1 195 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 195
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 389
Avec résumé IA
Avocat : MALLET
Avocat : DEZALLE
Avocat : LASPALLES
Avocat : De CHAUVERON VALLERY-RADOT LECOMTE
Avocat : SCP LACHAT MOURONVALLE
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH, malgré la naissance de son enfant en France. L'interdiction de retour d'un an a été considérée comme proportionnée, et le moyen tiré des risques en cas de retour en Géorgie a été écarté. La décision s'appuie notamment sur les articles 8 et 3 de la CEDH ainsi que sur les dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l’arrêté préfectoral du 5 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté légalement fondé. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B A, agent contractuel handicapé du département de Loir-et-Cher, contestant le non-renouvellement de son contrat et le rejet de son recours gracieux. La requérante invoquait notamment l'absence d'avis de la commission administrative paritaire et la méconnaissance des articles 7-2 et 8 du décret n° 96-1087 du 10 décembre 1996. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et du décret n° 96-1087, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
Avocat : CABINET MALLET-GIRY ROUICHI
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la requête au fond était irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours de trente jours n'ayant pas été interrompu par la demande d'aide juridictionnelle, déposée après l'expiration de ce délai. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées. L'ordonnance a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 25 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A, ressortissante sénégalaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 8 août 2024 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a retiré sa décision et rétabli rétroactivement ces conditions, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction, ce dont le tribunal a pris acte en prononçant un non-lieu à statuer. Le tribunal a également admis Mme A à l’aide juridictionnelle provisoire et mis à la charge de l’OFII le versement des frais d’instance à son avocat, sous réserve des conditions légales.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son obligation de quitter le territoire français. Le tribunal constate que, depuis l'introduction de la requête, M. A a été placé en rétention administrative à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques). En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Pau, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : SALLE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A pour contester un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 8 mars 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante a indiqué avoir obtenu le titre de séjour sollicité, valable jusqu'en mai 2025, sans que le préfet ait retiré l'arrêté contesté. Le tribunal a considéré ce désistement comme pur et simple et en a donné acte par ordonnance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à l'avocat de Mme A, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. C B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, et l'assignation à résidence pris par le préfet de la Vienne le 26 juillet 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire des arrêtés, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur de droit ou d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et l'assignation à résidence ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, pour elle et ses deux enfants mineurs, une mise à l'abri au titre de l'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la demande, identique à une précédente requête rejetée le 1er juillet 2024, ne faisait état d'aucune circonstance nouvelle ou moyen nouveau justifiant une nouvelle intervention. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été refusée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour contester un arrêté du maire de Montmelas-Saint-Sorlin ayant opposé un sursis à statuer à sa demande de permis de construire. En cours d'instance, le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, le désistement étant considéré comme pur et simple. Toutefois, le tribunal a fait application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour condamner la commune à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Avocat : MALLE