130 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
130
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 423
Avec résumé IA
Avocat : CARRERAS
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Avocat : CARRERAS VALENTIN
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant les décisions du préfet de la Loire l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que son assignation à résidence par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de lien stable avec ses enfants en France. Les autres décisions, étant légales par voie de conséquence, ont également été validées.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. A C l’autorisation préalable de suivre une formation d’agent de sécurité, sur le fondement de l’article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la décision contestée ne modifiant pas la situation professionnelle du requérant et ne faisant pas obstacle à l’exercice d’un emploi dans un autre secteur. En conséquence, l’ordonnance rejette la requête sans examiner les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et l’erreur manifeste d’appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence dans le Rhône pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 5 août 2024 était légal, car il était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette disposition, issue de la loi du 26 janvier 2024, permet d'assigner à résidence un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant, ce qui était le cas de M. A. Le moyen tiré de la non-rétroactivité de la loi a été écarté, les nouvelles règles étant immédiatement applicables aux décisions prises après leur entrée en vigueur.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident. En cours d’instance, l’administration a délivré au requérant une nouvelle carte de résident valable jusqu’en 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins de suspension, d’injonction et d’astreinte. Le juge des référés a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État, partie perdante, à verser 700 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.