6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 910
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme D... épouse C... de ses conclusions tendant à assortir d'une astreinte l'injonction de délivrance d'un document provisoire de séjour, la préfète de l'Isère ayant finalement délivré une attestation de décision favorable. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocat, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant russe, contestant un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision n'était pas disproportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté que la préfète de l'Isère avait finalement exécuté les injonctions précédentes en délivrant à Mme A. un récépissé de demande de titre de séjour puis un titre de séjour. En conséquence, le tribunal a décidé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à une nouvelle liquidation de l'astreinte prononcée le 3 décembre 2024. Cette solution est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui régit la liquidation des astreintes en cas d'exécution tardive.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... épouse B... de son recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial pour son époux. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer, mais a maintenu sa demande de frais d'instance. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de procès.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du classement sans suite de sa demande de carte de résident « ascendant à charge de Français ». En effet, postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, le préfet du Val-de-Marne a délivré à la requérante la carte de résident sollicitée, faisant perdre son objet au litige. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions à fin d'annulation sont devenues sans objet, et les conclusions accessoires à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le requérant, placé en rétention administrative, disposait d’un délai de recours de quarante-huit heures à compter de la notification de l’arrêté, conformément aux articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 7 décembre 2024 alors que la notification avait eu lieu le 1er décembre 2024 à 17h30, était tardive et ne pouvait être régularisée. Le tribunal a donc appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
Avocat : WOMASSOM TCHUANGOU
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire valant permis de démolir délivré à CDC Habitat pour la réalisation de deux cents logements sociaux aux Ulis. En défense, la préfète de l’Essonne a fait valoir que l’arrêté en litige avait été abrogé, ce qui a conduit le tribunal à s’interroger sur l’intérêt que la requête conservait pour la requérante. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, Mme A... n’a pas répondu. Par ordonnance du 5 décembre 2025, le tribunal a donc donné acte de son désistement d’office, faute de confirmation.
Avocat : Nicolas Dhuin - NHDA
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire valant permis de démolir délivré à CDC Habitat pour la réalisation de 200 logements sociaux aux Ulis. En cours d’instance, la préfète de l’Essonne a fait valoir que l’arrêté en litige avait été abrogé. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, la requérante n’a pas répondu. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est donc réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : Nicolas Dhuin - NHDA
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire valant permis de démolir, délivré par la préfète de l’Essonne à CDC Habitat pour la réalisation de 200 logements sociaux aux Ulis. En défense, la préfète a conclu au non-lieu à statuer, l’arrêté ayant été abrogé. Le tribunal, constatant que la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l’a réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 5 décembre 2025, il a donné acte de ce désistement.
Avocat : Nicolas Dhuin - NHDA
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié son ordonnance du 17 juillet 2025 qui enjoignait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour à M. A..., ressortissant étranger. Constatant l'inexécution persistante de cette mesure malgré l'octroi d'une carte de résident, le juge des référés a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, désormais territorialement compétent, de proposer un rendez-vous pour remettre le titre de séjour ou une autorisation provisoire dans un délai de quinze jours, sans astreinte. La requête est fondée sur l'élément nouveau que constitue l'absence de remise effective du titre, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Val-d'Oise d'assurer l'hébergement de Mme B..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 6 septembre 2024. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet selon lequel l'absence de dossier auprès du SIAO constituait une entrave, rappelant l'obligation de résultat de l'État en vertu des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 5 euros par jour de retard à compter du 1er février 2026, payable au fonds prévu à l'article L. 300-2 du même code.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., adjointe technique, d'une demande de provision de 40 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette demande vise à obtenir une indemnité complémentaire pour les préjudices patrimoniaux et personnels non réparés par sa pension d'invalidité, suite à un accident de service reconnu imputable et à sa rechute consolidée avec un taux d'incapacité permanente partielle de 15 %. Le tribunal a rappelé que la rente d'invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Engie Energie Services. Celle-ci contestait la procédure de passation d'une concession de service public pour le réseau de chaleur de Tourcoing, en soulevant notamment des irrégularités dans les méthodes de notation et une méconnaissance des obligations de transparence. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, tirés de l'irrégularité des sous-critères et de la dénaturation des offres, n'étaient pas fondés. La demande de la société Engie a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MCDERMOTT WILL & SCHULTE AARPI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme et M. C... de deux recours en excès de pouvoir visant à annuler des délibérations du conseil municipal de Ham-Sous-Varsberg autorisant la cession de plusieurs parcelles. Les requérants ont toutefois déclaré se désister de leurs deux requêtes par des mémoires enregistrés le 9 septembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président de la 1re chambre a joint les instances et donné acte du désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
Avocat : SCP IOCHUM & GUISO
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant angolais, qui contestait un arrêté préfectoral l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et légalement fondé sur l'obligation de quitter le territoire français dont l'intéressé faisait l'objet. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la déclaration de résidence à Grenoble étant suffisante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du CESEDA.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a admis Mme A... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle, mais a rejeté les conclusions de son avocat tendant à l’application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, la préfète a finalement délivré ce document le 13 novembre 2025, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 5 décembre 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, tout en admettant provisoirement M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Les demandes de frais de procédure fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et le refus d'échange de son permis belge. Le juge a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le moyen tiré de la notification tardive était inopérant, aucun délai n'étant imposé à l'administration pour notifier un retrait de points. S'agissant du permis belge, le tribunal a jugé que les retraits de points étaient légalement imputables au conducteur dès lors que l'infraction avait été commise sur le territoire français, sans égard à la date de sa demande d'échange. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 223-1 du code de la route et de la directive 2006/126/CE.
Avocat : CHOUCQ LE THUAUT JOYEUX GUEGUEN
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A... épouse C.... La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la situation personnelle et professionnelle de la requérante, mariée à un ressortissant français et mère d'un enfant mineur, ainsi que de la durée anormalement longue d'instruction de sa demande. Le juge a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail dans un délai de 48 heures.
Avocat : HUARD