130 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
292 013
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 7 mars 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours de M. C, ressortissant tunisien, contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur un précédent dépôt de demande d'asile et une obligation de quitter le territoire français, bien que constituant un faisceau d'indices, est trop ancien et isolé pour établir un risque de détournement de l'objet du visa, compte tenu de l'autorisation de travail et du contrat de travail valides présentés par le requérant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail, ainsi que sur le principe selon lequel le refus de visa ne peut être fondé que sur un motif d'intérêt général, tel qu'un risque avéré de détournement de l'objet du visa.
Avocat : CHELLY
**Refus de visa de long séjour (travailleur salarié) – Tribunal Administratif de Nantes – Annulation** Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. A contre le refus de l'autorité consulaire française à Tunis de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal estime que la commission a commis une erreur d'appréciation en considérant que les informations fournies par le requérant (autorisation de travail, contrat de travail, diplômes, bulletins de salaire) étaient incomplètes ou non fiables, l'absence de justificatif d'hébergement n'étant pas suffisante pour justifier le refus. La décision est fondée sur les articles D. 312-8-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai de trois mois.
Avocat : CHELLY