Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2313895
lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2313895 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | Pole Social (JU) |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 octobre 2023, et des pièces complémentaires, enregistrées le 13 mars et 22 mars 2024, Mme A C née B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 juillet 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, a refusé, sur recours administratif préalable, de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) comportant la mention " stationnement pour personnes handicapées " ;
2°) d'annuler la décision du 3 juillet 2023 en tant que le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, lui ayant accordé la CMI comportant la mention " priorité " lui a refusé la CMI portant la mention " invalidité " ;
3°) d'annuler la décision du 3 juillet 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, a confirmé, sur recours administratif préalable, son refus de lui allouer l'allocation aux adultes handicapées (AAH) ;
4°) d'annuler la décision du 3 juillet 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, a confirmé, sur recours administratif préalable, son refus de lui allouer une prestation de compensation du handicap (PCH) ;
5°) d'enjoindre au département des Hauts-de-Seine de lui octroyer la CMI mention " stationnement " et " invalidité ", l'AAH et la PCH.
Elle soutient que :
- eu égard à son état de santé, elle remplit les conditions d'attribution de la carte mobilité inclusion comportant la mention " stationnement pour personnes handicapées " et " invalidité " ;
- son état de santé, l'empêchant de travailler, justifie qu'il lui soit alloué l'AAH et la PCH.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2024, le département des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le juge administratif n'est pas compétent pour connaitre des décisions relatives à l'AAH et à la PCH ;
- il n'est pas non plus compétent pour statuer sur le refus de CMI portant les mentions " invalidité " ;
- s'agissant de la CMI portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ", le département s'en remet à la sagesse du tribunal.
Par un courrier du 10 juillet 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de Mme C demandant l'annulation des décisions du 3 juillet 2023 par lesquelles le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a confirmé ses refus de lui allouer l'AAH et la PCH, dès lors que seul le juge judiciaire est compétent pour connaître des litiges relatifs à ces prestations en application du 3° du I de l'article L. 241-6 du code de la sécurité sociale.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a désigné Mme Monteagle, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative ;
- la décision par laquelle la rapporteure publique a été, sur sa proposition, dispensée de prononcer des conclusions à l'audience ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le décret n° 2015-233 du 27 février 2015 ;
- l'arrêté du 3 janvier 2017 relatif aux modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement individuel, prévues aux articles R. 241-12-1 et R. 241-20-1 du code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Monteagle, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique.
A l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Après que le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a refusé, de faire droit à sa demande de carte mobilité inclusion (CMI) comportant la mention " stationnement pour personnes handicapées " et " invalidité " et a refusé de lui allouer l'AAH et la PCH, Mme C a formé un recours administratif préalable tendant à contester toutes ces décisions. Par trois décisions du 3 juillet 2023, dont la requérante demande l'annulation, ses recours s'agissant de l'AAH, de la PCH et de la CMI relative au stationnement ont été rejetés. Par ailleurs, le département des Hauts-de-Seine lui a délivré ce même jour la CMI portant la mention " priorité ". Mme C demande également l'annulation de cette décision en tant qu'elle ne fait pas droit à sa demande d'une CMI mention " invalidité ".
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne les décisions relatives à l'AAH et à la PCH :
2. Aux termes du 1er alinéa de l'article L. 821-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant sur le territoire métropolitain () et dont l'incapacité permanente est au moins égale à un pourcentage fixé par décret perçoit, dans les conditions prévues au présent titre, une allocation aux adultes handicapés ". Aux termes de l'article L. 821-5 de ce même code, inséré dans le titre du code intitulé " Allocation aux adultes handicapés " : " Les différends auxquels peut donner lieu l'application du présent titre et qui ne relèvent pas d'un autre contentieux sont réglés suivant les dispositions régissant le contentieux de la sécurité sociale ". Aux termes de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles : " Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 prises à l'égard d'un enfant ou un adolescent handicapé, ainsi que celles relevant des () 3° () du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire. () ". Aux termes de l'article L. 241-6 du même code : " I. - La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : / () 3° Apprécier : / a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution (), pour l'adulte, de l'allocation prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale () ; / b) Si les besoins de compensation de () l'adulte handicapé justifient l'attribution de la prestation de compensation dans les conditions prévues à l'article L. 245-1 ; / c) Si la capacité de travail de la personne handicapée justifie l'attribution du complément de ressources mentionné à l'article L. 821-1-1 du code de la sécurité sociale ; () ". Aux termes de l'article L. 241-9 du même code : " Les décisions relevant () des 2°, 3° et 5° du I de l'article L. 241-6 peuvent faire l'objet de recours devant la juridiction du contentieux technique de la sécurité sociale () Les décisions relevant des 1° et 2° du I du même article, prises à l'égard d'un adulte handicapé dans le domaine de la rééducation professionnelle, du travail adapté ou protégé, et du 4° du I dudit article peuvent faire l'objet d'un recours devant la juridiction administrative ".
3. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que les litiges relatifs à l'allocation aux adultes handicapés prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, au complément de ressources à cette allocation mentionnée à l'article L. 821-1-1 du même code et à la prestation de compensation du handicap visée à l'article L. 245-1 du code de l'action sociale et des familles relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. Ils ne ressortissent donc pas de la compétence de la juridiction administrative. Par suite, les conclusions d'annulation de Mme C relatives aux décisions du 3 juillet 2023 par lesquelles le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a confirmé son refus de lui octroyer l'AAH et la PCH doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, par application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même des conclusions présentées à fin d'injonction visant à ce que lui soient allouées ces prestations.
4. D'autre part, aux termes de l'article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits et aux questions préjudicielles : " Lorsqu'une juridiction de l'ordre judiciaire ou de l'ordre administratif décline la compétence de l'ordre de juridiction auquel elle appartient au motif que le litige ne ressortit pas à cet ordre, elle renvoie les parties à saisir la juridiction compétente de l'autre ordre de juridiction. Toutefois, lorsque la juridiction est saisie d'un contentieux relatif à l'admission à l'aide sociale tel que défini par le code de l'action sociale et des familles ou par le code de la sécurité sociale, elle transmet le dossier de la procédure, sans préjuger de la recevabilité de la demande, à la juridiction de l'autre ordre de juridiction qu'elle estime compétente par une ordonnance qui n'est susceptible d'aucun recours () ". Aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : 1° Des litiges relevant du contentieux général de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale ; () ". Aux termes de l'article D. 211-10-3 de ce code : " Le siège et le ressort des tribunaux judiciaires compétents pour connaître des litiges mentionnés à l'article L. 211-16 sont fixés conformément au tableau VIII-III annexé au présent code. ". Enfin, l'article R. 142-10 du code de la sécurité sociale prévoit, en ce qui concerne la procédure applicable aux litiges mentionnés à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire précité, que : " Lorsqu'il n'en est pas disposé autrement par une disposition spéciale, le tribunal judiciaire territorialement compétent est celui dans le ressort duquel demeure le demandeur. () ".
5. Le litige portant sur l'admission à l'aide sociale de Mme C, il appartient au tribunal de transmettre le dossier de la procédure au pôle social du tribunal judiciaire compétent, compte tenu du lieu de résidence de l'intéressée. Toutefois, Mme C, qui réside à Bagneux (Hauts-de-Seine) établit, par les pièces qu'elle produit, avoir déjà saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre du refus qui lui a été opposé de lui allouer l'AAH et la PCH. Il n'y a donc pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de renvoyer l'affaire au pôle social du tribunal judiciaire compétent, qui doit être regardé comme étant déjà saisi du litige.
En ce qui concerne la CMI portant la mention " invalidité ":
6. D'une part, aux termes de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles précise, à son I, que la carte mobilité inclusion peut porter une ou plusieurs des mentions suivantes : " invalidité ", " priorité " et " stationnement pour personnes handicapées ", et, aux termes de son V bis, que : " Les décisions prises par le président du conseil départemental sur le fondement du présent article peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge judiciaire lorsque la demande concerne la mention " invalidité " ou " priorité " de la carte. / Les décisions prises par le président du conseil départemental sur le fondement du présent article peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge administratif lorsque la demande concerne la mention " stationnement " de la carte ".
7. Il résulte des dispositions citées ci-dessus qu'il n'appartient qu'à la juridiction judiciaire de connaître du recours de Mme C relatif à la CMI portant la mention " invalidité ".
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation de Mme C relatives à la décision par laquelle le département des Hauts-de-Seine lui a refusé l'attribution de la CMI portant la mention " invalidité " doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente en application du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
9. D'autre part, en application des dispositions citées au point 4 et eu égard au lieu de résidence de Mme C sur la commune de Bagneux dans les Hauts-de-Seine, il y a lieu de transmettre au pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre la demande de Mme C visée au point 8.
En ce qui concerne la CMI portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ":
10. Aux termes de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles : " I.-La carte " mobilité inclusion " destinée aux personnes physiques est délivrée par le président du conseil départemental au vu de l'appréciation, sur le fondement du 3° du I de l'article L. 241-6, de la commission mentionnée à l'article L. 146-9. Elle peut porter une ou plusieurs des mentions prévues aux 1° à 3° du présent I, à titre définitif ou pour une durée déterminée () 3° La mention " stationnement pour personnes handicapées " est attribuée à toute personne atteinte d'un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu'elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements () ". Aux termes du IV de l'article R. 241-12-1 du même code : " Pour l'attribution de la mention " stationnement pour personnes handicapées ", un arrêté des ministres chargés des personnes handicapées, des personnes âgées et des anciens combattants définit les modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement individuel, en tenant compte notamment de la limitation du périmètre de marche de la personne ou de la nécessité pour celle-ci de recourir systématiquement à certaines aides techniques ou à une aide humaine lors de tous ses déplacements à l'extérieur ".
11. Aux termes du point 1 de l'annexe à l'arrêté du 3 janvier 2017 visé ci-dessus : " La capacité et l'autonomie de déplacement à pied s'apprécient à partir de l'activité relative aux déplacements à l'extérieur. Une réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied correspond à une difficulté grave dans la réalisation de cette activité et peut se retrouver chez des personnes présentant notamment un handicap lié à des déficiences motrices ou viscérales (exemple : insuffisance cardiaque ou respiratoire). Ce critère est rempli dans les situations suivantes : - la personne a un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ; ou - la personne a systématiquement recours à l'une des aides suivantes pour ses déplacements extérieurs : - une aide humaine ; - une prothèse de membre inférieur ; - une canne ou tous autres appareillages manipulés à l'aide d'un ou des deux membres supérieurs (exemple : déambulateur) ; - un véhicule pour personnes handicapées : une personne qui doit utiliser systématiquement un fauteuil roulant pour ses déplacements extérieurs remplit les conditions d'attribution de la carte de stationnement pour personnes handicapées, y compris lorsqu'elle manœuvre seule et sans difficulté le fauteuil ; ou - la personne a recours, lors de tous ses déplacements extérieurs, à une oxygénothérapie ".
12. Selon ces dispositions, la carte est délivrée par le président du conseil départemental après avis de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Elle est attribuée, sur demande, à toute personne atteinte d'un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu'elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements. Pour l'appréciation de cette condition, il convient notamment de rechercher, d'une part, si la personne a un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou, d'autre part, si elle a systématiquement recours pour ses déplacements extérieurs à une aide humaine, à un appareillage ou à une oxygénothérapie. La réduction de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied ou le besoin d'accompagnement doit être définitif ou d'une durée prévisible d'au moins un an pour attribuer la mention " stationnement pour personnes handicapées " de la carte mobilité inclusion. Il n'est cependant pas nécessaire que l'état de la personne soit stabilisé.
13. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement. Dans le cas d'un contentieux portant sur une demande de carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ", c'est au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant à la date à laquelle il rend sa propre décision que le juge doit statuer.
14. Mme C, née en 1974, établit souffrir des conséquences d'une sarcoïdose invalidante entraînant, notamment une déficience visuelle majeure, ayant presque perdu l'usage d'un œil, et une dyspnée, c'est-à-dire un essoufflement important à l'effort, entraînant une réduction importante et durable de sa capacité et de son autonomie de déplacement à pied. La requérante produit à cet égard le certificat médical que son médecin traitant a adressé à la MDPH qui mentionne qu'elle a un périmètre de marche limité à 20 mètres, qu'elle est sujette à des ralentissements moteurs et qu'elle a systématiquement besoin d'un accompagnement extérieur pour ses déplacements. Dès lors, Mme C est fondée à soutenir qu'en refusant la délivrance d'une carte mobilité inclusion relative au stationnement, le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation et à demander l'annulation de la décision litigieuse.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au département des Hauts-de-Seine de délivrer une carte mobilité inclusion mention " stationnement pour personnes handicapées " à Mme C dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er: Les conclusions d'annulation et d'injonction de Mme C relatives aux décisions du 3 juillet 2023 par lesquelles le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a confirmé son refus de lui octroyer l'AAH et la PCH et lui a refusé l'attribution d'une CMI comportant la mention " invalidité " doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : Le dossier de la requête de Mme C est transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Nanterre uniquement en tant qu'il concerne les conclusions relatives au refus d'attribution de la CMI comportant la mention " invalidité ".
Article 3 : La décision du 3 juillet 2023 par laquelle le président du conseil départemental des Hauts-de-Seine a refusé d'attribuer à Mme C une CMI portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " est annulée.
Article 4 : Il est enjoint au département des Hauts-de-Seine de délivrer une carte mobilité inclusion mention " stationnement pour personnes handicapées " à Mme C dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C née B et au département des Hauts-de-Seine.
Copie en sera adressée, pour information, à la maison départementale des personnes handicapées des Hauts-de-Seine et au président du tribunal judiciaire de Nanterre.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
M. MonteagleLa greffière,
Signé
C. Mas
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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