2 563 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 563
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 717
Avec résumé IA
Avocat : LEBLOND SEBASTIEN
Avocat : SELARL ASTERIO
Avocat : LEGRAND-CASTELLON
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Avocat : CHASTEL PRISCILLA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de la société Anthelios Promotion Immobilière, qui contestait le refus du maire de Combloux d’abroger des emplacements réservés et une orientation d’aménagement et de programmation (OAP). La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examen au fond.
Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 29 juillet 2024 ordonnant l'interruption des travaux de construction d'un silo à béton sur la parcelle XN 94 à Loudéac, présentée par la société AJ CARRELAGE - AJ DRIVE BETON sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les difficultés financières et l'atteinte à l'image invoquées par la société n'étant pas suffisamment établies. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité et le vice de procédure, ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision, les travaux nécessitant une autorisation d'urbanisme non obtenue. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GUILLOTIN LE BASTARD
Le Tribunal administratif de Caen a examiné la requête de M. A contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que les points retirés pour plusieurs infractions avaient été restitués avant l'introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Il a également relevé que les décisions contestées, notamment celle du 23 octobre 2020, avaient été retirées du relevé d'information du permis, privant d'objet les conclusions dirigées contre elles. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces dernières conclusions et rejeté le surplus de la requête. Cette décision s'appuie sur les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet d'Indre-et-Loire d'abroger le plan de protection du risque inondation (PPRI) du Val d'Authion, en tant qu'il classe sa parcelle en zone d'aléa modéré. Le juge a considéré que le moyen invoqué, tiré d'une erreur manifeste d'appréciation du zonage initial, était inopérant. En effet, l'obligation d'abroger un acte non réglementaire, comme le classement d'une parcelle, ne s'applique qu'en cas de changement de circonstances de droit ou de fait postérieur à son édiction, ce que le requérant n'a pas démontré. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CASTERA-MINARD
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 août 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que les informations prévues par l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avaient bien été communiquées. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 732-1 du CESEDA.
Avocat : CASTEJON
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait notamment que l’arrêté de transfert vers l’Autriche, fondement de l’assignation, était caduc. En cours d’instance, le préfet a retiré l’arrêté attaqué par un nouvel arrêté du 9 août 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a en revanche mis à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive du requérant à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2024 l’assignant à résidence pour 45 jours dans le cadre d’une procédure de transfert vers l’Autriche. Le préfet ayant retiré cet arrêté le 9 août 2024, le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet. Il a prononcé l’admission provisoire de Mme B à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par les associations France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie et Auvergne-Rhône-Alpes d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 14 juin 2021 autorisant une période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau du 14 juin au 15 août 2021 en Haute-Savoie. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de la note de présentation, le défaut d’information des membres de la commission départementale de la chasse, l’absence d’erreur d’appréciation et la méconnaissance de l’article L. 424-10 du code de l’environnement, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs associations de protection de la nature d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 juin 2022 autorisant deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau en Savoie. Les requérantes invoquaient notamment une méconnaissance des règles de consultation de la commission départementale de la chasse et une erreur d’appréciation sur l’absence de nécessité de cette chasse pour l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l’environnement et en relevant le bon état de conservation de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation de séjour provisoire, en raison du vol de son titre de séjour et de l'absence de document valable l'empêchant de travailler et de voyager. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à ses libertés fondamentales, notamment en l'absence de justifications de recherches d'emploi ou de démarches pour obtenir un duplicata. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre installés depuis le 25 juillet 2024 sur le terrain de football communal (parcelle AE 95) à Monchy-Saint-Eloi. La commune justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'atteinte à l'affectation du domaine public, des risques pour la sécurité et la salubrité publiques liés à des branchements non autorisés sur les réseaux d'électricité et d'eau, et de l'échec des tentatives amiables. La solution retenue permet l'évacuation des 25 véhicules listés et de tous occupants, au besoin avec le concours de la force publique.
Avocat : CASTELLOTE
Avocat : ASTERIO CABINET D'AVOCATS