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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105156

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie. Celle-ci contestait l'article 2 de l'arrêté préfectoral du 14 juin 2021, qui conditionnait le tir anticipé du chevreuil à des dégâts agricoles avérés et à une autorisation préfectorale spécifique. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant notamment que le délai de publication de l'arrêté est sans incidence sur sa légalité et que la procédure de consultation de la commission départementale de la chasse avait été régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles R. 424-6 et R. 424-8 du code de l'environnement.

Avocat : CABINET BASTILLE AVOCATS

4 février 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304305

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C, fonctionnaire de l'éducation nationale, contestant trois arrêtés ministériels successifs (9 mai 2023, 19 octobre 2023 et 6 mars 2024) prononçant sa radiation des cadres et son admission à la retraite pour invalidité. La requérante soutenait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur sur le caractère définitif de son inaptitude et l'absence de reclassement préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les arrêtés étaient légaux et que la requête était devenue sans objet pour partie. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite et des dispositions du code de la fonction publique relatives à l'inaptitude définitive.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS

4 février 2025• 3ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500492

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur la demande de M. B, a examiné la suspension de son exclusion temporaire de cinq mois prononcée par Paris Musées. Le juge a reconnu l'urgence, car la privation de traitement pendant cinq mois présumait un préjudice grave. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (procédure irrégulière, erreur de droit, erreur d'appréciation, disproportion) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions fondées sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

4 février 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201742

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C et M. B, propriétaires d’un corps de ferme, qui demandaient la condamnation de la commune de Peillonnex pour les inondations et troubles de jouissance causés par des travaux de goudronnage et de modification d’une grille d’évacuation des eaux pluviales réalisés en 2015. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de la commune pour dommages de travaux publics était engagée, dès lors que les travaux ont aggravé l’écoulement des eaux pluviales vers la propriété des requérants, sans que la commune ne démontre une faute de la victime ou un cas de force majeure. En conséquence, la commune a été condamnée à verser 407 euros pour les frais de réparation (pose de tout-venant) et 1 741,45 euros au titre des frais d’expertise, le surplus des demandes étant rejeté. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.

Avocat : CABINET MEROTTO

4 février 2025• Juge unique 3
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300863

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 3 janvier 2023 par laquelle le président de la CCI Centre-Val de Loire avait révoqué Mme B, agent public. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire avait méconnu le droit de l'agent de se taire, découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, car Mme B n'avait pas été informée de ce droit avant d'être entendue. Cette irrégularité a été considérée comme substantielle, entraînant l'annulation de la sanction, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a également enjoint à la CCI de réintégrer Mme B et de reconstituer sa carrière, et a condamné la CCI à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASADEI-JUNG

4 février 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304536

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 19 000 euros pour carence fautive à lui proposer un logement après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le juge a estimé que l'absence de relogement dans le délai imparti était imputable à la requérante elle-même, en raison du rejet de ses candidatures pour des motifs liés à des pièces incomplètes et à une dette locative non traitée. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CABINET JEAN-MICHEL ET SOPHIE DETROYAT

4 février 2025• Juge unique 8
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404200

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM), victime d’un accident de service reconnu imputable le 22 janvier 2019. La mesure vise à évaluer l’ensemble des préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux subis, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La commune d’Arc-sur-Tille ne s’est pas opposée à la demande, mais a obtenu que la mission de l’expert soit limitée à l’évaluation des préjudices, à l’exclusion de toute appréciation de l’aptitude professionnelle déjà tranchée par le conseil médical. La solution retenue permet à la requérante de solliciter une réparation complémentaire pour des préjudices non couverts par le régime forfaitaire de la fonction publique.

Avocat : CABINET CLEMANG

4 février 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206301

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l’annulation de l’arrêté de péril imminent pris par le maire de Châteaufort le 27 juillet 2022. Les requérants contestaient la compétence de l’auteur de l’acte, la motivation de l’arrêté, l’absence de caractère contradictoire de l’expertise, la propriété du mur et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que l’arrêté était fondé sur un rapport d’expertise concluant à un danger grave et certain pour les usagers de la voie publique, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : CABINET HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

4 février 2025• 9ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431579

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait une injonction au préfet de police pour le convoquer en vue d'un changement de statut et la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le préfet a déjà décidé, le 15 janvier 2025, de délivrer à M. B un titre de séjour "étudiant" valable jusqu'au 31 octobre 2025, en cours de fabrication, lui permettant de résider régulièrement et de poursuivre ses études. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, l'État n'étant pas la partie perdante. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Avocat : CABINET LYROS AVOCATS (SELARL)

4 février 2025
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500491

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé par M. A, agent de l'établissement public Paris Musées, pour demander la suspension de son exclusion temporaire de fonctions pour six mois. Le juge a reconnu l'urgence, car la privation de traitement pendant plus d'un mois crée une présomption d'urgence non contestée. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur de droit, d'appréciation ou disproportion) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La requête a été rejetée, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

4 février 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200573

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A veuve D, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices économique et moral suite au décès de son époux, exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires français en 1964-1965. La requérante ne pouvait se prévaloir de la présomption de causalité prévue par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, celle-ci ne s'appliquant qu'aux victimes directes. Elle devait établir un lien de causalité direct entre l'exposition et la maladie de son époux, ce qu'elle n'a pas réussi à faire, l'expertise médicale n'ayant pas permis de conclure à un lien essentiel et direct. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

4 février 2025• 3ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200251

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la SAS Détercentre, qui contestait l'attribution d'accords-cadres pour la fourniture de produits d'entretien aux sociétés Bonnet Hygiène. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux n'ayant pas été respecté. En conséquence, les demandes d'annulation, de résiliation des contrats et d'indemnisation pour éviction irrégulière ont été rejetées. Les textes appliqués incluent le code de la commande publique et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET FIDAL CLERMONT-FERRAND

4 février 2025• Chambre 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2500017

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision implicite du préfet du Nord refusant de lui délivrer une carte de résident en qualité de membre de la famille d’un réfugié. M. A s’est désisté de ses conclusions principales en référé, ne maintenant que ses demandes relatives aux frais de justice. En conséquence, le tribunal a pris acte de ce désistement et a radié l’affaire du rôle de l’audience publique.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

4 février 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 494180

Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE

4 février 2025ECLI:FR:CECHR:2025:494180.20250204• 1ère et 4ème chambres réunies
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300257

Le Tribunal administratif de Nîmes a statué sur les demandes de la SAS Immobilière Carrefour contestant ses cotisations de taxe foncière pour les années 2020 et 2021, relatives à des biens situés à Beaucaire. La société contestait notamment l'application d'un coefficient de localisation de 1,20, estimant qu'il aurait dû être fixé à 1,00 dès 2017, et demandait la correction des mécanismes de planchonnement et de lissage. L'administration a partiellement fait droit à ses demandes en prononçant des dégrèvements pour tenir compte de la jurisprudence du Conseil d'État sur le calcul du planchonnement. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, considérant que les moyens relatifs au coefficient de localisation et à la rupture d'égalité n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET FIDAL

4 février 2025• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309782

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Compagnie Nationale Royal Air Maroc. La compagnie contestait une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué à Marseille une passagère marocaine dépourvue de visa Schengen. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas satisfait à son obligation de vérification des documents de voyage, prévue par les articles L. 821-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la passagère ne pouvait bénéficier d'aucune exemption de visa. La demande de la compagnie a donc été rejetée.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310378

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué à Roissy, le 24 juillet 2022, une passagère dominicaine munie d'un titre de séjour espagnol manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu'établi le lendemain, n'était pas irrégulier et que le transporteur avait l'obligation de détecter les irrégularités manifestes des documents de voyage. La solution retenue est fondée sur les articles L. 821-6 et L. 821-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 6421-2 du code des transports.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400304

Le Tribunal administratif de Nîmes a statué sur les requêtes de la SAS Immobilière Carrefour contestant ses cotisations de taxe foncière pour les années 2020 et 2021, relatives à des biens situés à Beaucaire. La société contestait notamment l'application d'un coefficient de localisation de 1,20, estimant qu'il aurait dû être fixé à 1,00 dès 2017, et demandait la correction des mécanismes de planchonnement et de lissage. L'administration a partiellement fait droit à la demande en prononçant des dégrèvements pour un total de 12 180 euros, en application de la jurisprudence du Conseil d'État du 3 avril 2024 relative au calcul du planchonnement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de ces dégrèvements et a rejeté le surplus des conclusions, considérant que les autres moyens, notamment sur le coefficient de localisation et la rupture d'égalité, étaient infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment l'article 1518 A quinquies.

Avocat : CABINET FIDAL

4 février 2025• 3ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303087

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Air France contestant une amende de 10 000 euros infligée par le ministre de l'intérieur pour avoir débarqué un passager muni d'un passeport manifestement contrefait. Le tribunal a jugé que le procès-verbal, bien qu'établi le lendemain, n'était pas irrégulier et que la société n'avait pas démontré avoir effectué une vérification suffisante des documents de voyage, comme l'exige l'article L. 821-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'amende, la société n'ayant pas prouvé l'absence d'irrégularité manifeste du passeport au moment de l'embarquement.

Avocat : CABINET CLYDE & CO (LLP)

4 février 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2200659

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C et Mme A, propriétaires d’un terrain à Agincourt, qui demandaient l’annulation du refus de la société Enedis de déplacer un poste de distribution électrique et un poteau, ainsi que l’injonction de procéder à ce déplacement. Le tribunal a examiné la demande comme un recours de plein contentieux visant à faire cesser un préjudice lié à l’implantation d’un ouvrage public. Il a constaté que l’implantation du transformateur était régie par une convention de servitude annexée à l’acte d’acquisition du terrain, conclue en application du décret du 6 octobre 1967 et des articles L. 323-3 et L. 323-4 du code de l’énergie, et que les requérants n’établissaient pas d’irrégularité dans l’implantation de l’ouvrage. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens, et les requérants sont condamnés à verser 1 500 euros à Enedis au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CASSEL (SELAFA)

4 février 2025• Chambre 1