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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

195 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

195

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 306

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : EGOEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500763

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 29 janvier 2025 lui refusant l’admission au séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a également estimé que les moyens tirés de l’erreur de droit, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention de Genève n’étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : BEGON

10 juin 2025• 6ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501611

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en fixant cette durée, en application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. B ne justifiait pas d'une présence régulière, d'attaches familiales stables ou de liens privés anciens en France, malgré l'absence de menace pour l'ordre public et de précédente mesure d'éloignement. La demande de frais de justice a également été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JEGOU-VINCENSINI

3 juin 2025• 7ème chambre OQTF 6 mois
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318815

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du sous-directeur des visas du 15 novembre 2023 refusant un visa de court séjour à une ressortissante algérienne pour visite familiale. Le tribunal estime que le motif de refus, fondé sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Il relève que la requérante, âgée de 80 ans, dispose d'attaches familiales en Algérie et de garanties de retour suffisantes. En application des articles L. 911-1 du code de justice administrative et du règlement (CE) n° 810/2009, le tribunal enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : JEGOU-VINCENSINI

26 mai 2025• 9ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501008

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D A, ressortissante somalienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 26 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était légalement fondé sur le règlement (UE) n° 604/2013, l'Espagne ayant accepté sa reprise en charge. La solution retenue confirme la responsabilité de l'Espagne, sans que la requérante ne démontre une violation des articles 4, 5 ou 17 dudit règlement.

Avocat : BLEYNIE-PEGOURIE

2 mai 2025• étrangers JU
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2109532

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme C, sage-femme au centre hospitalier d'Arras, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 17 mars 2017, suite à un appel téléphonique professionnel reçu à son domicile pendant un congé. Le tribunal a rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que la décision attaquée énonçait clairement les considérations de droit et de fait. Sur le fond, il a jugé que les circonstances de l'appel ne caractérisaient pas un accident de service au sens de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986, confirmant ainsi le refus de l'administration. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL 25RUEGOUNOD

27 mars 2025• 4ème Chambre
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2200788

Cette décision du Tribunal Administratif de Nice (2ème Chambre) concerne le recours de M. A B contre le retrait de sa carte professionnelle d'agent de sécurité par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le tribunal rappelle que le recours administratif préalable obligatoire devant la Commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) se substitue à la décision initiale de la commission locale, de sorte que seule la décision implicite de rejet de la CNAC est attaquable. Sur le fond, le juge examine le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui permet le retrait de la carte professionnelle si l'enquête administrative révèle un comportement incompatible avec l'exercice des fonctions. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision au regard des dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de procédure pénale.

Avocat : FREGOSI LAURANE

27 mars 2025• 2ème Chambre
TA101Décision

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500430

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, contestant l'arrêté préfectoral du 20 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant valide. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'absence de résidence effective avec son enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : DEJOIE SEGOLENE

27 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2502877

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 8 mars 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne démontrait pas que sa demande d'asile, formulée après son placement en rétention, n'avait pas pour but de faire échec à son éloignement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GAILLARD-GUENEGO

24 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200731

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Houdain. Le syndicat soutenait que le bien, propriété publique affecté au service public de transport et mis à disposition de son délégataire Transdev Urbain, était exonéré en application du 1° de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le contrat de délégation de service public prévoyait un reversement des recettes d'exploitation au syndicat, rendant ainsi l'immeuble productif de revenus. La solution retenue est fondée sur l'article 1382 du code général des impôts, dont les conditions d'exonération n'étaient pas toutes remplies.

Avocat : PIGOT SEGOND - ASSOCIES

21 mars 2025• juge unique (7)
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200732

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un parking à ciel ouvert à Divion. Le syndicat soutenait que ce bien, propriété publique affecté au service public de transport et non productif de revenus, devait être exonéré en application du 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté cette demande, arguant que le syndicat percevait des recettes via son délégataire, la société Transdev Urbain, dans le cadre d'une délégation de service public. Le tribunal a tranché en faveur du syndicat, considérant que les conditions d'exonération étaient remplies, l'immeuble étant exclusivement affecté au service public et non productif de revenus directs pour le propriétaire.

Avocat : PIGOT SEGOND - ASSOCIES

21 mars 2025• juge unique (7)
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2101655

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme H, agent territorial, qui contestait le refus du SIVOM Communauté du Béthunois de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral et demandait réparation des préjudices subis. La requérante invoquait une dégradation de son état de santé due à des agissements répétés et un manquement de l'employeur à son obligation de sécurité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que l'administration n'avait pas commis de faute. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

Avocat : SELARL 25RUEGOUNOD

14 mars 2025• 8ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205440

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'entrée en formation d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur les dispositions des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, au vu du comportement de M. B, défavorablement connu des services de police pour des faits de violence, de port d'arme et de stupéfiants. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative, l'autorité ayant procédé à une appréciation globale des éléments incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité.

Avocat : GREGOIRE

6 mars 2025• 2ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500247

Le Tribunal Administratif de La Réunion, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, a constaté un non-lieu à statuer. Le requérant contestait le refus implicite du préfet de renouveler son titre de séjour avec changement de statut vers une carte "vie privée et familiale". En cours d'instance, le préfet a délivré le titre de séjour sollicité, rendant la demande de suspension sans objet. Le tribunal a également admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : DEJOIE SEGOLENE

27 février 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201484

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Béthune. Le syndicat soutenait que l'immeuble, propriété publique affectée au service public de transport et non productif de revenus, devait être exonéré en application du 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté la demande, estimant que le syndicat percevait des recettes via son délégataire, la société Transdev Urbain, ce qui rendait l'immeuble productif de revenus. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat, en tant qu'autorité organisatrice des transports, percevait les recettes d'exploitation du réseau, ce qui conférait à l'immeuble un caractère productif de revenus, le privant ainsi de l'exonération prévue à l'article 1382 du code général des impôts.

Avocat : PIGOT SEGOND - ASSOCIES

21 février 2025• juge unique (7)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201486

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Grenay. Le syndicat soutenait que le bien, propriété publique affecté au service public de transport et mis à disposition de son délégataire sans contrepartie financière directe, remplissait les conditions d'exonération prévues au 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté cette demande, arguant que le syndicat percevait indirectement des recettes via le contrat de délégation de service public. Le tribunal a tranché en faveur du syndicat, jugeant que l'immeuble, affecté à un service public et non productif de revenus pour son propriétaire, était éligible à l'exonération, et a prononcé la décharge de l'imposition contestée.

Avocat : PIGOT SEGOND - ASSOCIES

21 février 2025• juge unique (7)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201485

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande du Syndicat Mixte Artois Mobilités (ex-SMTAG) visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021 concernant un immeuble situé à Lens. Le syndicat soutenait que le bien, affecté au service public de transport et mis à disposition de son délégataire sans contrepartie financière, remplissait les conditions d'exonération prévues au 1° de l'article 1382 du code général des impôts. L'administration fiscale a rejeté cette demande, arguant que le syndicat percevait indirectement des revenus via le contrat de délégation de service public. Le tribunal a jugé que l'immeuble, bien que propriété du syndicat et affecté à un service public, était productif de revenus, car le contrat de délégation prévoyait une participation aux recettes d'exploitation. Par conséquent, la demande de décharge a été rejetée.

Avocat : PIGOT SEGOND - ASSOCIES

21 février 2025• juge unique (7)
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500464

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet était tenu de prononcer cette interdiction en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aucune circonstance humanitaire ne s'y opposant. La durée de trois ans a été considérée comme proportionnée compte tenu de l'entrée récente en France, de la condamnation pour violences graves et de l'absence d'attaches familiales intenses sur le territoire.

Avocat : CASTIONI DIEGO

12 février 2025• URGENCES JU
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT00255

Avocat : HERVET GREGOIRE

11 février 2025• 6ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2203795

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, qui contestait la construction d’un parking communal sur une parcelle qu’il estimait lui appartenir. Le tribunal a jugé que la fraction de terrain litigieuse relevait du domaine public routier départemental, ayant été transférée au département de la Seine-Maritime par un arrêté préfectoral de 1962, et que M. B n’était donc pas propriétaire de cette parcelle. En conséquence, l’existence d’une emprise irrégulière sur sa propriété privée n’était pas établie, et les conclusions en démolition, en injonction d’expropriation et en indemnisation ont été rejetées comme infondées. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la voirie routière relatives à la domanialité publique.

Avocat : YANNICK ENAULT-GREGOIRE LECLERC

6 février 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404126

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 refusant son admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la précarité de l'insertion professionnelle et des liens familiaux du requérant. Les conclusions indemnitaires de 20 000 euros pour lenteur d'instruction ont été déclarées irrecevables, faute de liaison préalable du contentieux.

Avocat : CASTIONI DIEGO

6 février 2025• 3 ème Chambre