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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 842 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 842

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 195

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CASEffacer tout
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502527

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F C, ressortissant nigérian, contestant son maintien en rétention administrative. Le juge a estimé que la décision de la préfète du Rhône était légale, notamment car la demande d'asile déposée en rétention était dilatoire, l'intéressé ayant déjà vu sa précédente demande rejetée et ayant fait l'objet de condamnations pénales. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au maintien en rétention en cas de demande d'asile manifestement dilatoire.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

5 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501946

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de M. C, ressortissant russe, contestant l'arrêté du 5 février 2025 ordonnant sa remise aux autorités croates, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'article 17 de ce règlement, estimant que la faculté d'examiner la demande en France est discrétionnaire et que l'intéressé ne justifie pas de liens familiaux étroits avec ses fils majeurs réfugiés en France. Il juge également que les risques allégués en cas de retour en Croatie ne sont pas démontrés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
5 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402039

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a estimé que la présence habituelle en France depuis plus de dix ans n'était pas démontrée, écartant ainsi l'obligation de saisir la commission du titre de séjour. Il a également jugé que les éléments fournis, notamment une insertion professionnelle récente, ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

Avocat : ANDRE-LUCAS

5 mars 2025• 3ème chambre
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502493

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. F, ressortissant italien, contestant l'arrêté préfectoral du 25 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence d'examen de sa situation personnelle, et de l'erreur manifeste d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Il a également écarté les arguments relatifs à l'absence d'urgence justifiant le refus de délai de départ volontaire et à l'atteinte à la libre circulation, en application des articles L. 251-1 et L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

4 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327847

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C B, infirmière de bloc opératoire (IBODE) à l'AP-HP, qui demandait l'annulation du refus implicite de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à titre rétroactif. Le tribunal a jugé que le décret n°2022-313 du 3 mars 2022, qui attribue une NBI de 13 points majorés aux infirmiers en soins généraux exerçant en bloc opératoire, n'est pas illégal au regard du principe d'égalité, car la situation des IBODE, relevant d'un grade distinct, n'est pas comparable. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 92-112 du 3 février 1992.

Avocat : CABINET CASSIUS AVOCATS

3 mars 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301448

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête de M. C contestant les retraits de points consécutifs à quatre infractions et la décision d'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation (48 SI) avait été retirée par le ministre de l'intérieur, rendant sans objet les conclusions dirigées contre elle. Sur le fond, le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points a été écarté comme inopérant, cette notification n'affectant pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Le tribunal a ainsi rejeté la requête de M. C, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Avocat : CABINET ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 février 2025• JUGE UNIQUE 2
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201113

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A dirigée contre un permis de construire délivré par le maire de Corbara à la SCI Mètre Carré Habitat pour un hôtel avec piscine. Le tribunal a d’abord jugé irrecevable le recours, estimant que M. A, propriétaire d’un terrain non contigu et non bâti, ne justifiait pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, le projet n’affectant pas directement les conditions de jouissance de son bien. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme (loi Littoral), en retenant que le projet s’inscrivait en continuité du village de Corbara. Les conclusions de M. A ont donc été rejetées, et il a été condamné à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la SCI au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DE CASALTA-BRAVO FRANCOIS-PHILIPPE

28 février 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300139

Le Tribunal Administratif de Bastia annule le refus du préfet de Corse-du-Sud de renouveler la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le préfet a méconnu le champ d'application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car ces dispositions ne peuvent être opposées à une demande de renouvellement d'une carte de résident, laquelle est renouvelable de plein droit en vertu de l'article L. 433-2 du même code. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B.

Avocat : CASIMIRI

28 février 2025• 1ère chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03348

Avocat : S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL

27 février 2025• 7ème chambre
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301035

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI) d'une demande de remboursement des indemnités versées à des militaires blessés et aux ayants droit d'un militaire décédé lors d'une opération de lutte contre l'orpaillage illégal. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande du FGTI était irrecevable pour tardiveté en ce qui concerne les ayants droit de M. B, et mal dirigée pour M. D. Concernant M. E, le tribunal a estimé que le FGTI ne justifiait pas du caractère définitif de la décision de la commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) fixant les indemnités. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions du FGTI, sur le fondement des articles L.706-11 du code de procédure pénale et L.4123-10 du code de la défense.

Avocat : LA S.E.L.A.F.A CABINET CASSEL

27 février 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2301859

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, gendarme contractuel, qui demandait l'annulation de la sanction de vingt jours d'arrêts infligée par le ministre des armées le 3 novembre 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le major général de la gendarmerie disposant d'une délégation de signature en vertu du décret du 27 juillet 2005. Il a également jugé que les faits de refus réitérés de se présenter à un examen médical et de déférer aux convocations hiérarchiques étaient établis et constituaient une faute, sans erreur de qualification juridique. Enfin, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation a été rejeté faute de précisions suffisantes. Les textes appliqués sont les articles L. 4137-1, L. 4137-2, R. 4137-28 et L. 4122-1 du code de la défense, ainsi que les articles R. 434-5 et R. 434-12 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : CASSEL

27 février 2025• 4ème Chambre (JU)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501501

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant ivoirien, de ses conclusions en suspension fondées sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ce désistement fait suite à la délivrance par le préfet du Val-de-Marne d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a également admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et a réservé sa décision sur les frais irrépétibles, dans l'attente de la justification de l'octroi définitif de cette aide.

Avocat : DUCASSOUX

27 février 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402479

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à cinq infractions routières. Le juge a estimé que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions était établie par les mentions du système national des permis de conduire. Il a également jugé que l'administration n'avait pas à prouver la délivrance de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

26 février 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401203

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a d'abord constaté un non-lieu à statuer pour trois infractions dont les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, le tribunal a rejeté l'argument fondé sur le principe de rétroactivité de la loi plus douce (décret n° 2023-1150 du 6 décembre 2023), estimant que les dispositions applicables aux infractions commises avant son entrée en vigueur demeuraient valides.

Avocat : ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND

26 février 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400407

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a d'abord constaté que les conclusions relatives aux infractions des 29 mai 2021 et 6 mai 2023 étaient sans objet, ces dernières n'étant pas retenues. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, il a jugé que le principe de rétroactivité de la loi pénale plus douce était inapplicable, les retraits de points constituant des mesures de police administrative et non des sanctions pénales, sur le fondement des articles L. 223-1 et R. 413-14 du code de la route.

Avocat : ARTAUD - BELFIORE - CASTILLON - GREBILLE-ROMAND

26 février 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304518

Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens concerne une demande d’expertise médicale présentée par une fonctionnaire territoriale, Mme A, victime d’un accident de service reconnu et de ses rechutes, afin d’évaluer l’ensemble de ses préjudices. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à cette demande en ordonnant une expertise. La solution retenue est fondée sur l’utilité de la mesure pour déterminer les préjudices personnels et patrimoniaux distincts, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État (arrêt Moya-Caville), en vue d’un éventuel litige indemnitaire.

Avocat : ABECASSIS

26 février 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500051

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A. Celui-ci demandait l'annulation de la décision de la commission de médiation du Loiret du 23 juillet 2024, qui avait refusé de le reconnaître comme prioritaire et devant être relogé en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'autorité et d'une erreur de droit ou d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : LUCAS

26 février 2025• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300794

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire territoriale détachée au centre hospitalier de Châteauroux, qui contestait le refus d’attribution de la prime de service pour l’année 2022. La décision de refus était fondée sur sa note de 12, inférieure au seuil de 12,5 requis par l’arrêté du 24 mars 1967. Le tribunal a jugé que la notation n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation et que le refus était légal. La solution retenue repose sur les articles L. 521-1 du code général de la fonction publique et l’arrêté du 24 mars 1967.

Avocat : CASADEI-JUNG

25 février 2025• 1ère chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 496713

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

24 février 2025ECLI:FR:CECHS:2025:496713.20250224• 10ème chambre jugeant seule
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500242

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que le caractère disproportionné de la mesure, n'étaient pas fondés. La décision a été prise en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CASAU

21 février 2025• URGENCES ETRANGERS