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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

835 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

835

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : CESEffacer tout
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502073

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel le maire du Touquet-Paris-Plage a accordé un permis de construire à la société RMT pour un ensemble de 6 logements. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incomplétude du dossier, de la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives aux surfaces perméables, aux espaces libres et à la mixité fonctionnelle, ainsi que de la violation de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : EDIFICES AVOCATS

24 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105480

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. B, un contribuable local, contestant deux décisions de la commune de Festubert : un bail commercial pour une boulangerie-pâtisserie et une délibération pour un bail commercial destiné à une supérette. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et de résiliation, considérant que les locaux en cause, loués à des commerçants privés, ne relevaient pas du domaine public communal mais de son domaine privé. En conséquence, la commune pouvait librement gérer ces biens sans mise en concurrence préalable, conformément aux articles L. 2111-1, L. 2211-1 et L. 2221-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

21 mars 2025• 5ème Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303692

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme B C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Hérault de lui accorder une remise gracieuse d’un indu total de 4 283,13 euros (revenu de solidarité active, prime d’activité et prime de fin d’année). Statuant en plein contentieux, le tribunal a estimé que la requérante ne démontrait pas sa bonne foi, ayant omis de déclarer les revenus de son foyer, et que sa situation de précarité, bien que réelle, ne justifiait pas une remise totale ou partielle au regard des circonstances. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SCP DESSALCES & ASSOCIES

20 mars 2025• Présidente QUEMENER
TA63Décision

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2500590

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la société Instant System d’un référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative) visant à contester la passation d’un marché public de services pour le renouvellement du site internet et de l’application T2C. La société requérante s’est désistée de sa requête, désistement accepté par le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération clermontoise, qui s’est également désisté de ses conclusions accessoires. Le tribunal a donné acte de ces désistements et rejeté les demandes de la société Benefice Net au titre des frais de justice. Aucune application des textes du code de la commande publique n’a été nécessaire au fond.

Avocat : RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

19 mars 2025
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2105838

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 30 juin 2021 par laquelle le département du Nord avait suspendu pour quinze jours les publications du syndicat CGT sur son intranet. Le tribunal a jugé que cette sanction portait atteinte aux libertés syndicale et d'expression, garanties par le Préambule de la Constitution de 1946 et les lois des 13 juillet 1983 et 26 janvier 1984. Il a également relevé que la décision méconnaissait les dispositions de la charte d'utilisation des systèmes d'information du département. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation du syndicat.

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

14 mars 2025• 1ère Chambre
TA34Décision

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305311

Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a annulé l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de l'Hérault refusait un titre de séjour à M. E, ressortissant marocain. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que M. E résidait en France depuis 2014 avec son épouse et leurs deux enfants nés en France, et qu'il était impliqué dans leur scolarité et leur suivi médical. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. E dans un délai de deux mois.

Avocat : SCP DESSALCES & ASSOCIES

14 mars 2025• 3ème chambre
TA64Décision

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402915

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné les requêtes de Mme E, de nationalité marocaine, contestant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Gers, ainsi qu'une assignation à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage avec un ressortissant français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.

Avocat : CESSO

14 mars 2025• URGENCES ETRANGERS
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300098

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. H et autres contre un permis de construire délivré par la préfète du Val-de-Marne à la société Vilogia pour un immeuble de quatorze logements sociaux au Perreux-sur-Marne, ainsi que les permis modificatifs ultérieurs. Les requérants soulevaient divers moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un dossier de demande incomplet, une fraude, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens et des observations des parties, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : EDIFICES AVOCATS

5 mars 2025• 7ème chambre
CAA59Décision

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA01287

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

5 mars 2025• 3e chambre - formation à 3
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100607

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SNC Fer à Cheval d'Arbois et de la SCI Les Pettoreaux d'Arbois demandant l'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2020 par lequel la maire de Megève avait ordonné l'interruption des travaux sur la parcelle AD n° 315. Le tribunal a estimé que le permis de construire n° PC 074 173 13 000 54 était devenu caduc le 6 novembre 2017, faute de commencement des travaux dans le délai de validité, et que les travaux réalisés postérieurement excédaient l'autorisation initiale. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, qui permet d'ordonner l'interruption des travaux en cas d'infraction. Les moyens soulevés par les requérantes, notamment l'erreur de droit et la méconnaissance du délai raisonnable, ont été écartés comme infondés.

Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES

4 mars 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100603

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SNC Fer à Cheval d'Arbois et de la SCI Cheval d'Arbois demandant l'annulation de l'arrêté du 3 décembre 2020 par lequel la maire de Megève avait ordonné l'interruption des travaux sur la parcelle AD n° 316. Le tribunal a jugé que le permis de construire était caduc, faute de commencement des travaux dans le délai de validité, et que les travaux entrepris ultérieurement l'avaient été sans autorisation en zone naturelle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 480-2 et R. 424-17 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES

4 mars 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206970

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SNC Fer à Cheval d'Arbois, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 août 2022 par lequel la maire de Megève a refusé un permis de construire valant démolition pour un projet d'habitation. Le tribunal a jugé que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article 2.5 UH du plan local d'urbanisme n'était pas entaché d'erreur, la construction existante ne présentant pas un danger pour la sécurité publique justifiant sa démolition. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, sans se prononcer sur son bien-fondé, la requérante ne démontrant pas que le bâtiment détruit était régulièrement édifié.

Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES

4 mars 2025• 2ème Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203117

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme B, agent recruté par le CCAS de Roubaix via des contrats à durée déterminée successifs, contestant le non-renouvellement de son engagement au 1er janvier 2021 et demandant des indemnités pour des primes non versées et des préjudices. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision de non-renouvellement, estimant qu'elle était justifiée par l'intérêt du service et prise par une autorité compétente. Concernant la demande indemnitaire, il a partiellement fait droit à la requête en reconnaissant que Mme B, occupant un emploi permanent, aurait dû être considérée comme agent non titulaire et bénéficier de certaines primes (indemnité de résidence, prime de référence, prime métier) sur la période de mai 2018 à décembre 2020, en application des délibérations du CCAS et des textes relatifs à la fonction publique territoriale (loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, décret n° 88-145 du 15 février 1988). En revanche, il a rejeté les demandes liées à la prime de fin d'année, au préjudice moral et aux troubles dans les conditions d'existence, faute de preu

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

4 mars 2025• 1ère Chambre
TA77Décision

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206459

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Foncière SL pour contester son assujettissement à la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC) d'un montant de 177 000 euros, décidé par la communauté de communes Plaines et Monts de France. La société invoquait une méconnaissance de l'article L. 1331-7 du code de la santé publique et une erreur manifeste d'appréciation, ainsi que l'illégalité de la délibération fixant la PFAC. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision était conforme aux textes applicables, notamment le code de la santé publique et le code de l'urbanisme.

Avocat : JURIADIS COUTANCES

27 février 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404527

Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du 6 mars 2024 par lequel le maire de Saint-Georges-de-Reneins s'est opposé à la déclaration préalable de la société On Tower France pour le remplacement et le rehaussement d'un pylône de radiotéléphonie mobile. La juridiction retient que le maire a commis une erreur de droit en appliquant les règles de hauteur de l'article UI 10 du PLU, car le projet constitue une installation nécessaire aux services publics ou d'intérêt collectif, pour laquelle la hauteur n'est pas réglementée. Le tribunal écarte également le motif tiré de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, estimant que le règlement du PLU comporte des dispositions équivalentes qui étaient seules applicables. En conséquence, la décision est annulée, et il est enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois, sans astreinte.

Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES

27 février 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408435

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 21 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. C A, ressortissant portugais, à quitter le territoire français. Le tribunal estime que les faits reprochés (violences en état d'ivresse et conduite en état alcoolique) constituent un acte isolé insuffisant pour caractériser une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Compte tenu de la résidence en France depuis 54 ans et de la situation familiale de l'intéressé, la décision est entachée d'une inexacte application des textes. Par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de destination et l'interdiction de circulation sont également annulées. L'État est condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET JOVY GUINCESTRE

17 février 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2104227

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B de deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du maire de Bry des 11 mai et 4 juin 2021. Le premier arrêté exerçait le droit de préemption urbain sur une partie d’un ensemble immobilier, et le second portait acquisition du surplus de ce même bien. Le requérant contestait notamment la motivation insuffisante des décisions, l’absence de projet réel d’intérêt général au sens des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme, et invoquait un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les arrêtés étaient suffisamment motivés et justifiés par un projet d’intérêt général, et que le maire disposait de la compétence nécessaire pour agir. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Avocat : EDIFICES AVOCATS

17 février 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2108653

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société La Meije, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire des Deux Alpes refusant un permis de construire pour la démolition d'un hôtel et la construction d'une résidence hôtelière. Le tribunal a jugé que le projet, soumis aux dispositions de l'article R. 123-9 du code de l'urbanisme dans sa version antérieure au 1er janvier 2016, relevait bien de la catégorie d'hébergement hôtelier. En application des articles Ua 1 du plan local d'urbanisme et de l'article 5 de ses dispositions générales, le tribunal a considéré que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en refusant le permis, le changement de destination des hébergements hôteliers étant interdit.

Avocat : SEHILI - FRANCESCHINI

13 février 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201257

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Cabinet Exid Expertises, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice financier suite à l'adoption du décret n°2020-775 du 24 juin 2020 relatif aux fourrières automobiles. La société invoquait la rupture d'égalité devant les charges publiques, estimant que la nouvelle réglementation, en automatisant le classement des véhicules, l'avait privée de la majorité de son activité d'expertise. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l'État ne pouvait être engagée, car la réglementation poursuivait un intérêt général prééminent et que la société n'établissait pas l'existence d'un préjudice grave et spécial, ni le lien de causalité direct avec les pertes alléguées.

Avocat : SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS

11 février 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102941

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par la maire de Megève à M. C pour une maison individuelle. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le dossier de demande n'était pas incomplet et que le projet respectait les articles 3.UH, 7.UH et 12.UH du règlement du plan local d'urbanisme relatifs à l'accès, à l'implantation et au stationnement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET LEGAL PERFORMANCES

11 février 2025• 2ème Chambre