10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
333 055
Avec résumé IA
Avocat : PEUDUPIN
Avocat : ANDUJAR
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO
Avocat : DURAND
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la société PJMG, exploitant un salon de beauté, pour contester le refus de l'administration de lui octroyer les aides du fonds de solidarité pour les mois de mars et avril 2021, dans le cadre de la crise sanitaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que le comportement de cette dernière avait induit la société en erreur, rendant son recours recevable. Sur le fond, le tribunal a examiné les conditions d'éligibilité prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment l'interdiction d'accueil du public et la perte de chiffre d'affaires. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après audience publique.
Avocat : CABINET MAUDUIT, LOPASSO & ASSOCIES (SELARL)
Avocat : DUBOISSET
Avocat : SELARL TANG & DUBAU
Avocat : DUMAS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D C pour contester deux titres exécutoires émis par la commune de Landry en 2022 et 2023, réclamant un total de 9 500 euros au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). La requérante demandait également l’annulation de ces titres, la décharge des sommes, le remboursement d’autres taxes, ainsi que la condamnation de la commune et de son maire pour divers préjudices et infractions pénales. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de Mme C, jugeant notamment que les moyens soulevés contre les titres exécutoires n’étaient pas fondés et que les demandes indemnitaires et pénales étaient irrecevables ou mal dirigées. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à la PFAC et sur les règles de compétence de la juridiction administrative.
Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a examiné les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions d'annulation, d'injonction ou de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.
Avocat : DUMAS MATHILDE
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société Mage, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder des aides du fonds de solidarité pour les mois de mars et avril 2021, en raison de l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'administration, estimant que le comportement de cette dernière avait induit la société en erreur sur les délais de recours. La solution retenue est que la requête est recevable, et le tribunal se prononcera sur le fond du litige, notamment au regard des articles 3-24 et 3-26 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société MG, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder des aides du fonds de solidarité pour les mois de mars et avril 2021, en raison de l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'administration, estimant que le comportement de cette dernière avait induit la société en erreur sur les délais de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions de refus, jugeant que la société remplissait les conditions d'octroi des aides prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment en raison d'une interdiction d'accueil du public et d'une perte de chiffre d'affaires. Il a enjoint à l'administration de verser les aides dues, soit un total de 18 239 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 4 juillet 2022.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 29 mars 2023, qui enjoignait au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement à Mme B sous astreinte de 30 euros par jour. Le préfet a justifié de l’exécution de cette injonction le 4 juillet 2024, soit avec un retard important. En application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte pour la période du 30 avril 2023 au 3 juillet 2024. L’État a ainsi été condamné à verser la somme de 12 870 euros au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL).
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A pour assurer l'exécution d'un jugement du 20 novembre 2023, qui enjoignait au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement de type T4 sous astreinte de 30 euros par jour. Le préfet a finalement attribué un logement le 8 novembre 2024, soit après un retard de 323 jours. En application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé définitivement l'astreinte à 9 690 euros, condamnant l'État à verser cette somme au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL).
Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de la famille F, qui demandait la condamnation de l'ONIAM à réparer les préjudices subis par leur fille, Mme B F, atteinte de narcolepsie avec cataplexie après une vaccination contre la grippe A/H1N1 (vaccin Panenza) en 2009-2010. Les requérants soutenaient que le lien de causalité entre la vaccination et la maladie était scientifiquement démontré et reconnu par les experts. L'ONIAM a conclu au rejet de la requête, contestant le fondement des demandes. Le tribunal, après avoir examiné les pièces du dossier et entendu les parties, a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment les articles L. 3131-1 et L. 3131-3 relatifs aux mesures d'urgence sanitaire et à la responsabilité des professionnels de santé.
Avocat : DUQUESNE CLERC
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de M. B, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant n’a pas produit le mémoire complémentaire qu’il avait annoncé, malgré une mise en demeure notifiée via l’application Télérecours. En application des articles R. 612-5 et R. 222-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Toulon à la SA Uniti Habitat pour la construction d'une résidence-services séniors. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la légalité d'une dérogation préfectorale, et la méconnaissance de plusieurs articles du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) relatifs aux accès, au stationnement, aux distances entre bâtiments et à l'aspect extérieur. Le tribunal a jugé l'ensemble de ces moyens infondés, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l'urbanisme et du PLU. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de voisins demandant l'annulation du refus implicite du maire de Saint-Cyr-sur-Mer de saisir le juge judiciaire pour ordonner la démolition de constructions irrégulières (article L. 480-14 du code de l'urbanisme). Le tribunal a jugé que l'action civile était prescrite, les travaux étant achevés depuis plus de dix ans (2013 pour la parcelle CR n°212, 2014-2015 pour la parcelle CR n°214), et que la demande des requérants en 2022 était tardive. La solution retenue est fondée sur les articles L. 480-14 du code de l'urbanisme et 2241 du code civil.