42 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
42
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 023
Avec résumé IA
Avocat : MALTERRE - CHAUVELIER
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par des propriétaires indivis de parcelles boisées endommagées par un incendie survenu le 30 décembre 2016, qu'ils attribuent à un écobuage réalisé deux jours plus tôt par la commission syndicale de la Baronnie des Angles. Les requérants demandaient la condamnation de cette commission syndicale à leur verser 26 616 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'écobuage litigieux, réalisé pour la gestion de biens indivis entre communes, ne constituait pas un travail public, rendant la juridiction administrative incompétente pour en connaître. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5222-1 et L. 5222-2 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL MALTERRE - CHAUVELIER
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (4ème chambre) concerne une action en responsabilité pour faute engagée par Mme E... et ses proches contre le CHU de Rennes, suite à des erreurs de diagnostic et retards de prise en charge lors de ses admissions en 2002, 2004 et 2005. Le tribunal retient une perte de chance de 60 %, imputable pour moitié au CHU et pour l’autre moitié à un médecin libéral, et condamne l’établissement à indemniser les préjudices à hauteur de 30 %. La solution s’appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière pour faute, sans application de la solidarité nationale (ONIAM mis hors de cause), et fixe les montants en fonction des préjudices temporaires et permanents évalués par expertise.
Avocat : CHAUVEL
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du 7 juillet 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et munitions. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Il a estimé que la décision était légalement justifiée au regard des articles L. 312-11 et suivants du code de la sécurité intérieure, en raison de la condamnation de l'intéressé pour sévices graves envers un animal. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la commune d’Auterrive d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les causes des désordres affectant une fontaine réalisée dans le cadre d’un marché public de rénovation du centre du village. Le juge des référés a fait droit à cette demande, considérant qu’elle était utile et se rattachait à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. La mission de l’expert a été fixée pour identifier les causes des désordres, évaluer les préjudices et chiffrer les travaux de réparation. Le juge a également rappelé qu’il ne lui appartient pas, à ce stade, de se prononcer sur la charge des dépens.
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B contestant le rejet implicite de son recours contre la décision de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) refusant sa demande de subvention "MaPrimeRénov'" pour des travaux d'isolation. Le tribunal a jugé que les travaux avaient été réalisés le 2 août 2021, soit avant le dépôt de la demande finalisée le 14 juin 2022, ce qui est contraire à l'article 2 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020. Aucune des dérogations prévues par ce texte ne s'appliquait, et le requérant n'a pas justifié de l'attribution antérieure d'une somme de 1 750 euros. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant s’est désisté de son action, ce désistement ayant été jugé pur et simple. Par une ordonnance du 12 septembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce seul constat.