577 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
577
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 950
Avec résumé IA
Avocat : CHAMY
Avocat : LAMY
Avocat : Samy DJEMAOUN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 19 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de fait. Il a jugé que la mesure était justifiée car l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, demeurait une perspective raisonnable. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 juillet 2024 par lequel le préfet de police avait suspendu pour deux mois l'habilitation de M. B à accéder aux zones de sûreté aéroportuaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'établissait pas la réalité du préjudice financier grave et immédiat allégué, et que l'intérêt public lié à la sécurité aéroportuaire, dans le contexte des jeux olympiques, primait. À titre subsidiaire, il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, méconnaissance de l'article R. 6342-20 du code des transports, défaut de motivation, erreurs de fait ou d'appréciation, disproportion) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension par la société d'enseignement professionnel du Rhône (SEPR) contre la décision du 18 juillet 2024 du président de l'université Claude Bernard Lyon I résiliant leurs conventions de partenariat. La SEPR invoquait l'urgence, liée à la rentrée universitaire imminente, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour non-respect du préavis contractuel de trois mois. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la décision contestée ne constituait pas une résiliation unilatérale d'une convention en cours, mais un non-renouvellement pour la promotion 2024-2026, la promotion 2023-2025 n'étant pas affectée. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux n'ont pas été retenues, et la demande de suspension a été refusée.
Avocat : SCP LEGAL BY LAMY
Référé suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) rejetant une demande de suspension d’un refus de carte professionnelle du CNAPS. Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B, après le retrait de sa requête. Aucune mesure d’urgence ni examen au fond n’est intervenu.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a annulé la décision du 9 août 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis avait fixé le pays de destination pour l'éloignement de M. A C, ressortissant palestinien de Gaza, en exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire français. Le juge a considéré que, compte tenu de la situation de violence d'intensité exceptionnelle et de la crise humanitaire dans la bande de Gaza à la date de la décision, l'éloignement vers ce territoire méconnaissait les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui prohibent les traitements inhumains ou dégradants. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme D et M. B contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a relevé que la décision initiale du 7 juin 2024 n'était pas directement attaquable, car elle devait d'abord faire l'objet d'un recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur général de l'OFII, conformément à l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les requérants n'ayant pas justifié de l'exercice de ce recours préalable, leur demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société AGTR Godin d’un référé contractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, visant à contester le rejet de son offre dans le cadre d’une procédure de mise en concurrence lancée par Voies Navigables de France. La société a toutefois présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par ordonnance du 19 août 2024, la juge des référés a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du même code, sans tenir d’audience publique. Aucune mesure au fond n’a donc été prononcée.
Avocat : SCP LAMY & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête de M. C demandant la suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le juge a constaté que le préfet avait délivré à l'intéressé, le 6 août 2024, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 novembre 2024, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En conséquence, il n'a pas été statué sur ces conclusions, et les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le seul moyen invoqué, tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. M. B a néanmoins été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 23 décembre 2024, a fixé la rétribution de l'avocat Me Lamy-Rabu à sept unités de valeur pour son intervention dans le cadre d'une instance en excès de pouvoir. Cette décision fait suite à une ordonnance du 6 août 2024 qui avait donné acte du désistement de la requérante, Mme A, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, et condamné l'État à lui verser 300 euros. Le juge a appliqué l'article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, qui permet d'allouer une rétribution à l'avocat en cas de désistement, en fonction des diligences accomplies.
Avocat : LAMY-RABU
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé précontractuel de la société Moto Auto Poids Lourds Dépannage, qui contestait la procédure de passation d’une concession de service public pour l’exploitation de la fourrière automobile de la commune de Vaulx-en-Velin. Le juge a constaté que le contrat avait été signé les 29 et 30 juillet 2024, soit avant l’introduction de la requête le 31 juillet 2024. En application de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, le juge ne peut être saisi qu’avant la conclusion du contrat. Les conclusions de la société ont donc été déclarées irrecevables, faute d’objet.