1 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 265
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 006
Avec résumé IA
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Avocat : LABOURET
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 21 février 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. La décision est motivée par la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'intéressé participant activement à la prise en charge quotidienne de l'enfant français de son épouse, atteint d'un diabète sévère. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à M. B un titre de séjour "vie privée et familiale" et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B, ressortissants malgaches, contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour en qualité de visiteurs. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée, fondée sur les mêmes motifs que les décisions consulaires, était légale. Il a notamment écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions consulaires comme inopérant, la décision de la commission s'y étant substituée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d’enfant réfugié. M. A s’est désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 18 novembre 2024, ce dont le tribunal lui a donné acte. La juge des référés a prononcé son admission provisoire à l’aide juridictionnelle mais a rejeté ses demandes de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision applique les articles L.521-1 du code de justice administrative et L.424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il retient que la décision est fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande d'asile de M. A ayant été définitivement rejetée.
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête en annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de titre de séjour. La requérante, qui invoquait la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'est désistée après que le préfet a fait droit à sa demande. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait une autorisation provisoire de séjour et un récépissé l’autorisant à travailler. La juge des référés constate que le silence gardé par le préfet de police sur sa demande de titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision implicite fait obstacle à ce que le juge ordonne les mesures sollicitées, en l’absence de péril grave justifiant de passer outre. La requête est donc rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Avocat : BABOU
Avocat : HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, était devenue sans objet. En effet, le préfet de l’Isère a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction, rapportant ainsi la décision implicite contestée. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Il a toutefois mis à la charge de l’État une somme de 600 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (défaut de motivation, vice de procédure, erreur de droit, erreur d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée, à l'exception de l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle accordée au requérant. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a admis provisoirement M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Le juge a rappelé que la condition d’urgence est présumée en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour, et a examiné l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge s’est fondé sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 21 mai 2024 refusant à M. A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. La requête est rejetée, sauf en ce qui concerne l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle accordée. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.