1 992 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 992
Décisions totales
383 581
Ordonnances
297 707
Avec résumé IA
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Avocat : YEMENE TCHOUATA
Avocat : REMEDEM
Avocat : SELARL CLEMENT-DELPIANO
Avocat : DEME
Avocat : DEMES AVOCATS
Avocat : BOTTEMER
Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY
Avocat : SCP CLEMENT-DELPIANO
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète avait examiné sa situation, notamment son absence de progression universitaire significative après trois ans en France. Appliquant l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, le tribunal a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car la requérante n'avait validé qu'une seule année d'études et sa réorientation constituait une régression. Par conséquent, l'illégalité du refus de titre n'étant pas établie, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, agent du centre hospitalier d'Avignon. Cette mesure vise à déterminer l'ensemble des préjudices subis par la requérante du fait de ses maladies professionnelles (MP 57A) et de leur rechute, reconnues imputables au service. Le tribunal a jugé la demande utile pour un litige potentiel, rappelant que si la rente d'invalidité répare forfaitairement les préjudices patrimoniaux, les préjudices extra-patrimoniaux (souffrances, préjudice esthétique, etc.) peuvent donner lieu à une indemnisation complémentaire. La question des frais d'expertise a été réservée.
Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Sud Francilien à lui verser 6 000 euros en réparation de préjudices subis lors d’une agression survenue le 20 octobre 2015 dans le service de psychiatrie. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement n’appelait aucune opposition et a donc clos l’instance. Les dépens sont laissés à la charge de chaque partie telle qu’elle les a exposés.
Avocat : SCP SAID LEHOT WATREMEZ
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A, réfugiée burundaise, qui contestait le refus de délivrance de visas de long séjour pour ses trois enfants au titre de la réunification familiale. La commission de recours avait fondé son refus sur l'absence de preuve que Mme A détenait l'autorité parentale exclusive sur les enfants, le père étant présent lors des déclarations de naissance. Le tribunal estime que ce motif est légal et suffit à justifier la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le lien de filiation. Il écarte également la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer l'intensité des liens affectifs ou une situation de précarité des enfants au Burundi.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait son assignation à résidence pour un an, prononcée par le préfet du Pas-de-Calais le 25 juin 2024. Le juge a estimé que les moyens de légalité externe (incompétence du signataire et insuffisance de motivation) étaient manifestement infondés, et que les moyens de fond (erreur de droit, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 4 août 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'avait assigné à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français datant de moins de trois ans. Il a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur de fait sur la notification de l'obligation de quitter le territoire français, et d'erreur de droit.