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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2216740

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société MSN, qui contestait l'article 2 d'un arrêté municipal assujettissant son changement de destination de locaux (en centre périnatal) à la taxe pour création de locaux de bureaux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la mention de cette taxe dans l'autorisation d'urbanisme est dépourvue de caractère décisoire. En effet, la maire de Paris n'a pas compétence pour établir ou recouvrer cette taxe, son rôle se limitant à une transmission aux services de l'État. La solution retenue est fondée sur les articles L. 520-1, L. 520-10 et R. 520-10 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET ROUCH ET ASSOCIES (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2215594

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de la maire de Paris refusant de délivrer un certificat de non-opposition à la SCI AMZ Saintonge pour le changement de destination d’un local commercial en hébergement hôtelier. Le tribunal a jugé que le dépôt par courriel, effectué à la demande expresse du service instructeur, constituait une nouvelle déclaration préalable valable, et non un simple réexamen. En conséquence, le silence gardé pendant un mois a fait naître une décision implicite de non-opposition, conformément aux articles R. 423-23 et R. 424-13 du code de l’urbanisme. La solution retenue s’appuie également sur l’article L. 112-9 du code des relations entre le public et l’administration.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET HORUS (SELARL)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2211039

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, associé majoritaire d'une SCI, pour contester une obligation de payer une retenue à la source de 146 910,06 euros mise à sa charge par un avis de mise en recouvrement du 14 août 2019. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que l'action en recouvrement de l'administration fiscale était prescrite. Il a appliqué l'article 1859 du code civil, qui fixe un délai de prescription de cinq ans à compter de la publication de la dissolution de la société, intervenue le 18 mars 2012. Le tribunal a considéré que ce délai n'avait pas été interrompu par les poursuites contre la SCI et qu'il était donc expiré lors de la notification à M. B. En conséquence, M. B a été déchargé de l'obligation de payer et l'Etat a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ELIDE (SELAS)

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210968

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A C contestant la décision du ministre de l'économie du 13 janvier 2022 renouvelant le gel de ses fonds pour six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, détaillant les liens du requérant avec le Centre d'Études et de Recherches Syrien (CERS) et ses activités au profit du régime syrien. Il a également écarté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la mesure de police administrative, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier, n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable en raison de l'objectif de prévention des atteintes à l'ordre public.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210969

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Steelor, qui demandait l'annulation d'un arrêté ministériel du 13 janvier 2022 renouvelant le gel de ses fonds pour six mois. La société invoquait des vices de procédure, un défaut de motivation et d'erreur de fait. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier et les résolutions de l'ONU et de l'UE visant la Syrie, était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée pour une mesure de police administrative préventive.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210970

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait un arrêté du 13 janvier 2022 du ministre de l'économie renouvelant le gel de ses fonds pour six mois. La décision, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier et des résolutions de l'ONU et de l'UE concernant la Syrie, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la mesure de police administrative n'était pas soumise à une procédure contradictoire préalable.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210971

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B D C et de la société MHD D C et Sons demandant l'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2022 du ministre de l'économie renouvelant le gel de leurs fonds pour six mois. La décision, fondée sur l'article L. 562-3 du code monétaire et financier et des résolutions de l'ONU et de l'UE, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, considérant que la mesure de police administrative visait à préserver l'ordre public et que son caractère urgent justifiait l'absence de contradictoire préalable.

Avocat : CABINET LYON-CAEN, THIRIEZ (SCP)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209676

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015-2017, issues d’un contrôle de la société Altana Investissements. Les requérants soutenaient que des charges (entretien d’une villa, écran tactile, peinture) étaient déductibles ou devaient être incorporées au stock, et non considérées comme des distributions occultes. Le tribunal a jugé que les charges litigieuses, relatives à un bien inscrit en stock, n’étaient pas justifiées comme étant nécessaires à l’exploitation et constituaient des avantages occultes imposables sur le fondement de l’article 111 c du code général des impôts. La décision confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré, sans faire droit à la demande de décharge.

Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209684

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 3 mars 2022 par lequel la maire de Paris s'était opposée à la déclaration préalable de M. A F pour le changement de destination d'un local commercial en hébergement hôtelier. Le tribunal a relevé d'office que le projet, relevant d'un simple changement de sous-destination au sein de la même catégorie "commerce et activités de service", n'était pas soumis à déclaration préalable en application de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme. La décision litigieuse a été requalifiée en refus d'autorisation de location de meublé de tourisme sur le fondement du IV bis de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme.

Avocat : CABINET HORUS (SELARL)

5 novembre 2024• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208993

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Altana Investissements, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la société avait commis un acte anormal de gestion en louant un bien à un prix inférieur au marché, ce qui constituait une renonciation à recettes, et que les charges déduites pour une villa en stock n'étaient pas justifiées comme étant dans l'intérêt de l'exploitation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions et les pénalités pour manquement délibéré sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts.

Avocat : CABINET DELPEYROUX & ASSOCIES (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209075

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B contestant trois saisies administratives à tiers détenteur pour un montant total de 1 817 037 euros, correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales (2007-2015). La requérante invoquait l'autorité de la chose jugée par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris, qui avait cantonné une saisie pénale à 50 537 euros. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, estimant que la saisie pénale, prononcée par l'autorité judiciaire, est sans incidence sur l'exigibilité des impositions fiscales et ne fait pas obstacle au recouvrement forcé par le comptable public. La demande de frais de justice a également été rejetée, l'État n'étant pas la partie perdante.

Avocat : CABINET NATAF ET PLANCHAT (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2207187

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016-2017, issues de la réintégration dans les bénéfices de la SAS Anjou Tôlerie des frais de déplacement de M. B, dirigeant, considérés comme un avantage en nature. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'administration était fondée à requalifier ces frais en revenus distribués sur le fondement du c de l'article 111 du code général des impôts. Il a également estimé que la preuve du manquement délibéré justifiant la pénalité de 40 % (article 1729 du CGI) était rapportée.

Avocat : CABINET AVOCATS CONSEILS REUNIS - ACR (SCP)

5 novembre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2118883

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision d'ajournement de la candidature de M. A à l'admission directe en deuxième année de médecine à Sorbonne Université (dispositif "AlterPaces"). Le tribunal retient que l'université ne justifie pas de la compétence de l'auteur de cette décision, faute de produire un document établissant l'identité et la qualité de celui-ci. Cette annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête. La décision est fondée sur les principes généraux de la compétence de l'auteur d'un acte administratif.

Avocat : CABINET NAUSICA AVOCATS

5 novembre 2024• 1re Section - 1re Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2201440

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la délibération n° 2021-43 du 28 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Mooslargue accordait la protection fonctionnelle à un adjoint au maire. Le tribunal a jugé que les conditions de l'article L. 2123-35 du code général des collectivités territoriales n'étaient pas réunies, car les faits à l'origine des attaques (relevé d'un compteur d'eau) n'avaient pas été commis dans le cadre des fonctions de l'élu. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET R. WEYL - F. WEYL - F. WEYL - S. PORCHERON - E. TAULET

5 novembre 2024• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2108887

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la demande de M. Deck, conseiller municipal d'opposition de Kintzheim, qui contestait le refus implicite du maire de publier son texte "Devoir de mémoire" dans le bulletin "Kintzheim Newsletter". Le tribunal a jugé que ce bulletin, bien que présenté comme une simple lettre d'informations pratiques, contenait des éléments relatifs aux réalisations et à la gestion du conseil municipal, ce qui le qualifie de bulletin d'information générale au sens de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, la commune était tenue d'y réserver un espace d'expression aux élus minoritaires, et le refus de publication est annulé. La demande relative à la communication d'une date de remise pour les contributions a été rejetée, faute de base légale.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ASSOCIÉS KARM ZAIGER

5 novembre 2024• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410701

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit statué sur les autres moyens, la requête étant considérée comme tardive. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme, et le code de justice administrative.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 novembre 2024• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410704

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 19 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Cette décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 novembre 2024• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410662

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 17 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation suffisante. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence de vie commune établie avec sa compagne enceinte. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes généraux du droit de l'Union européenne.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

5 novembre 2024• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318765

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire délivrés par le maire de Pontchâteau à la société Presqu’île Investissement pour un immeuble de 26 logements. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de la notice architecturale et du plan de masse, ainsi que la méconnaissance de plusieurs articles du plan local d’urbanisme. En cours d’instance, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a pris acte de ce désistement, rendant l’affaire sans objet, et a rejeté les demandes de frais de justice présentées par la commune et la société.

Avocat : CABINET COUDRAY

5 novembre 2024• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206253

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Pornic pour la division de parcelles en zone Uc, au lieudit Le Bois Macé. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur une application correcte de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, le secteur ne constituant ni une agglomération, un village, ni un secteur déjà urbanisé au sens de ces dispositions. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 111-11 du code de l'urbanisme et Uc 2 du plan local d'urbanisme, ainsi que du principe d'égalité. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : CABINET COUDRAY

5 novembre 2024• 1ère Chambre