Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2410040
vendredi 6 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2410040 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision en date du 10 avril 2024 par laquelle la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a déclaré sans objet son recours son recours amiable tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social au titre du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Vu :
- la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine en date du 10 avril 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Pour déclarer, par sa décision du 10 avril 2024, sans objet le recours amiable présenté par M. A, la commission de médiation du département des Hauts-de-Seine a rappelé que la demande de logement social de l'intéressé avait déjà été reconnue prioritaire et urgente par une précédente décision de cette même commission en date du 3 novembre 2021. La décision attaquée ne modifie donc pas la situation de M. A au regard du droit au logement qui lui a été reconnu par la décision du 3 novembre 2021, et n'emporte, par conséquent, aucune conséquence nouvelle de nature à faire grief à l'intéressé qui conserve le bénéfice de la décision favorable dont il a fait l'objet. Ainsi, cette décision, en l'absence de tout élément nouveau, n'est pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, la requête de M. A est entachée d'une irrecevabilité manifeste et peut être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que M. A, s'il s'y croit fondé, présente un recours indemnitaire tendant à la réparation des préjudices nés de l'inexécution par l'État de la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine en date du 3 novembre 2021.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 6 septembre 2024.
La vice-présidente,
Signé
H. Lepetit-Collin
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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