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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

35 683 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

35 683

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : BINETEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303021

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Little Café contestant les contributions spéciale (75 200 €) et forfaitaire (9 480 €) infligées par l'OFII pour l'emploi de quatre salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a écarté les moyens de la société, notamment l'argument tiré d'un projet de loi non applicable et la bonne foi invoquée. Il a également relevé d'office l'abrogation de l'article L. 822-2 du CESEDA par la loi du 26 janvier 2024, mais sans que cela n'affecte le bien-fondé des sanctions appliquées. La décision confirme le montant des contributions, sans faire droit aux demandes de minoration ou de dégrèvement.

Avocat : CABINET LUZELLANCE

8 octobre 2024• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423618

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 5 août 2024 portant à vingt-quatre mois la durée de son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français de 2023, devenue définitive, et a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

8 octobre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414129

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à une ressortissante algérienne, l'avait obligée à quitter le territoire et avait fixé le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation personnelle de la requérante, qui vivait avec sa fille handicapée et ses petits-enfants français, sans attache familiale en Algérie. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante.

Avocat : CABINET REDILEX - FERDI-MARTIN, PREIRA (SELARL)

8 octobre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415526

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de police du 15 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation sur la situation personnelle de l'intéressé. Enfin, concernant la décision fixant le pays de destination, les risques de persécution allégués par M. A n'ont pas été établis, et sa demande d'asile avait déjà été rejetée, ce qui écarte toute violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

8 octobre 2024• Section 8 - Chambre 2
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415709

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de police du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait des risques de persécution en cas de retour dans son pays d'origine, mais le tribunal a estimé que ses allégations n'étaient pas suffisamment étayées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge considérant que l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'a pas été méconnu.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

8 octobre 2024• Section 8 - Chambre 2
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2200978

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'association "Non à la terrealité" et d'autres riverains demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2022 autorisant la SAS Terreal à exploiter une carrière d'argile à ciel ouvert pour trente ans dans les communes de Vitrac-Saint-Vincent et Cherves-Chatelars. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de l'étude d'impact sur la stabilité des terrains, la gestion de l'eau, les nuisances sonores et visuelles, ainsi que la méconnaissance des articles L. 511-1 et L. 181-3 du code de l'environnement et du schéma départemental des carrières. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que l'étude d'impact était suffisante et que les prescriptions de l'arrêté garantissaient la protection des intérêts visés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET BOIVIN ET ASSOCIES

8 octobre 2024• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409453

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B, ressortissant équatorien, visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet du Nord sur sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle "salarié". Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement fait droit à la demande de l'intéressé en fabriquant le titre et en convoquant M. B pour sa remise, rendant ainsi sans objet les conclusions en suspension et en injonction. En conséquence, l'instance a été déclarée close sur ces points, et l'État a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

8 octobre 2024
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313467

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui contestait le refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La commission de recours avait fondé son refus sur des altérations et incohérences dans les documents présentés, révélant un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires. Le tribunal a jugé cette motivation suffisante et a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a également rappelé que l'autorité compétente peut refuser un visa pour tout motif d'intérêt général, même en présence d'une autorisation de travail, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la requête, en application des articles L. 311-1 et L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 5221-2 du code du travail.

Avocat : CABINET HOUDEZ ROUFIAT

8 octobre 2024• 11ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2109978

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 2 juin 2021 par laquelle la ministre du travail a rejeté la demande d'autorisation de licenciement de M. B, présentée par la société BP France. Le tribunal juge que la ministre a commis une erreur de droit en se déclarant incompétente au motif que le salarié ne faisait plus partie des effectifs après son licenciement, alors que ce licenciement avait été prononcé sur la base d'une autorisation de l'inspection du travail ultérieurement annulée. Il enjoint à la ministre de statuer à nouveau sur cette demande dans un délai de deux mois. La décision s'appuie sur les principes applicables en matière de protection des salariés mandatés et sur le code du travail.

Avocat : CABINET RACINE PARIS

8 octobre 2024• 9ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411235

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 5 avril 2024 par lequel le préfet de police refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue par le tribunal est fondée sur l'inexacte application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ayant considéré à tort que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public en raison d'une condamnation unique et ancienne pour défaut de permis de conduire. Le tribunal a ainsi jugé que ce motif de refus était entaché d'erreur d'appréciation.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

8 octobre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2223565

Le Tribunal Administratif de Paris était saisi par la société BIRP d’un recours contre le refus implicite puis exprès du directeur général des finances publiques de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 et avril 2021. La société a abandonné ses conclusions relatives à décembre 2020. Le tribunal a rejeté la demande pour avril 2021, estimant que la société n’avait pas complété sa demande dans le délai imparti et que la clôture du fonds au 30 juin 2022, condition de compatibilité avec le marché intérieur, était opposable. La solution retenue s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et les décrets n° 2020-371 du 30 mars 2020 et n° 2022-348 du 12 mars 2022.

Avocat : CABINET LEXCAP (SELARL)

8 octobre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422142

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de sa situation. Il a également estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale de M. B n'était pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le moyen tiré d'un risque de persécution en cas de retour en Inde n'était pas établi. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

8 octobre 2024• Section 8 - Chambre 2
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422140

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 11 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, la violation du droit d'être entendu, l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 542-1). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS

8 octobre 2024• Section 8 - Chambre 2
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2202230

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix, qui demandait l'annulation de son compte-rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que le défaut de motivation était inopérant car ce type de décision n'est pas soumis à une obligation de motivation. Il a également estimé que la réalité de l'entretien préalable était établie par la version définitive du document, que le compte-rendu était bien signé, et que l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas démontrée. La solution se fonde sur le code général de la fonction publique et le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.

Avocat : CABINET COLL

8 octobre 2024• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301107

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, adjoint technique, qui contestait son exclusion temporaire de quatre mois pour avoir exercé une activité lucrative non autorisée durant un arrêt maladie. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, la sanction précisant ses dates d'effet. Il a jugé que le placement en congé de maladie n'empêche pas l'exécution d'une sanction disciplinaire, et que la commune n'a pas commis de détournement de pouvoir en refusant le report de la sanction. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 822-1, L. 822-2 et L. 822-3 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : CABINET FIDAL

8 octobre 2024• 1ère chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2402358

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la société d'exploitation du Polydome pour ordonner l'expulsion de la société Boreal Développement, occupante sans droit ni titre de l'espace brasserie "L'Atelier de Ferdinand" suite à la résiliation de sa sous-concession pour non-paiement des redevances. Lors de l'audience, les deux parties ont sollicité un sursis à statuer afin d'engager une médiation. Le tribunal a donc sursis à statuer sur la demande d'expulsion pour permettre aux parties de trouver une issue amiable au litige.

Avocat : CABINET FIDAL CLERMONT-FERRAND

8 octobre 2024
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2217436

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société Sorefico Coiffure Expansion d'une demande de rectification d'erreur matérielle affectant un jugement rendu le 8 octobre 2024. Le tribunal a constaté que le jugement mentionnait une date erronée (12 juin au lieu du 15 juin 2022) pour la décision annulée et une erreur dans la désignation de l'administration (direction générale des entreprises au lieu de direction des grandes entreprises). Sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative, le président du tribunal a ordonné la correction de ces deux erreurs matérielles dans le dispositif du jugement initial.

Avocat : CABINET LATHAM & WATKINS (AARPI)

8 octobre 2024• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423631

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, ressortissant ukrainien, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inopérant car relatif aux décisions de retrait et non de refus. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-15 et L. 552-8 du même code, le refus d'orientation en région proposée justifiant le refus des conditions matérielles d'accueil.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

8 octobre 2024• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2209438

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société BNP Paribas, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser une indemnité de 248 545 euros au titre de la contribution tarifaire d'acheminement (CTA) sur l'électricité pour l'année 2020. La société soutenait que cette contribution constituait une imposition indirecte contraire à la directive 2008/118/CE, faute de poursuivre une finalité spécifique. Le tribunal a jugé que la CTA, prévue par le code de l'énergie, n'entre pas dans le champ d'application de cette directive, car elle ne frappe pas directement ou indirectement la consommation d'électricité mais rémunère un service de réseau. Par conséquent, la responsabilité de l'État n'était pas engagée, et la requête a été rejetée.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

8 octobre 2024• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2216947

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Immo CMED contestant le refus de l’administration de lui accorder l’aide « reprise » prévue par le décret n° 2021-624 du 20 mai 2021. La société soutenait que ce refus, motivé par l’exigence de remboursement préalable d’aides perçues au titre d’un autre dispositif, était entaché d’erreur de droit et d’un défaut d’examen. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant dans le cadre d’un recours de plein contentieux et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l’administration, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur l’application des textes invoqués.

Avocat : CABINET LWM

8 octobre 2024• 2e Section - 1re Chambre