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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 211 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 211

Décisions totales

383 581

Ordonnances

306 756

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : EMEEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2203292

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A contestant la délibération du 7 mars 2022 par laquelle la commune de Roquebrune-Cap-Martin a étendu le stationnement payant résident sur le parking de l'avenue de Profondeville. Le tribunal a jugé que la commune pouvait légalement instituer une redevance de stationnement sur la parcelle AI 707, dont elle est propriétaire et qui, affectée à un usage de parc de stationnement et entourée de voies publiques, appartient au domaine public routier communal. Il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 2213-6 du code général des collectivités territoriales, rappelant que les communes ne peuvent soumettre au paiement le stationnement sur des voies privées, mais qu'elles le peuvent sur leurs propres parcelles intégrées au domaine public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2333-87, L. 2213-2 et L. 2213-6 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article L. 2111-14 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : DEMES AVOCATS

18 février 2025• 5ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501887

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B, ressortissant marocain. Le juge a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne privait pas d'objet la demande de suspension du refus de titre. Il a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 423-2 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

17 février 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501220

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A, qui n'arrivait pas à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, dont la validité expirait le 1er février 2025. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de renouvellement de titre, et a ordonné à la préfète du Rhône de convoquer le requérant sous sept jours pour un rendez-vous devant intervenir dans un délai maximal de quinze jours. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer une demande de titre de séjour.

Avocat : DEME

17 février 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501719

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" à Mme A, ressortissante sri-lankaise entrée en France à l'âge de six ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de l'atteinte grave à la situation de la requérante, notamment la suspension de sa bourse d'études et l'impossibilité de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas suffisamment examiné la durée de résidence de l'intéressée depuis son arrivée avant l'âge de treize ans, en méconnaissance de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

17 février 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501591

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 6 janvier 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien conjoint d'une Française et père de deux enfants. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'erreur d'appréciation commise par le préfet sur la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

17 février 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317216

Refus de visa étudiant. Tribunal administratif de Nantes. Rejet de la requête. La commission de recours a substitué une décision expresse à la décision implicite initiale, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. Le requérant n'ayant pas contesté le motif de la décision expresse (risque de détournement de l'objet du visa), la demande d'annulation est rejetée.

Avocat : DEME

17 février 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501857

Référé suspension (art. L. 521-1 CJA) devant le Tribunal administratif de Montreuil. M. B demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "talent-salarié qualifié". Le préfet ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte du désistement et condamne l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance (art. L. 761-1 CJA).

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

15 février 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203183

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de l'association Paysages de France contestant le refus implicite de la préfète de Vaucluse de prendre des mesures de police spéciale (arrêtés de mise en demeure) contre des publicités et pré-enseignes irrégulières à Lamotte-du-Rhône, fondées sur les articles L. 581-27 et suivants du code de l'environnement. La juridiction a constaté que la préfète avait finalement pris les arrêtés de mise en demeure en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions principales en annulation et injonction. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal a rejeté la demande de dommages et intérêts de l'association, estimant que le délai de traitement (environ 12 mois) n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, compte tenu des circonstances (priorités du service, complexité des investigations).

Avocat : CLEMENT

14 février 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318040

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante. La commission s'était appropriée le motif consulaire selon lequel il existait des motifs sérieux de croire que Mme B séjournerait en France à d'autres fins que celles pour lesquelles elle demandait le visa. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que la décision comportait l'énoncé des considérations de fait suffisantes, et a jugé que les autres moyens, notamment ceux fondés sur la directive (UE) 2016/801 et le code de l'éducation, n'étaient pas fondés.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

14 février 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318028

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiante. La commission s'était approprié le motif du refus consulaire initial, tiré du caractère incomplet ou non fiable des informations fournies sur l'objet et les conditions du séjour. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la commission avait commis une erreur d'appréciation en ne démontrant pas, par des éléments objectifs, que le projet d'études de Mme B manquait de sérieux ou de cohérence, et en ne justifiant pas l'insuffisance de ses ressources ou de son logement. Cette solution s'appuie sur les articles L. 312-2 et L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive (UE) 2016/801 relative aux conditions d'entrée des étudiants.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

14 février 2025• 11ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2209709

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme K et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Corbas le 25 juillet 2022 pour une maison individuelle avec piscine et garage. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le premier adjoint disposant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que le dossier de demande n'était pas incomplet et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du plan local d'urbanisme et du plan de prévention des risques d'inondation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit fait application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET DAUMIN COIRATON DEMERCIERE

13 février 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405554

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les moyens tirés de l’irrégularité de la procédure devant l’OFII et de la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : CLEMENT

13 février 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208221

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. A, agent de la métropole Aix-Marseille-Provence (MAMP), contestant un avis de sommes à payer de 7 143,67 euros et des décisions le plaçant en congé de maladie ordinaire avec fixation de la consolidation de son état de santé au 30 septembre 2021. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de forme, le défaut de motivation, et l'illégalité du retrait de la reconnaissance d'imputabilité au service, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant droits et obligations des fonctionnaires et statut de la fonction publique territoriale.

Avocat : SEMERIVA

12 février 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208841

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire de 12 297,11 euros, fondée sur une faute qu’il imputait aux services de la police nationale pour avoir maintenu son passeport au fichier des objets volés après qu’il l’eut déclaré retrouvé. En cours d’instance, M. B a indiqué qu’un accord avait été trouvé avec l’administration et a sollicité un non-lieu à statuer. Le tribunal a estimé que cette demande équivalait à un désistement pur et simple, dont il lui a été donné acte, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du litige ni les textes applicables.

Avocat : CABINET THEMES

11 février 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500943

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 26 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et jugé la décision suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 613-1 du CESEDA. En conséquence, l'assignation à résidence n'étant pas dépourvue de fondement légal, l'ensemble des conclusions de M. A a été rejeté.

Avocat : DEME

11 février 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106739

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 9 août 2021 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir, ordonnant son inscription au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison du comportement de M. B incompatible avec la détention d'armes, compte tenu de ses condamnations pénales pour violences et infractions liées au permis de chasser. La demande d'expertise avant dire droit a été rejetée comme inutile.

Avocat : SELARLU CLEMENCE BOUVIER

11 février 2025• 5ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2413751

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule un arrêté du préfet de police du 19 juin 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an contre un ressortissant sri-lankais. Le juge estime que la décision est insuffisamment motivée, car elle ne vise pas l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et ne détaille pas les critères prévus par ce texte (durée de présence, liens avec la France, menace pour l’ordre public). La solution retenue est l’annulation de l’arrêté pour vice de motivation, fondée sur les articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-10 du même code.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

7 février 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201665

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la préfète de l'Allier de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant, de nationalité ivoirienne, souffrait de drépanocytose et invoquait notamment les articles L. 425-9 et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que la préfète avait légalement pu refuser le titre en raison de l'utilisation de faux documents par M. A pour obtenir le bénéfice de ces dispositions. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la décision administrative.

Avocat : DEME

7 février 2025• Chambre 1
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203284

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SCI Le Mas Saint-Pierre contestant le refus du maire de Fayence de lui délivrer un permis de construire pour des travaux en zone N du PLU. Le tribunal a jugé que les pergolas, en tant que tonnelles ouvertes et sans couverture accolées aux bâtiments principaux, ne constituent pas des "annexes" au sens du lexique du PLU. Par conséquent, le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article N2 du PLU, qui impose un éloignement des annexes, n'est pas fondé. La décision annule l'arrêté du 18 juillet 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, et enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.

Avocat : DEMES AVOCATS

7 février 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500729

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'un maintien de ses droits jusqu'au 12 mars 2025 en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'une attestation de prolongation d'instruction lui avait été délivrée. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.

Avocat : DEME

7 février 2025