1 818 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 818
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 617
Avec résumé IA
Avocat : FRANCE
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Avocat : CHAUTEMPS FRANCE
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA OLIVET
Avocat : BRYAN CAVE LEIGHTON PAISNER (FRANCE) LLP
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a transmis au Tribunal administratif de Montreuil la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. Cette transmission est motivée par la fin de la rétention administrative de l'intéressé et par le fait qu'il dispose d'un domicile stable à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). La solution retenue est fondée sur les articles R. 776-15 et R. 776-16 du code de justice administrative, qui régissent la compétence territoriale en matière de contentieux des étrangers placés en rétention.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 18 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, a constaté que la requérante, Mme A, n’était plus placée en rétention administrative. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Montreuil, lieu de résidence de l’intéressée à la date de la décision attaquée. Par ordonnance du 28 août 2024, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement d’instance de la SCI Lebrun, qui contestait une cotisation supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 à Gonfreville-l’Orcher. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, elle est réputée s’être désistée. La solution retenue est donc le désistement d’office, sans examen au fond du litige fiscal.
Avocat : TGS FRANCE AVOCATS
Le Tribunal Administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B contre un arrêté préfectoral du 21 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, constate que l'intéressé a été libéré de la rétention administrative et assigné à résidence au Havre (Seine-Maritime). En application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Rouen.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai, à destination de l'Algérie, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié et sur le caractère suffisamment précis des décisions. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la courte durée du séjour irrégulier de l'intéressé, de l'absence d'attaches familiales en France et de son défaut de justification d'une insertion professionnelle stable. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. H, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la menace à l'ordre public était caractérisée par la condamnation pénale de l'intéressé pour des faits de violence, justifiant l'absence de délai de départ volontaire sur le fondement de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. H au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales limitées en France et de la gravité des faits. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne méconnaissait pas l'intérêt supérieur des enfants de l'intéressé, dès lors que l'autorité parentale sur deux d'entre eux lui avait été retirée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, par une ordonnance du 22 août 2024, a pris acte du désistement pur et simple de M. A de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision du président du comité régional des pêches maritimes et élevages marins (CRPMEM) de Nouvelle-Aquitaine du 14 septembre 2023 lui refusant une licence CMEA pour la saison 2022-2023. Le requérant s'étant désisté, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de l'Essonne du 3 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable pour deux motifs : d'une part, l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du Tribunal Administratif de Versailles du 23 mai 2024, qui avait déjà rejeté le même recours entre les mêmes parties. D'autre part, la requête était tardive, car introduite le 12 août 2024, bien après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté le 8 avril 2024, conformément aux articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant son pays de destination, a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 312-8 du code de justice administrative. Le juge a constaté que la rétention administrative de M. A avait pris fin et que celui-ci résidait à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), rendant Nantes territorialement compétent. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence au profit du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SCI JTG et la SAS Mobil Park d’un recours pour excès de pouvoir contre une délibération du 2 novembre 2022 de la communauté de communes du bassin de Marennes portant cession d’un terrain, ainsi que d’une demande indemnitaire de 250 000 euros. Par un mémoire du 15 février 2024, les requérantes se sont désistées purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 août 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la communauté de communes au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requête, enregistrée le 13 août 2024, a été jugée irrecevable car introduite après l'expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également estimé que le délai raisonnable d'un an pour contester la décision était dépassé, en application du principe de sécurité juridique. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.