660 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
660
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 771
Avec résumé IA
Avocat : SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Avocat : CORDIER
Avocat : SELARL SERFATY VENUTTI CAMACHO & CORDIER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 24 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 25 août 2024 portant exécution d'une interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, qu'il ne souffrait d'aucun défaut d'examen de la situation personnelle du requérant et que la procédure contradictoire avait été respectée, l'urgence justifiant l'absence de délai supplémentaire pour présenter des observations. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 33 de la Convention de Genève et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 24 août 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, jugeant la décision proportionnée. Il a également refusé d'ordonner la communication du dossier de l'intéressé, estimant le contradictoire respecté. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes obligeait M. B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. La juridiction a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, de ses quatre enfants et de la présence de son frère de nationalité française. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant son maintien en rétention administrative. Le juge a estimé que la décision du préfet des Alpes-Maritimes, fondée sur l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée. Il a considéré que la demande d'asile de l'intéressé, présentée après son placement en rétention, visait à faire échec à son éloignement et que son maintien était nécessaire. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d’expertise in futurum présentée par la société Reolian Multitec sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La société sollicitait la désignation d’un expert pour déterminer les responsabilités dans les retards de chantier et chiffrer son préjudice, dans le cadre d’un litige indemnitaire déjà pendant devant le juge du fond. Le juge des référés a estimé que la mesure n’était pas utile, dès lors que le juge du fond, déjà saisi, peut ordonner une telle expertise dans le cadre de ses pouvoirs d’instruction. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur les dépens.