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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

523 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

523

Décisions totales

383 581

Ordonnances

233 273

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : BOTEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519100

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) rejetant le recours contre le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale à Mme D... C... et à la jeune G... A..., épouse et fille de M. B... A..., bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la durée de la séparation familiale et de la situation de vulnérabilité des requérantes en Afghanistan. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 561-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : CABOT

20 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519096

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV). Cette décision confirmait le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour les enfants de Mme B... D... H..., réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la situation de séparation familiale et de précarité alléguée ne présentait pas un caractère suffisamment immédiat et grave pour justifier une suspension en référé. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été examiné au fond, la condition d'urgence faisant défaut.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABOT

20 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520561

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 16 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé d'admettre au séjour M. B..., ressortissant haïtien, et l'a obligé à quitter le territoire. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ayant obtenu une attestation de demande d'asile postérieurement à la décision attaquée, ce qui lui permet de séjourner provisoirement en France et de bénéficier d'une protection. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais d'instance.

Avocat : CABOT

20 novembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2400156

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société EPI - Engenharia E Construcoes LDA, qui contestait une amende administrative de 20 000 euros infligée par la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités de Normandie. Cette amende sanctionnait le défaut de présentation de documents traduits en français (article L. 1263-7 du code du travail) et l’absence de carte d’identification professionnelle pour ses salariés détachés (article L. 8291-1 du même code). Le tribunal a jugé que la sanction n’était pas disproportionnée, l’administration ayant pris en compte les circonstances, la gravité des manquements et les ressources de la société, conformément à l’article L. 1264-3 du code du travail.

Avocat : PEISSE DUPICHOT LAGARDE BOTHOREL et Associés

19 novembre 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500321

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 prononçant son expulsion et son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'expulsion était suffisamment motivée, que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BARBOT-LAFITTE

19 novembre 2025• 5ème Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503118

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Loire refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de menace grave à l'ordre public et de la situation personnelle du requérant, et que le refus de délai de départ volontaire était justifié par un risque de soustraction à la mesure. La solution s'appuie sur les articles L. 613-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SABOT

18 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504543

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes contestant des refus de visa de long séjour opposés par l'autorité consulaire française à Islamabad (Pakistan) à Mme D... et aux enfants mineurs de M. D.... Le ministre de l'intérieur a fait valoir que les visas sollicités avaient été délivrés le 1er septembre 2025, rendant les décisions attaquées implicitement retirées. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté les demandes de frais de justice présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABOT

14 novembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516078

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait la suspension de la décision de la direction nationale d’interventions domaniales (DNID) refusant de lui restituer le solde d’une succession. Le juge estime que le litige, portant sur la curatelle d’une succession vacante confiée à la DNID, relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire en application des articles 809-1 du code civil et R. 211-3-26 du code de l’organisation judiciaire. Par conséquent, la requête est manifestement irrecevable devant la juridiction administrative, et l’ordonnance est rendue sans instruction ni audience sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : MARBOT

13 novembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518885

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) rejetant le recours contre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à Mme D..., ressortissante érythréenne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les requérants s'étant placés eux-mêmes dans cette situation en raison d'un délai de plus de cinq ans entre l'obtention du statut de réfugié par M. C... et les premières démarches de réunification, sans justifier de circonstances particulières établissant un risque grave et immédiat pour Mme D... en Éthiopie.

Avocat : CABOT

6 novembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507270

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé un arrêté préfectoral obligeant un ressortissant albanais à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La solution retenue se fonde sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le requérant démontrant un investissement parental essentiel auprès de son fils mineur placé à l'Aide sociale à l'enfance. Le tribunal a jugé que l'intérêt supérieur de l'enfant n'avait pas été pris en compte comme considération primordiale, annulant ainsi la décision d'éloignement.

Avocat : BARBOT-LAFITTE

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514760

Suspension de fonctions d’un agent public – Tribunal administratif de Melun – Rejet de la demande de suspension. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à suspendre l’arrêté du recteur de l’académie de Créteil prolongeant sa suspension de fonctions pour quatre mois. Il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant conservant l’intégralité de son traitement et de ses indemnités pendant la suspension.

Avocat : BOHBOT

30 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416978

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision du garde des Sceaux du 17 janvier 2024 refusant à Mme B... l'autorisation de changer son nom pour celui de « Païhuén ». Le ministre avait rejeté la demande au motif que le nom sollicité « n’existe pas en France », un critère distinct de l’intérêt légitime prévu à l’article 61 du code civil et ne relevant pas d’un motif d’intérêt général. Cette erreur de droit justifie l’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, notamment celui tiré de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.

Avocat : JINCQ-LE BOT

27 octobre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508393

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités italiennes. La magistrate désignée a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement Dublin III.

Avocat : BOTTEMER

24 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508346

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 6 octobre 2025 fixant le pays de destination de sa reconduite. En cours d’instance, le préfet du Bas-Rhin a retiré cet arrêté par une décision du 9 octobre 2025. Constatant que les conclusions du requérant avaient perdu leur objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BOTTEMER

23 octobre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309242

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante albanaise, qui contestait le refus de la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour pour raisons médicales. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de la préfète n'était pas entachée d'erreur de droit. Saisi sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que la requérante ne démontrait pas que le défaut de prise en charge médicale entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité ou que le traitement approprié serait inaccessible dans son pays d'origine.

Avocat : BOTTEMER

22 octobre 2025• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2414709

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne le recours en excès de pouvoir de M. B... contre un arrêté préfectoral du 10 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que cet arrêté avait été abrogé le 22 octobre 2024. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte du désistement d'office de la requête.

Avocat : CABOT

21 octobre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517801

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant l'admission au séjour de Mme B..., ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision plaçant l'intéressée en situation irrégulière et compromettant son insertion sociale et professionnelle. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABOT

20 octobre 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511614

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant un refus de séjour du préfet de la Loire. Saisi en excès de pouvoir, le juge a constaté que la requête ne contenait l’énoncé d’aucune conclusion, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, il a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

Avocat : MBOTO Y'EKOKO NGOY

16 octobre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306888

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pris par le préfet du Finistère le 28 avril 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux stables et d'une insertion suffisante en France. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, dès lors qu'elle n'avait ni pour objet ni pour effet d'éloigner M. B... de son enfant.

Avocat : JINCQ-LE-BOT

16 octobre 2025• 6ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516966

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France. Cette décision confirmait le refus de délivrance d'un visa long séjour pour réunification familiale à une ressortissante afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant notamment le délai de sept ans entre l'obtention du statut de réfugié par le conjoint et la demande de visa, ainsi que le délai de plus de trois mois pour saisir le juge des référés après la décision implicite de rejet. Les requérants n'ont pas non plus démontré une vulnérabilité particulière justifiant une urgence.

Avocat : CABOT

15 octobre 2025