Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2312559
jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2312559 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrée les 11 septembre et 21 novembre 2023, M. A C demande au tribunal l'annulation de la décision en date du 12 juillet qui, sur recours administratif préalable obligatoire, a confirmé l'existence d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 15 135, 44 euros afférent à la période comprise entre le 1er décembre 2011 et le 31 décembre 2013.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ". Aux termes de l'article R. 772-6 du même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles ".
2. Aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active ". aux termes de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux.() ".
3. La décision attaquée confirme l'existence d'un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 15 135, 44 euros afférent à la période comprise entre le 1er décembre 2011 et le 31 décembre 2013 à la charge de M. C au motif d'une omission de déclaration trimestrielle de ressources, M. C ayant été, pour la période litigieuse, associé d'une société (SARL) qui employait des salariés depuis décembre 2011, ce qu'il ne conteste pas sérieusement lorsqu'il soutient qu'il n'était plus gérant de la société depuis 2011 et n'était plus qu'associé minoritaire n'ayant " plus son mot à dire ". Si M. C se prévaut également de la chose jugée par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Nanterre qui, saisi d'une première contrainte émise par la caisse d'allocations familiales le 24 juillet 2017 pour la récupération d'un indu d'allocation de logement familiale d'un montant de 6 232, 67 euros, a annulé cette contrainte en tant qu'elle portait sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2023 au motif qu'elle reposait sur une motivation erronée, la contrainte faisant état d'un indu né de la reprise d'une activité salariée par le requérant, alors qu'il résultait des écritures de la caisse d'allocations familiales que le motif réel de l'indu était l'absence de déclaration de salariés, ainsi qu'il vient d'être rappelé, ce tribunal a censuré la contrainte pour un vice de forme. Le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait intervenue en méconnaissance de l'autorité de la chose jugée qui s'attache au jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale de Nanterre du 31 décembre 2020 doit donc être écarté comme inopérant.
4. La requête de M. B n'est donc étayée que par des moyens inopérants ou assortis de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien. Il y a lieu, par suite, de la rejeter sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : la présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Copie sera adressée pour information au département et à la caisse d'allocations familiales des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 19 septembre 2024.
La vice-présidente,
Signé
Hélène Lepetit-Collin
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2602529
01/09/2026
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501984
01/09/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601676
01/09/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601683
01/09/2026