301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
301
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 671
Avec résumé IA
Avocat : FOURNIER
Avocat : SCP FOURNIER - DE VILLERS
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A, ressortissante turque, contestant le refus implicite du préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 421-1, L. 435-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait délivré à Mme A une carte de séjour temporaire, rendant sans objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B D, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté pris par le préfet des Hauts-de-Seine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales applicables.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 2 juin 2021 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : l'arrêté, notifié le 4 juin 2021, mentionnait les voies et délais de recours, mais la requête n'a été enregistrée que le 4 août 2022, au-delà du délai de trente jours prévu par l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.