Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2413614
jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2413614 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 septembre 2024, M. A B C, représenté par Me Zekri, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour portant mention " recherche d'emploi- création d'entreprise " et, à titre subsidiaire, de lui remettre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
1/ la condition d'urgence est présumée remplie, dès lors que la décision le place dans une situation irrégulière et qu'elle concerne un refus de renouvellement de titre de séjour alors même qu'il remplit les exigences légales en vue du renouvellement du titre de séjour qu'il sollicite ;
2/ les moyens suivants sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision en litige est entachée d'une incompétence du signataire de l'acte ;
- la décision en litige est entachée d'un défaut d'examen sérieux et complet de sa situation et dès lors d'une erreur d'appréciation de cette dernière ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur de droit ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
- la requête n°2413684, enregistrée le 23 septembre 2024, par laquelle M. B C demande l'annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, a désigné M Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B C, ressortissant marocain né le 3 mai 1998, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire et a fixé le pays de destination.
Sur la recevabilité des conclusions de la requête :
2. Aux termes, d'une part, de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
3. M. B C demande la suspension de l'exécution de l'arrêté par lequel le préfet des Hauts-de-Seine aurait rejeté sa demande de titre de séjour, lui aurait fait obligation de quitter le territoire et aurait fixé le pays de destination. Toutefois, il ressort de l'instruction qu'il se borne à affirmer que cette décision lui a été notifié oralement sans l'établir. Il s'ensuit ses conclusions dirigées contre une décision inexistante ne peuvent qu'être rejetées comme étant irrecevables.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. B C dans toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B C.
Copie en sera adressée au préfet des Hauts-de-Seine.
Fait à Cergy, le 26 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
E. Lamy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2602529
01/09/2026
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501984
01/09/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601676
01/09/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601683
01/09/2026