557 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
557
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 973
Avec résumé IA
Avocat : GAY JÉROME
Avocat : GAY
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Drôme du 22 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France et de ses attaches familiales au Congo. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention, faute d'éléments probants démontrant un risque personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A et Mme C, ressortissants cambodgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme du 24 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le maire de la commune de Joyeuse avait infligé à Mme A une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de rémunération constituant l'essentiel des revenus de l'intéressée. Il a également retenu que le moyen tiré du caractère disproportionné de la sanction était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La commune de Joyeuse a été condamnée à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants arméniens, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées, et que la vulnérabilité des requérants avait bien été prise en compte lors des entretiens. Il a ainsi écarté les moyens tirés de l'incompétence, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait le refus du préfet du Rhône de lui accorder une autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que M. B, ne relevant pas des catégories de personnes déplacées d'Ukraine visées par la décision d'exécution UE 2022/382, ne pouvait prétendre à cette protection. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la directive 2001/55/CE et de la décision d'exécution du Conseil du 4 mars 2022.
Avocat : GAY YANNICK
Avocat : LEMONNIER- DELION- GAYMARD - RISPAL
Avocat : CABINET LEMONNIER, DELION, GAYMARD, RISPAL (SCP)
Avocat : LEGAY