11 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
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Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 418
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 5 février 2025 par lequel le préfet du Var avait fait obligation de quitter le territoire français à M. B..., ressortissant turc, sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal retient que M. B. avait formulé une demande d'asile lors de son audition, ce qui obligeait le préfet à enregistrer cette demande et à lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, conformément aux articles L. 521-1 et L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de l'un des cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2 du même code, le préfet ne pouvait pas prendre de mesure d'éloignement tant que M. B. bénéficiait du droit de se maintenir sur le territoire français. Par conséquent, la décision d'éloignement est entachée d'erreur de droit.
Avocat : COMYN
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives aux métiers en tension, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie par l'accord franco-algérien. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, faute pour le requérant de justifier d'une promesse d'embauche. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : COMYN