393 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
393
Décisions totales
383 581
Ordonnances
298 950
Avec résumé IA
Avocat : YEMENE TCHOUATA
Avocat : ACHOU - LEPAGE
Avocat : CHOURLIN OLIVIER
Avocat : BENICHOU
Avocat : AACHOUR
Avocat : SELARL CHOULET PERRON
Avocat : BOUCHOUCHA
Avocat : GASMI-BAICHOU
Avocat : ACHOUR
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus de visa de court séjour opposé à Mme B épouse C, ressortissante camerounaise souhaitant rendre visite à sa fille française. Le tribunal a estimé que l'administration n'apportait pas la preuve du risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, en l'absence de production de mémoire en défense et au vu des justificatifs présentés. La décision a été fondée sur les articles 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa dans un délai de deux mois et condamné l'État à verser 1 200 euros aux requérantes au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de police du 7 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, de méconnaissance du principe du contradictoire et du droit d'être entendu, ainsi que les moyens tirés de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C G, ressortissant brésilien, contestant les décisions du préfet de police du 7 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du principe du contradictoire, estimant que le requérant n'avait pas été privé de son droit d'être entendu. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée très brève du séjour en France et de l'absence d'attaches familiales stables. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la même convention, faute de risques personnels et actuels en cas de retour au Brésil.
Avocat : HAMCHOUCH
Avocat : BENICHOU PARA TRIQUET- DUMOULIN AVOCATS ASSOCIES