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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204216

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Novaprofil, qui sollicitait la décharge d’une pénalité de 234 022 euros infligée sur le fondement du 4 de l’article 1788 A du code général des impôts pour défaut de mention de la taxe sur la valeur ajoutée déductible sur ses déclarations. La société invoquait l’absence d’intention frauduleuse, la responsabilité de son expert-comptable, et le caractère disproportionné de la sanction au regard de l’article 49 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de l’article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Le tribunal a jugé que l’amende de 5 % de la somme déductible était proportionnée à la gravité du manquement, visant à assurer le bon fonctionnement des échanges d’informations fiscales et à lutter contre la fraude, et a donc rejeté l’ensemble des moyens de la requérante.

Avocat : LAMY LEXEL AVOCATS ASSOCIES

24 janvier 2025• 7ème Chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301930

Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte, par ordonnance du 24 janvier 2025, du désistement pur et simple de la société Viamedis dans le litige l’opposant au Centre hospitalier Durécu-Lavoisier. La société contestait des titres de recettes et une saisie administrative à tiers détenteur pour un montant total de plus de 15 000 euros. La solution retenue est un désistement, acté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DERRIENNIC & ASSOCIES

24 janvier 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300496

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société DHL International Express (France) d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement de M. A, confirmé par le silence du ministre du travail. En cours d’instance, la ministre a retiré sa décision implicite de rejet et a accordé l’autorisation de licenciement sollicitée. Par une ordonnance du 24 janvier 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 500 euros à la société requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES

24 janvier 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2201770

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 17 février 2022 par lequel la maire de Jouy-en-Josas avait ordonné la fermeture du restaurant "Le Jardin Napolitain". La décision a été jugée insuffisamment motivée, car elle se référait uniquement à une mise en demeure de novembre 2021 sans mentionner celle de février 2022, empêchant la société requérante d'identifier les non-conformités reprochées. Cette annulation est fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, relatifs à l'obligation de motivation des décisions administratives individuelles défavorables.

Avocat : AARPI GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

24 janvier 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2201067

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 10 décembre 2021 par lequel le président du département du Var a classé Mme A dans le groupe de fonctions C3-2 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante, adjointe administrative, contestait ce classement en soutenant que ses fonctions de chargée de gestion administrative relevaient du groupe B3-3. Le tribunal a retenu une erreur manifeste d'appréciation, constatant que la fiche de poste et l'organigramme établissaient l'exercice de fonctions de "chargée de gestion administrative" et non d'"assistante de gestion administrative". La décision s'appuie notamment sur les décrets n° 2014-513 et n° 2020-182 relatifs au régime indemnitaire (RIFSEEP).

Avocat : VEDESI ASSOCIATION D' AVOCATS

24 janvier 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310779

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 8 juin 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. F, ressortissant marocain. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation, le requérant justifiant d'une résidence habituelle en France depuis neuf ans, d'une vie familiale avec son épouse titulaire d'une carte de résident et de leur fils de nationalité française, ainsi que d'une activité professionnelle stable. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET MONCONDUIT ASSOCIES

24 janvier 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200722

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme C, auto-entrepreneuse en voyance, contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2017-2018. La requérante soutenait que son chiffre d'affaires devait être limité aux seuls reversements nets perçus via un intermédiaire, après déduction de ses commissions. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le chiffre d'affaires à retenir correspondait au montant total des prestations facturées aux clients, et non aux seules sommes reversées. Cette solution s'appuie sur les règles de territorialité et d'assiette de la TVA (CGI, art. 256 et suiv.) et sur le principe d'imposition des bénéfices non commerciaux (CGI, art. 92).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 janvier 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200848

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du Fonds de dotation pour l'immunothérapie énergétique. Le fonds contestait la décision du directeur départemental des finances publiques de l'Isère lui refusant le bénéfice des réductions d'impôt prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de qualification juridique en jugeant que l'activité du fonds, relative à l'immunothérapie énergétique, ne présentait pas un caractère scientifique, social ou humanitaire au sens de ces textes. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 janvier 2025• 7ème Chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304155

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de sa requête, faute de quoi il serait réputé s'être désisté. Aucune réponse n'étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement d'instance par ordonnance du 24 janvier 2025.

Avocat : SCP GERIGNY & ASSOCIES

24 janvier 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302674

Le Tribunal administratif de Pau a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A..., agent communal victime d’un accident du travail reconnu imputable au service le 1er juillet 2019. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux en vue d’une action en responsabilité contre la commune d’Hendaye. La commune et son assureur ne s’étant pas opposés à la demande, le juge a désigné un expert pour décrire l’état de santé, fixer la date de consolidation et déterminer les préjudices subis.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIÉS

24 janvier 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400088

Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en plein contentieux, par laquelle elle demandait la condamnation de la communauté d'agglomération Seine Normandie Agglomération à lui verser une rente viagère d'invalidité de 2 215,19 euros. Le tribunal a également rejeté les conclusions de la communauté d'agglomération tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC

24 janvier 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406900

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple du Centre régional de formation professionnelle (CRFP) de sa requête en annulation de la procédure de passation du lot n°22 d'un marché public de formation professionnelle lancé par France Travail. En conséquence, la procédure contentieuse est close sans qu'il soit statué sur le fond. Les conclusions de France Travail tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, chaque partie conservant la charge de ses frais.

Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES

24 janvier 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406940

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Emploi Services Formation d’un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) visant à annuler la procédure de passation du lot n°22 d’un accord-cadre de formation professionnelle lancé par France Travail. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de France Travail tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucune analyse au fond de la légalité de la procédure de passation n’a donc été effectuée.

Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES

24 janvier 2025
TA06Ordonnance• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500080

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A B d’une demande d’exécution d’un jugement du 11 avril 2024 annulant le refus implicite de titre de séjour du préfet des Alpes-Maritimes et lui enjoignant de réexaminer sa demande. Le préfet ayant finalement délivré un titre de séjour le 5 novembre 2024, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête en exécution. Les conclusions de M. B tendant à l’application des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

24 janvier 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500104

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 20 janvier 2025 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. D, ressortissant brésilien, à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du placement en rétention et de l'imminence de l'éloignement. Il a également jugé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de ses deux enfants français (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de son ancrage familial et de sa contribution à l'entretien de ses enfants.

Avocat : TSHEFU ET ASSOCIES

24 janvier 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2200862

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Routière Perez d’un litige l’opposant à la commune de Rânes concernant le solde d’un marché de travaux d’aménagement de la cour d’honneur du château. Le tribunal a jugé que le décompte général signé par la société le 20 décembre 2021 était devenu définitif, faute pour la commune d’avoir respecté les délais contractuels de notification prévus par le CCAG Travaux. En conséquence, la commune a été condamnée à verser à la société la somme de 24 646,92 euros TTC au titre du solde, assortie des intérêts moratoires et de l’indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement. La demande de sursis à statuer de la commune, fondée sur une expertise en cours relative à des désordres postérieurs à la réception, a été rejetée comme sans lien avec le litige financier.

Avocat : ASSOCIATION LERAYER COHEN POISSON BOLLOTTE

24 janvier 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402410

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par la communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault. La requérante sollicitait cette mesure afin de décrire les désordres (infiltrations) affectant des travaux de couverture réalisés sur un bâtiment artisanal lui appartenant à Vimoutiers. Le tribunal a ordonné une expertise contradictoire, confiant à un expert une mission complète visant à constater les désordres, déterminer leurs causes et origines, évaluer leur conformité aux règles de l'art et chiffrer le coût des réparations. Il a par ailleurs rejeté les conclusions de la société Abeille Iard tendant à ce qu'il soit donné acte de ses protestations et réserves, une telle demande étant irrecevable devant le juge administratif.

Avocat : ASSOR

24 janvier 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303362

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus implicite du président de la communauté de communes du pays d'Apt-Luberon (CCPAL) de lui communiquer un rapport ou une fiche d'instruction relatif à un permis de construire. Le tribunal a jugé que le droit à la communication de documents administratifs, prévu aux articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'aux documents existants. La CCPAL ayant soutenu, sans être contredite, que les documents sollicités n'existaient pas, la demande de M. B a été rejetée, de même que ses conclusions à fin d'injonction.

Avocat : JAKUBOWICZ MALLET-GUY & ASSOCIES

24 janvier 2025• 3ème chambre magistrat statuant seul
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207113

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 26 août 2022 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l'absence de consultation de la commission DPS et le défaut de communication préalable des éléments, estimant la procédure régulière. Il a également jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur des faits anciens mais toujours pertinents au regard des critères fixés par l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022. La décision s'appuie sur les articles L. 6, L. 211-4 et D. 223-11 du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

24 janvier 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207171

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 27 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de désistement soulevée par le ministre, le requérant ayant confirmé le maintien de sa requête dans les délais. Sur le fond, il a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente et que la procédure contradictoire avait été respectée, M. D ayant été informé des motifs et ayant pu présenter ses observations. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

24 janvier 2025• 7ème Chambre