728 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
728
Décisions totales
383 581
Ordonnances
285 964
Avec résumé IA
Avocat : SELARL LE TEMPS DES DROITS
Avocat : SELARL BLT DROIT PUBLIC
Avocat : AARPI RICHER & ASSOCIES DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel le préfet de police avait ordonné la fermeture administrative pour 45 jours du débit de boissons "The Highlander". La décision a été censurée pour vice de procédure, le tribunal jugeant que la procédure contradictoire préalable était irrégulière. En effet, le courrier d'information adressé à la société comportait des mentions erronées sur le nombre de salariés en service et ne permettait pas d'identifier précisément tous les salariés concernés par les infractions reprochées, privant ainsi la société de la possibilité de présenter des observations utiles. Cette solution est fondée sur les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, relatifs au respect de la procédure contradictoire pour les décisions individuelles défavorables constituant des mesures de police.
Avocat : CABINET RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Avocat : RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC
Avocat : AXONE DROIT PUBLIC
Avocat : ANGLE DROIT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par les parents d’un enfant mineur, dont l’auriculaire a été sectionné le 19 mars 2021 en se coinçant dans un grillage de la cour de récréation d’une école communale. Les requérants demandaient la condamnation de la commune d’Aincourt pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public et manquement à l’obligation de surveillance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commune rapportait la preuve de l’entretien normal du grillage et qu’aucune faute de surveillance n’était établie. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics, codifiés notamment à l’article L. 212-4 du code de l’éducation.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par Mme B sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait une mesure d’expertise pour évaluer les préjudices subis lors d’un accident du travail survenu le 4 février 2021, non reconnu imputable au service par une décision du 30 août 2023. Le juge a estimé que cette expertise ne présentait pas un caractère utile, dès lors que Mme B avait déjà engagé un recours au fond en annulation et en indemnisation, et qu’elle ne justifiait d’aucune circonstance particulière justifiant une mesure distincte de celle que le juge du fond pourrait ordonner. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la demande de M. et Mme D, agissant pour leur fils mineur, visant à engager la responsabilité de la commune d'Épône pour un accident survenu le 31 mars 2021 sur une aire de remise en forme. Les requérants soutenaient que l'agrès, présentant des bords rouillés et tranchants, était en défaut d'entretien normal. La commune a opposé l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté et, subsidiairement, l'absence de lien de causalité et l'entretien normal de l'ouvrage. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le lien de causalité entre l'ouvrage public et le préjudice n'était pas établi, et que la commune rapportait la preuve d'un entretien normal de l'agrès. Aucune indemnité n'a été accordée, et les conclusions des parties sur les frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SCP EVODROIT
Avocat : SELARL REFLEX DROIT PUBLIC
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise pour déterminer l'origine des désordres affectant la propriété de M. et Mme F à Louvres, notamment des fissures apparues depuis 2018. La demande d'expertise a été jugée recevable, la prescription quadriennale opposée par la commune n'étant pas acquise en raison d'un constat d'huissier de 2023 interrompant le délai. En revanche, Mme D, propriétaire voisine, a été mise hors de cause, le litige relevant du droit privé et non de la compétence administrative. Les frais d'expertise sont réservés, et les demandes de frais de justice des parties sont rejetées.
Avocat : EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS