Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2406871

vendredi 6 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2406871
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le remboursement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) due au titre de 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la réclamation préalable auprès de l'administration fiscale a été présentée le 9 avril 2024, soit après le délai légal du 31 décembre 2023 prévu par l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Aucun cas de force majeure n'ayant été invoqué, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction complémentaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 mai 2024, Mme B A demande au tribunal de prononcer le remboursement de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2022, pour un montant de 678 euros, en droits et pénalités.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales : " Pour être recevables, les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l'administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle, selon le cas : / a) De la mise en recouvrement du rôle ou de la notification d'un avis de mise en recouvrement () ". Il résulte des dispositions qui précèdent que, pour être recevable, une requête devant le tribunal tendant à la décharge ou à la réduction de cotisation foncière des entreprises doit faire l'objet d'une réclamation préalable présentée au plus tard le 31 décembre de l'année qui suit celle au cours de laquelle est intervenue la mise en recouvrement de cette imposition.

3. Il est constant que la cotisation foncière des entreprises de l'année 2022, dont

Mme A demande le remboursement, a été mise en recouvrement le 31 octobre 2022. Conformément aux dispositions précitées, le délai de réclamation contre cette imposition expirait le 31 décembre 2023. Par suite, et alors que Mme A ne justifie d'aucun cas de force majeure, c'est à bon droit que l'administration a rejeté comme tardive la réclamation qu'elle a formée le 9 avril 2024. Pour ce motif, la requête de Mme A se trouve entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être régularisée en cours d'instance. Par suite, il y a lieu de la rejeter sur le fondement de l'article 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques du Val-d'Oise.

Fait à Cergy-Pontoise, le 6 septembre 2024.

Le président de la 2e chambre,

signé

C. Huon

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.