusions de M. B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n°2306349 du 31 juillet 2023, la présidente du tribunal administratif de Melun a transmis au tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête présentée par M. A B.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Melun le 20 juin 2023, M. B, représenté par Me Hakiki, avocat, demande au tribunal administratif :

1°) d'annuler la décision du directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) en date du 2 mai 2023 portant refus de délivrance d'un agrément dirigeant d'une société de sécurité privée ;

2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS de lui délivrer l'agrément sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de condamner le CNAPS à lui payer la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 décembre 2024, le préfet, directeur du CNAPS, conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. B.

Il fait valoir que, le 27 juillet 2023, le titre sollicité, valable 5 ans du 27/07/2023 au 27/07/2028, a été délivré à M. B.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 27 juillet 2023, le titre sollicité, d'une validité de 5 ans, autorisant son titulaire à diriger une entreprise de surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou de gardiennage, de transport de fonds, de protection physique de personnes, a été délivré à M. B. Dans ces conditions, la décision de refus en litige doit être regardée comme ayant implicitement mais nécessairement été rapportée en cours d'instance et le recours de M. B est ainsi devenu sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur le recours de M. B.

Article 2 : Les conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au directeur du D national des activités privées de sécurité.

Fait à Montreuil, le 16 décembre 2024.

Le président de la 6ème chambre,

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M. C

La république mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.