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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412601

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait la décision de transfert aux autorités bulgares prise par le préfet du Pas-de-Calais. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, en ce qu'elle visait le règlement (UE) n° 604/2013 et mentionnait l'enregistrement de M. A comme demandeur d'asile en Bulgarie. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, considérant que les données du fichier Eurodac établissaient que M. A avait bien déposé une demande d'asile en Bulgarie. Enfin, le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer l'existence de défaillances systémiques en Bulgarie justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement ou un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

27 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200879

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A B, officier de l'armée de terre, qui contestait la suspension de sa solde pour service non fait à compter du 1er juin 2021. Le ministre des armées avait pris cette décision après que M. B n'a plus honoré ses convocations médicales en vue du renouvellement de son congé de longue durée pour maladie (CLDM). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de vice de procédure devant la commission de recours des militaires, et d'erreur de droit ou d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles R. 4125-9 et L. 4138-12 du code de la défense.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

27 décembre 2024• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2103431

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, officier de l'armée de terre, qui demandait l'annulation du refus implicite de la ministre des armées de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral présumé, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a considéré que les éléments invoqués par le requérant ne permettaient pas d'établir l'existence d'agissements répétés de harcèlement moral au sens de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris à l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique) ni de fautes personnelles non détachables des fonctions engageant la responsabilité de l'administration. En conséquence, la décision de rejet de la protection fonctionnelle a été jugée légale, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

27 décembre 2024• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404824

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. A B, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 2 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et retenant son passeport, ainsi qu'un arrêté du 17 décembre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'accord franco-marocain ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'obligation de quitter le territoire était légale. Il a également estimé que l'assignation à résidence était justifiée par l'existence d'un risque de fuite et proportionnée. Les demandes d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET DANINO

27 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2412600

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 10 décembre 2024 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que la demande d'asile de M. B, déposée en rétention, visait uniquement à faire échec à son éloignement.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

27 décembre 2024• Reconduite à la frontière
CAA75Décision

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-22PA00729

Avocat : CABINET ALTANA

27 décembre 2024• 8ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433930

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C F B, ressortissant pakistanais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 23 décembre 2024 refusant son admission sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la communication du compte-rendu de l'entretien avec l'OFPRA au ministre ne violait pas le principe de confidentialité et que les conditions de l'entretien étaient régulières. Il a jugé que la décision n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation, et que les articles 3 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas méconnus. La solution s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405229

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Loiret le 13 novembre 2024. Le juge a écarté les moyens d'illégalité soulevés, notamment l'absence de date, l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'existence d'un recours antérieur, ainsi que les griefs tirés d'un vice de procédure et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les directives européennes relatives au retour des ressortissants en séjour irrégulier.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

27 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413507

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme A visant à désigner un expert médical pour déterminer les préjudices subis lors de sa prise en charge à l'hôpital de l'Hôtel Dieu en 2014, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait cette mesure en vue d'une éventuelle action en responsabilité contre l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) et l'ONIAM. Le juge a rejeté les demandes accessoires de Mme A et de l'ONIAM concernant l'adjonction d'un sapiteur et le dépôt d'un pré-rapport, ainsi que la demande de mise hors de cause de l'hôpital de l'Hôtel Dieu formulée par l'AP-HP. La mission de l'expert, un ophtalmologue, est précisée à l'article 1er de l'ordonnance, et la question des frais d'expertise sera tranchée ultérieurement.

Avocat : CABINET DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS (SELARL)

27 décembre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415593

Le Tribunal Administratif de Paris a ordonné une expertise médicale, à la demande des ayants droit de M. C I, pour déterminer les causes et les responsabilités liées à son décès survenu le 19 octobre 2021 après une prise en charge pour insuffisance rénale au sein de l’AP-HP. La requête, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée recevable, l’intérêt pour agir des requérants étant reconnu en leur qualité d’ayants droit. La mission de l’expert, qui devra notamment se pencher sur les conditions de la ponction-biopsie rénale et la bactériémie, a été fixée, mais la demande de l’ONIAM visant à imposer un pré-rapport a été rejetée. Enfin, la question de la charge des frais d’expertise a été réservée, le juge des référés n’ayant pas compétence pour la trancher à ce stade.

Avocat : CABINET DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS (SELARL)

27 décembre 2024
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2103426

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre la décision du 20 décembre 2019 par laquelle la ministre des armées a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de son affection, confirmant ainsi son placement en congé de longue durée pour maladie non liée au service. Le ministre des armées a opposé une fin de non-recevoir tirée de l’absence de recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article R. 4125-1 du code de la défense. Par une ordonnance du 27 mars 2023, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exercé ce recours préalable avant de saisir le juge administratif.

Avocat : CABINET ARVIS AVOCATS

27 décembre 2024• 1ère chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430929

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de police du 14 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen de la situation personnelle. Il a toutefois relevé que la décision, fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était entachée d'illégalité car M. C avait déposé une demande de renouvellement de titre de séjour en cours d'instruction. Le tribunal a alors procédé à une substitution de base légale, validant la mesure sur le fondement du 5° du même article, en raison de la menace pour l'ordre public constituée par les condamnations pénales de l'intéressé.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430855

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de police du 14 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de la situation personnelle du requérant, conformément aux articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions d'annulation.

Avocat : CABINET BELIMY AVOCATS (AARPI)

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430581

Le Tribunal administratif de Paris annule l’arrêté du préfet de police du 11 novembre 2024 interdisant à M. A, ressortissant indien, le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le juge estime que le préfet a fait une inexacte application de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en retenant à tort une menace pour l’ordre public et en se méprenant sur la durée de présence en France du requérant (depuis 2013, et non 2023). Il enjoint au préfet d’effacer le signalement de M. A dans le système d’information Schengen dans un délai de deux mois. L’État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430476

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. F, ressortissant brésilien, contestant les décisions du préfet de police du 17 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en retenant que les décisions étaient suffisamment motivées et que l’intéressé, condamné pour violences, représentait une menace pour l’ordre public. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431784

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C, ressortissante malienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. L'OFII avait motivé son refus par le fait que Mme C n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son arrivée en France. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, prise par une autorité compétente, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 20 de la directive 2013/33/UE ni l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

27 décembre 2024• 8e Section - MESD
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201081

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme C, agent territorial, contestant le calcul de son indemnité de licenciement pour inaptitude physique, limitée à 3 256,02 euros par le centre intercommunal d'action sociale de Lannion-Trégor Communauté. La requérante soutenait que son indemnité devait inclure ses années de service en tant qu'agente contractuelle depuis 2006, en application de l'article 41-1 du décret n° 91-298 du 20 mars 1991 et du principe d'égalité de traitement. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que seules les années de service accomplies en qualité de fonctionnaire titularisée devaient être prises en compte pour le calcul de l'indemnité, conformément aux dispositions applicables.

Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY

27 décembre 2024• 4ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2200467

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Bellac instituant une servitude de passage pour le déploiement de la fibre optique sur la façade de son immeuble. Le tribunal a jugé que la procédure prévue aux articles L. 45-9 et suivants du code des postes et des communications électroniques avait été régulièrement suivie, et que l'opposition du propriétaire ne fait pas obstacle à l'institution de la servitude. Il a également estimé que l'arrêté ne méconnaît pas le droit de propriété, dès lors que la servitude est légale et que son emplacement a été choisi dans des conditions respectueuses de l'environnement et de la qualité esthétique des lieux. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions de la commune de Bellac au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SPHERE PUBLIQUE (SELARL)

27 décembre 2024• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432629

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant guinéen, afin qu'il puisse déposer sa demande de carte de résident en qualité de membre de famille d'un réfugié. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le préfet n'ayant opposé aucune circonstance s'opposant à la délivrance du titre. L'ordonnance applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)

27 décembre 2024
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407352

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité, menée avec un interprète, était régulière au regard des articles L. 522-2 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le moyen tiré d'une transposition inexacte de la directive 2013/33/UE n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

27 décembre 2024• Eloignement urgent