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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224018

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B, agissant pour lui-même et son fils, demandant réparation pour des absences non remplacées de professeurs au collège Gérard Philipe durant l'année scolaire 2021-2022. Le tribunal a reconnu que l'État a manqué à son obligation légale d'assurer l'enseignement des matières obligatoires, en application des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l'éducation, ainsi que de l'arrêté du 19 mai 2015. Il a jugé que ce manquement, ayant privé l'élève de 117 heures de cours, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 1 170 euros à C B pour le préjudice lié au retard d'apprentissage, et 500 euros à M. B pour son préjudice moral, tout en rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : CABINET PITCHER AVOCAT (SELARL)

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426198

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de police du 24 septembre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de 12 mois. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il juge que la décision est suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (durée de présence, liens avec la France, précédente mesure d'éloignement, menace pour l'ordre public). La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

5 novembre 2024• 8e Section - MESD
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2102609

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SNC A et Compagnie et des époux A, qui demandaient l'annulation de la délibération du 4 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de Gréolières a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment la régularité de l'enquête publique et le classement en zone N de leurs parcelles. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de légalité externe et interne, jugeant que l'arrêté d'ouverture de l'enquête n'avait pas à figurer au dossier du PLU et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.

Avocat : CABINET LEROY-FRESCHINI

5 novembre 2024• 5ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224027

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B E, agissant pour elle-même et pour sa fille D A, afin d’obtenir réparation des préjudices causés par des absences non remplacées de professeurs au collège Honoré de Balzac durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le recteur, jugeant que Mme E, en tant que parent exerçant l’autorité parentale, était recevable à agir au nom de sa fille mineure. Sur le fond, il a considéré que l’État avait manqué à son obligation d’assurer un enseignement effectif, engageant sa responsabilité. En conséquence, il a condamné l’État à verser 80 euros à D A et 100 euros à Mme E en réparation de leurs préjudices, sur le fondement des articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l’éducation.

Avocat : CABINET PITCHER AVOCAT (SELARL)

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224015

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, agissant pour lui-même et pour sa fille A B, d’une demande d’indemnisation pour des absences répétées de professeurs non remplacés au collège Marie Curie durant l’année scolaire 2021-2022. Le tribunal a rappelé que l’État a l’obligation légale d’assurer l’enseignement de toutes les matières obligatoires selon les horaires prescrits, et qu’un manquement à cette obligation constitue une faute engageant sa responsabilité. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 122-1-1 et L. 211-1 du code de l’éducation, ainsi que l’arrêté du 19 mai 2015 relatif à l’organisation des enseignements au collège.

Avocat : CABINET PITCHER AVOCAT (SELARL)

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404839

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Finistère du 17 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a abrogé cet arrêté par une décision du 26 septembre 2024. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Il a mis à la charge de l’État le versement de 1 200 euros à l’avocate de Mme B au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT

5 novembre 2024• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-1900789

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B, agent territorial, contestant son licenciement par la communauté de communes Le Grésivaudan. Le tribunal a annulé l'arrêté de licenciement du 3 janvier 2019 pour vice de procédure, faute de consultation de la commission consultative paritaire, en application de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984. Par voie de conséquence, l'attestation employeur délivrée à la suite de ce licenciement a également été annulée. En revanche, les demandes indemnitaires de M. B ont été rejetées, le tribunal estimant que les préjudices allégués n'étaient pas établis.

Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS

5 novembre 2024• 6ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2200791

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ancien maire d'Anthy-sur-Léman, qui contestait le refus de la commune de lui accorder la protection fonctionnelle. M. A avait été mis en cause par la commune dans un litige l'opposant à une société, mais le tribunal a jugé que cette mise en cause résultait d'une faute personnelle détachable de ses fonctions, liée à des irrégularités dans la passation et l'exécution d'un marché public. En application du principe général du droit et des dispositions de l'article L. 2123-35 du code général des collectivités territoriales, la protection fonctionnelle n'est pas due en cas de faute personnelle. Par conséquent, la décision de refus de la commune a été validée.

Avocat : CABINET ASEA

5 novembre 2024• 6ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2211039

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, associé majoritaire d'une SCI, pour contester une obligation de payer une retenue à la source de 146 910,06 euros mise à sa charge par un avis de mise en recouvrement du 14 août 2019. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que l'action en recouvrement de l'administration fiscale était prescrite. Il a appliqué l'article 1859 du code civil, qui fixe un délai de prescription de cinq ans à compter de la publication de la dissolution de la société, intervenue le 18 mars 2012. Le tribunal a considéré que ce délai n'avait pas été interrompu par les poursuites contre la SCI et qu'il était donc expiré lors de la notification à M. B. En conséquence, M. B a été déchargé de l'obligation de payer et l'Etat a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ELIDE (SELAS)

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2118883

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision d'ajournement de la candidature de M. A à l'admission directe en deuxième année de médecine à Sorbonne Université (dispositif "AlterPaces"). Le tribunal retient que l'université ne justifie pas de la compétence de l'auteur de cette décision, faute de produire un document établissant l'identité et la qualité de celui-ci. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête. La décision est fondée sur les principes généraux de la compétence de l'auteur d'un acte administratif.

Avocat : CABINET NAUSICA AVOCATS

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409054

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant les décisions du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trente-six mois. Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu avait été respecté, l'intéressé ayant été interrogé sur sa situation administrative lors de son audition. Il a estimé que la menace à l'ordre public était caractérisée et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 novembre 2024• 4ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210970

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait un arrêté du 13 janvier 2022 du ministre de l'économie renouvelant le gel de ses fonds pour six mois. La décision, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier et des résolutions de l'ONU et de l'UE concernant la Syrie, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la mesure de police administrative n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210969

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Steelor, qui demandait l'annulation d'un arrêté ministériel du 13 janvier 2022 renouvelant le gel de ses fonds pour six mois. La société invoquait des vices de procédure, un défaut de motivation et d'erreur de fait. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier et les résolutions de l'ONU et de l'UE visant la Syrie, était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée pour une mesure de police administrative préventive.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210968

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A C contestant la décision du ministre de l'économie du 13 janvier 2022 renouvelant le gel de ses fonds pour six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, détaillant les liens du requérant avec le Centre d'Études et de Recherches Syrien (CERS) et ses activités au profit du régime syrien. Il a également écarté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la mesure de police administrative, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier, n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable en raison de l'objectif de prévention des atteintes à l'ordre public.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2108887

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de M. Deck, conseiller municipal d'opposition de Kintzheim, qui contestait le refus implicite du maire de publier son texte "Devoir de mémoire" dans le bulletin "Kintzheim Newsletter". Le tribunal a jugé que ce bulletin, bien que présenté comme une simple lettre d'informations pratiques, contenait des éléments relatifs aux réalisations et à la gestion du conseil municipal, ce qui le qualifie de bulletin d'information générale au sens de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, la commune était tenue d'y réserver un espace d'expression aux élus minoritaires, et le refus de publication est annulé. La demande relative à la communication d'une date de remise pour les contributions a été rejetée, faute de base légale.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ASSOCIÉS KARM ZAIGER

5 novembre 2024• 4ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2207187

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016-2017, issues de la réintégration dans les bénéfices de la SAS Anjou Tôlerie des frais de déplacement de M. B, dirigeant, considérés comme un avantage en nature. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration était fondée à requalifier ces frais en revenus distribués sur le fondement du c de l'article 111 du code général des impôts. Il a également estimé que la preuve du manquement délibéré justifiant la pénalité de 40 % (article 1729 du CGI) était rapportée.

Avocat : CABINET AVOCATS CONSEILS REUNIS - ACR (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210971

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B D C et de la société MHD D C et Sons demandant l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2022 du ministre de l'économie renouvelant le gel de leurs fonds pour six mois. La décision, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier et des résolutions de l'ONU et de l'UE, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, considérant que la mesure de police administrative visait à préserver l'ordre public et que son caractère urgent justifiait l'absence de contradictoire préalable.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209676

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015-2017, issues d’un contrôle de la société Altana Investissements. Les requérants soutenaient que des charges (entretien d’une villa, écran tactile, peinture) étaient déductibles ou devaient être incorporées au stock, et non considérées comme des distributions occultes. Le tribunal a jugé que les charges litigieuses, relatives à un bien inscrit en stock, n’étaient pas justifiées comme étant nécessaires à l’exploitation et constituaient des avantages occultes imposables sur le fondement de l’article 111 c du code général des impôts. La décision confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré, sans faire droit à la demande de décharge.

Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209075

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B contestant trois saisies administratives à tiers détenteur pour un montant total de 1 817 037 euros, correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales (2007-2015). La requérante invoquait l'autorité de la chose jugée par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris, qui avait cantonné une saisie pénale à 50 537 euros. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, estimant que la saisie pénale, prononcée par l'autorité judiciaire, est sans incidence sur l'exigibilité des impositions fiscales et ne fait pas obstacle au recouvrement forcé par le comptable public. La demande de frais de justice a également été rejetée, l'État n'étant pas la partie perdante.

Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416165

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 9 octobre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B, une ressortissante paraguayenne vulnérable victime de traite des êtres humains, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur. La solution retenue est l'annulation pour erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

5 novembre 2024• - Etrangers - 15 jours